Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2303600(TA45-2303600)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné la requête de Mme C contestant des indus de prestations sociales (aide personnalisée au logement, allocation de soutien familial, revenu de solidarité active, prime exceptionnelle) notifiés par la CAF d'Indre-et-Loire. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de l'indu d'allocation de soutien familial, renvoyant ce litige à la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour le surplus, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné le bien-fondé des indus de revenu de solidarité active, d'aide personnalisée au logement et de prime exceptionnelle de fin d'année, en application des codes de l'action sociale et des familles, de la construction et de l'habitation, et de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2305019(TA45-2305019)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de M. B contestant un indu de 12 177,75 euros de revenu de solidarité active, prime d'activité et aide personnalisée au logement. Le requérant invoquait l'absence de responsabilité personnelle et son incapacité à rembourser, mais le juge estime ces circonstances sans incidence sur le bien-fondé de la créance. La décision rappelle que la contestation du bien-fondé de l'indu ne peut être fondée sur ces motifs, et renvoie à une éventuelle demande gracieuse de remise. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles, le code de la construction et de l'habitation, et le code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA45-2301826(TA45-2301826)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en excès de pouvoir. La requérante contestait les décisions du 20 mars 2023 de la commission départementale des personnes handicapées du Loiret lui attribuant la qualité de travailleur handicapé et l'orientant vers le marché du travail. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement de la requérante à l'audience.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2305130(TA45-2305130)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 850,93 euros. La requérante soutenait que la caisse d'allocations familiales aurait dû déduire ses charges (environ 50 %) du chiffre d'affaires de son activité de location de chambres d'hôtes pour le calcul de ses ressources. Le tribunal a rappelé que, conformément à l'article R. 262-19 du code de l'action sociale et des familles, pour les travailleurs indépendants au régime micro-social, le RSA est calculé sur le chiffre d'affaires réalisé, auquel s'appliquent des abattements forfaitaires prévus par le code général des impôts, et non sur la base des charges réelles. Par conséquent, la demande de Mme B a été jugée infondée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2405190(TA45-2405190)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Bouygues Télécom et de la société Cellnex France Infrastructures. Les requérantes demandaient la suspension de l'arrêté du 11 octobre 2024 par lequel le maire de Guainville s'est opposé à leur déclaration préalable pour la construction d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés n'établissant pas que le projet était indispensable pour assurer la continuité de la couverture du territoire national. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2405197(TA45-2405197)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 5 468 euros pour le refus illégal de l'indemnité de sujétions liée à ses fonctions d'AESH en éducation prioritaire (2017-2019). La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable était née le 21 juillet 2024, et le délai de recours de deux mois expirait le 22 septembre 2024, alors que la requête a été enregistrée le 4 décembre 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, rappelant que l'absence d'accusé de réception n'était pas opposable aux agents publics.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2401681(TA45-2401681)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a estimé que M. B n'avait pas apporté la preuve de la transmission des documents demandés dans le délai imparti, malgré un accusé de réception de la plateforme de naturalisation. En application de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, le classement sans suite est justifié lorsque le dossier n'est pas complet. La décision attaquée ne constitue pas un acte faisant grief, le requérant pouvant présenter une nouvelle demande.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2103965(TA45-2103965)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Générale Peinture contestant les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour emploi de quatre salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a jugé que la matérialité des faits était établie, le gérant n'ayant pas vérifié l'authenticité des documents d'identité, et que la société ne pouvait bénéficier d'une minoration faute d'avoir versé les salaires et indemnités dus dans les délais légaux. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2200021(TA45-2200021)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Free Mobile d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Saint-Doulchard de lui délivrer une permission de voirie pour buser un fossé, nécessaire à l'accès à une parcelle destinée à accueillir des installations de téléphonie mobile. La société requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 22 novembre 2024. Par ordonnance du 17 décembre 2024, le président de la 5e chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune de Saint-Doulchard présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2201190(TA45-2201190)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A, rédactrice territoriale, contestant un arrêté du maire de Vernouillet réduisant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante invoquait notamment l'absence d'accord avec les représentants du personnel, l'absence de changement dans ses missions, et le caractère de sanction déguisée de la décision. Le tribunal a constaté que l'arrêté contesté avait été retiré par un arrêté du 27 juin 2022, devenu définitif, rendant sans objet les conclusions en annulation. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute pour Mme A d'avoir produit une demande préalable auprès de la commune, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2301174(TA45-2301174)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B C contestant le retrait définitif de son agrément dans la réserve citoyenne et de son grade honorifique de lieutenant-colonel. Le tribunal a rejeté la question prioritaire de constitutionnalité soulevée, car elle portait sur une disposition réglementaire et n'avait pas été présentée dans un mémoire distinct. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de retrait était légale et que les moyens invoqués, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2202430(TA45-2202430)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui contestait la décision de la ministre du travail du 9 mai 2022 autorisant son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure de consultation du comité social et économique (CSE) n'était pas entachée d'irrégularité et que le lien entre le licenciement et le mandat de M. A n'était pas établi. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2421-3 et L. 1226-2 du code du travail.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2404477(TA45-2404477)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 14 266,79 euros pour le refus illégal de l'indemnité de sujétions liée à ses fonctions d'AESH en éducation prioritaire (décret n° 2015-1087 du 28 août 2015). La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 22 octobre 2024, était tardive : la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable était née le 17 juillet 2024, et le délai de recours de deux mois expirait le 18 septembre 2024. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, qui rendent le délai opposable sans accusé de réception pour les agents publics.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2103765(TA45-2103765)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Boulangerie Saint-Paterne contestant deux titres de perception émis pour le recouvrement de la contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail) et de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement (article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), pour un montant total de 18 728 euros, suite à l'emploi de deux salariés étrangers sans titre. Le tribunal a jugé que la société, en tant qu'employeur, ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi ou de la fraude des salariés pour s'exonérer de ces contributions, et que le moyen tiré d'un défaut de motivation était inopérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, confirmant ainsi la légalité des titres de perception.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2304225(TA45-2304225)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 septembre 2023 refusant son admission au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2201045(TA45-2201045)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, un ancien militaire, qui contestait un titre de perception émis le 9 août 2021 pour un trop-perçu de rémunération de 7 665,15 euros. Le litige portait sur le maintien de certaines indemnités (MFE, SUFE, RESE) durant un congé de fin de campagne du 1er août au 19 octobre 2020. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 4138-2 et R. 4138-27 du code de la défense, ainsi qu'aux articles 15 et 19 du décret n° 97-900 du 1er octobre 1997, le congé de fin de campagne ne constitue pas une situation ouvrant droit au maintien de la solde à l'étranger. Par conséquent, le titre de perception était fondé et la demande d'annulation a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2304075(TA45-2304075)

Le Tribunal administratif d’Orléans annule la décision du 4 août 2023 par laquelle le préfet d’Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal retient que le préfet a examiné la demande de M. B sous l’angle du conjoint de Français, alors que l’intéressé avait sollicité un titre en qualité de conjoint d’étranger en situation régulière, ce qui constitue un défaut d’examen de sa situation. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision est fondée sur les articles L. 423-2, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2202597(TA45-2202597)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Le Churrasco Partners contestant un avis de somme à payer de 1 074 € émis par la commune de Montargis pour frais de remise en état du domaine public. La société avait installé une pergola sans respecter les conditions de l'autorisation d'occupation temporaire délivrée le 20 mai 2021, notamment en fixant la structure au sol. Le tribunal a jugé que la commune était fondée à réclamer le remboursement des frais de nettoyage et d'enlèvement, sur le fondement des articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2202271(TA45-2202271)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, greffière, qui contestait le refus du garde des Sceaux de reconnaître le caractère professionnel de sa maladie et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que la décision du 26 avril 2022 était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté les moyens tirés du défaut d'impartialité de la commission de réforme et de la méconnaissance de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. En conséquence, les conclusions indemnitaires, fondées sur l'illégalité alléguée de cette décision et de l'avis d'inaptitude, ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2203549(TA45-2203549)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par des habitants de Nogent-sur-Eure demandant l'annulation de ventes de terrains communaux et des délibérations du conseil municipal les autorisant. Saisi par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête. Concernant la demande d'annulation des ventes elles-mêmes, le tribunal s'est déclaré manifestement incompétent, jugeant qu'il s'agit de contrats de droit privé relevant du juge judiciaire. S'agissant de la demande d'annulation des délibérations, le tribunal a constaté que la requête, déposée le 5 octobre 2022, était tardive, car le délai de recours contentieux de deux mois n'avait pas été prorogé par la saisine du préfet, la décision de refus de déféré étant intervenue le 10 août 2022.

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