Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2201045(TA45-2201045)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, un ancien militaire, qui contestait un titre de perception émis le 9 août 2021 pour un trop-perçu de rémunération de 7 665,15 euros. Le litige portait sur le maintien de certaines indemnités (MFE, SUFE, RESE) durant un congé de fin de campagne du 1er août au 19 octobre 2020. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 4138-2 et R. 4138-27 du code de la défense, ainsi qu'aux articles 15 et 19 du décret n° 97-900 du 1er octobre 1997, le congé de fin de campagne ne constitue pas une situation ouvrant droit au maintien de la solde à l'étranger. Par conséquent, le titre de perception était fondé et la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA45-2304075(TA45-2304075)
Le Tribunal administratif d’Orléans annule la décision du 4 août 2023 par laquelle le préfet d’Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal retient que le préfet a examiné la demande de M. B sous l’angle du conjoint de Français, alors que l’intéressé avait sollicité un titre en qualité de conjoint d’étranger en situation régulière, ce qui constitue un défaut d’examen de sa situation. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision est fondée sur les articles L. 423-2, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA45-2304225(TA45-2304225)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 septembre 2023 refusant son admission au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation.
N° TA45-2401681(TA45-2401681)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a estimé que M. B n'avait pas apporté la preuve de la transmission des documents demandés dans le délai imparti, malgré un accusé de réception de la plateforme de naturalisation. En application de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, le classement sans suite est justifié lorsque le dossier n'est pas complet. La décision attaquée ne constitue pas un acte faisant grief, le requérant pouvant présenter une nouvelle demande.
N° TA45-2204394(TA45-2204394)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B, magistrate, d'une demande de paiement d'un reliquat d'indemnités d'astreintes et d'interventions pour la période du 1er janvier 2019 au 31 juillet 2022. Le ministre de la Justice s'est opposé à la demande, arguant que les sommes non versées correspondaient à des interventions non validées ou à des astreintes déjà payées à d'autres magistrats. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante n'apportait pas la preuve de la réalité des services qu'elle estimait impayés, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2003-1284 du 26 décembre 2003.
N° TA45-2301902(TA45-2301902)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire sans délai et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en mentionnant une convocation à l'OFII, car cette convocation n'est pas obligatoire, et que l'avis du collège de médecins de l'OFII, qui estimait que le défaut de prise en charge médicale ne devait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, justifiait légalement le refus sur le fondement de l'article L. 425-9 du CESEDA. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et les frais de justice.
N° TA45-2405197(TA45-2405197)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 5 468 euros pour le refus illégal de l'indemnité de sujétions liée à ses fonctions d'AESH en éducation prioritaire (2017-2019). La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable était née le 21 juillet 2024, et le délai de recours de deux mois expirait le 22 septembre 2024, alors que la requête a été enregistrée le 4 décembre 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, rappelant que l'absence d'accusé de réception n'était pas opposable aux agents publics.
N° TA45-2200564(TA45-2200564)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société France Terroir, qui contestait la décision de la DDETSPP de Loir-et-Cher du 21 décembre 2021 refusant la reprise du contrat d'apprentissage de Mme B C. La société soutenait que la décision était un "copié-collé" d'une autre décision, entachée de défaut de motivation, d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les motifs détaillés de ce rejet dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 6221-1 et L. 6223-3 du code du travail.
N° TA45-2404477(TA45-2404477)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 14 266,79 euros pour le refus illégal de l'indemnité de sujétions liée à ses fonctions d'AESH en éducation prioritaire (décret n° 2015-1087 du 28 août 2015). La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 22 octobre 2024, était tardive : la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable était née le 17 juillet 2024, et le délai de recours de deux mois expirait le 18 septembre 2024. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, qui rendent le délai opposable sans accusé de réception pour les agents publics.
N° TA45-2203290(TA45-2203290)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Tours autorisant l’occupation de places de stationnement pour des travaux. Le requérant invoquait notamment l’absence de concertation, le caractère inadapté de l’emplacement et la gêne occasionnée. La commune a soulevé un non-lieu à statuer pour caducité de l’arrêté. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invité, le tribunal lui a donné acte de son désistement d’instance par ordonnance du 17 décembre 2024.
N° TA45-2405291(TA45-2405291)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, détenu puis placé en rétention, qui contestait un arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine du 15 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a constaté que la notification de ces décisions, effectuée le 19 novembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, avait fait courir un délai de sept jours en application de l’article L. 614-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, enregistrée le 29 novembre 2024, était tardive, aucune circonstance particulière n’étant invoquée pour justifier ce dépassement. En conséquence, les conclusions ont été déclarées irrecevables.
N° TA45-2303035(TA45-2303035)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Elle a également jugé que la présence récente de Mme D en France et l'existence de liens familiaux dans son pays d'origine ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2104673(TA45-2104673)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme A contestant le refus implicite de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) de leur accorder la prime de transition énergétique. Les requérants soutenaient que leur dossier avait été confondu avec un autre, mais le tribunal a jugé ce moyen manifestement inopérant et non assorti de précisions suffisantes. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes insuffisamment étayées.
N° TA45-2203271(TA45-2203271)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision de la préfète d'Indre-et-Loire classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, lui a donné acte de son désistement d'instance par ordonnance du 16 décembre 2024.
N° TA45-2405256(TA45-2405256)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante béninoise, qui demandait la suspension de la décision du préfet d’Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré son statut de doctorante, son contrat de travail à durée indéterminée et sa grossesse. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n’a été retenu, le préfet ayant suffisamment examiné sa situation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la convention franco-béninoise. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA45-2405379(TA45-2405379)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du président de l'Agglomération Montargoise et Rives du Loing. Cette demande visait à désigner un expert pour examiner un immeuble situé à Montargis, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de travaux non conformes. La solution retenue est la nomination d'un expert, sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de sécurité dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA45-2302393(TA45-2302393)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Mme B... A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet du Cher de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a produit un titre de séjour délivré à la requérante, ce qui a conduit le tribunal à l’inviter à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai imparti, la requérante est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2203432(TA45-2203432)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par plusieurs syndicats et fédérations agricoles d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral du 18 mars 2022 approuvant le SDAGE du bassin Loire-Bretagne 2022-2027 et son programme de mesures. Les requérants contestaient diverses dispositions du schéma, notamment celles relatives à la notion de "bassin versant", aux zones humides, aux prélèvements d’eau et aux objectifs de réduction des flux d’azote, en invoquant des vices de procédure, des erreurs de droit et des erreurs manifestes d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Il a notamment jugé que les modifications apportées au SDAGE après la consultation du public n’étaient pas substantielles, que les dispositions contestées étaient compatibles avec le code de l’environnement et qu’elles ne méconnaissaient pas les principes invoqués. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405250(TA45-2405250)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant malien, visant à suspendre le refus de titre de séjour du préfet d'Eure-et-Loir du 29 août 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, après avoir constaté que l'intéressé, qui suivait un apprentissage, n'avait pas démontré de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension, et ce malgré une précédente ordonnance de rejet pour défaut d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA45-2201938(TA45-2201938)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête du Groupement des exploitants de carrières du département de la Loire et de plusieurs sociétés carriers, qui demandaient l'annulation de la disposition 1F-2 du SDAGE Loire-Bretagne 2022-2027. Cette disposition fixe des quotas de volumes de matériaux à extraire pour les carrières alluvionnaires. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'insuffisance de l'évaluation environnementale, en considérant que le SDAGE pouvait légalement édicter de telles orientations et qu'elles étaient justifiées par des objectifs de gestion équilibrée de la ressource en eau. La décision s'appuie sur les articles L. 212-1 et suivants du code de l'environnement.