Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2201491(TA45-2201491)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par les ayants droit de M. E A, décédé le 4 novembre 2021 lors d’un placement en chambre d’isolement à l’EPSM Georges Daumezon. Les requérants soutiennent que l’établissement a commis une faute en raison d’un défaut de surveillance, entraînant une perte de chance d’éviter le décès, et sollicitent l’indemnisation des souffrances endurées par la victime avant son décès ainsi que de leur préjudice d’affection. L’EPSM conteste toute faute et l’existence d’un lien de causalité certain, le décès étant inexpliqué. Le tribunal, après expertise, a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires et des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2101940(TA45-2101940)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par les ayants droit de M. A F, décédé, pour obtenir réparation des préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Blois les 2 et 3 décembre 2009. Les requérants invoquent des fautes liées à l'absence de réalisation immédiate d'un scanner cérébral et à un défaut de transfert rapide vers le CHU de Tours, ainsi qu'un manquement à l'obligation d'information. Le tribunal a retenu la responsabilité du centre hospitalier pour ces fautes, estimant qu'elles ont fait perdre à M. F une chance d'éviter les séquelles de son accident vasculaire cérébral, chance qu'il a fixée à 10 %. En conséquence, il a condamné le centre hospitalier à verser aux ayants droit une somme totale de 6 183,90 euros au titre des préjudices de M. F, et a accordé 300 euros à son épouse et 150 euros à chacun de ses deux enfants au titre de leurs préjudices d'affection, le tout avec intérêts au taux légal. La décision se fonde sur les principes de la responsabilité pour faute en matière hospitalière et sur les dispositions du code de la santé publique relatives à

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2202744(TA45-2202744)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 3 juin 2022 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour faute. Le tribunal a jugé que la décision de l'inspecteur était suffisamment motivée et que le refus par M. B d'une modification de son lieu de travail, imposée par une clause de mobilité contractuelle et justifiée par l'intérêt de l'entreprise, constituait une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 2421-5 et R. 2421-12 du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2203750(TA45-2203750)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen de la situation personnelle et professionnelle du requérant, relevant que l'erreur de plume sur sa date d'entrée en France était sans incidence et qu'il n'avait pas sollicité un titre pour motif professionnel. Il a également jugé que la décision de refus ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2301863(TA45-2301863)

Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision implicite par laquelle la préfète du Loiret a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A C, ressortissant brésilien. La juridiction retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, car l'administration n'a pas délivré d'accusé de réception conforme aux exigences de l'article R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, et n'a pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du même code. La solution est fondée sur les articles L. 112-3, L. 112-6, L. 211-2, L. 232-4 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA45-2405003(TA45-2405003)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'une requête de Mme A B contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident et demandant réparation, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Cayenne, lieu d'affectation de la requérante à la date de la décision attaquée. Par ordonnance du 12 décembre 2024, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Cayenne.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2300403(TA45-2300403)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Maxdis d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre du travail du 5 décembre 2022. Cette décision ministérielle avait annulé l'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire accordée par l'inspecteur du travail à l'encontre de Mme B, salariée protégée et représentante du personnel, pour un vol de faible valeur. Le tribunal a rejeté la requête de la société, jugeant que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits, bien qu'établis et fautifs, ne présentaient pas une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu notamment de l'ancienneté de la salariée et de l'absence de sanctions antérieures. La solution s'appuie sur les principes de protection des salariés mandatés issus du code du travail, l'appréciation de la gravité des faits relevant d'un contrôle restreint du juge.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2304850(TA45-2304850)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a refusé de transmettre au Conseil d'État une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par une association. Celle-ci contestait la conformité à la Constitution de plusieurs lois relatives à l'urbanisme, au motif qu'elles permettraient à un EPCI de prescrire la révision d'un PLU communal sans être doté d'un PLU intercommunal. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas identifié précisément les dispositions applicables au litige et que, en tout état de cause, la question était dépourvue de caractère sérieux, le principe de libre administration des collectivités territoriales s'exerçant dans les conditions prévues par la loi. La décision se fonde sur l'article 61-1 de la Constitution et l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2402710(TA45-2402710)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge d'une cotisation de taxe foncière pour 2023. Le requérant n'avait produit que la première page de la décision contestée, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2304548(TA45-2304548)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par une association contestant la compétence d'un EPCI pour prescrire la modification d'un PLU communal avant l'adoption d'un PLU intercommunal. Le tribunal a refusé de transmettre cette QPC au Conseil d'État, jugeant que l'association n'avait pas identifié avec précision les dispositions législatives contestées et que la question soulevée, relative à une atteinte à la libre administration des collectivités, était dépourvue de caractère sérieux. La décision s'appuie sur l'article 61-1 de la Constitution et l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958.

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DécisionREJETE

TA45-2400247(TA45-2400247)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A. Celle-ci a chuté le 30 juin 2020 dans les vestiaires du centre aquatique L'Îlo Bulle, glissant sur une signalisation au sol liée aux mesures anti-Covid, ce qui a entraîné une fracture du col huméral. Le juge a estimé que la mesure d'expertise était utile, car le lien de causalité entre le préjudice et un éventuel défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'était pas manifestement absent. L'expert devra notamment examiner la requérante et évaluer ses préjudices, en respectant le principe du contradictoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA45-2401224(TA45-2401224)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet d'Indre-et-Loire classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant s'est désisté de sa requête par un acte pur et simple enregistré le 4 septembre 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 décembre 2024.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2401373(TA45-2401373)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a refusé de transmettre au Conseil d'État une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par une association. Celle-ci contestait la conformité à la Constitution de plusieurs lois, au motif qu'elles permettraient à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) de modifier ou réviser un plan local d'urbanisme (PLU) communal sans être doté d'un PLU intercommunal, ce qui porterait atteinte à la libre administration des communes. Le tribunal a rejeté la demande pour deux motifs : d'une part, l'association n'a pas identifié avec suffisamment de précision les dispositions législatives applicables au litige ; d'autre part, la question posée est dépourvue de tout caractère sérieux, le principe de libre administration s'exerçant dans les conditions prévues par la loi. La décision se fonde sur l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404927(TA45-2404927)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran imposant un menottage systématique à M. A lors de ses sorties de cellule. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mesure étant justifiée par des circonstances particulières liées au profil pénal et au parcours pénitentiaire du requérant, ainsi qu'à la nécessité de préserver l'ordre public dans l'établissement. Aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, violation du contradictoire, erreur d'appréciation) n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2402933(TA45-2402933)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 29 avril 2024 de la préfète du Loiret lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d'en acquérir ou détenir, et retirant la validation de son permis de chasser. Le tribunal a considéré que la préfète était en situation de compétence liée, car le bulletin n°2 du casier judiciaire de M. A mentionnait une condamnation pour violences volontaires, conformément aux articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. Le moyen invoqué par le requérant, tiré de sa demande de relèvement de l'interdiction devant le tribunal correctionnel, a été jugé inopérant. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceDESISTEMENT

TA45-2403371(TA45-2403371)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a pris acte du désistement de Mme C D et M. A B, qui demandaient initialement une expertise médicale concernant la prise en charge de leur fils au CHU d'Orléans avant son décès en septembre 2023. Les requérants ont abandonné leur demande pour privilégier une procédure devant la Commission Régionale de Conciliation et d'Indemnisation. L'ordonnance, rendue le 11 décembre 2024, se fonde sur l'article R.222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2405264(TA45-2405264)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, la suppression des nuisances sonores et des désordres causés par le portail de l'école maternelle Les abeilles de Tours, ainsi que des indemnités. Le juge a considéré que les demandes fondées sur ces deux articles ne pouvaient être présentées simultanément dans une même requête, ce qui les rendait irrecevables. Aucune mesure au fond n'a donc été ordonnée, et la requête a été rejetée sans examen de l'urgence ou du bien-fondé des troubles allégués.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA45-2400783(TA45-2400783)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'une demande en décharge de la taxe foncière due au titre de 2023 pour un immeuble situé à Tours. Après que le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2404965(TA45-2404965)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A B, ressortissant camerounais, visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 2 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré les risques d'expulsion de son logement et de rupture de son contrat d'apprentissage. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-3, et la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2201117(TA45-2201117)

Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme A B, militaire, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son affection ayant justifié des congés de longue durée pour maladie. La requérante soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit et d'appréciation en subordonnant cette reconnaissance aux conclusions d'une enquête administrative. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.

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