Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2304032(TA45-2304032)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C B, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 13 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a ensuite jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment stables et intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la CEDH.
N° TA45-2405280(TA45-2405280)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant est assigné à résidence à Nantes, relevant du ressort du tribunal administratif de Nantes. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du même code, il transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2404972(TA45-2404972)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d'une opposition à un titre de recette émis par le Syndicat des eaux de Ruffin pour le recouvrement d'une somme de 13,33 euros. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, au motif que le syndicat constitue un service public industriel et commercial (SPIC) en application de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Les litiges relatifs aux SPIC relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative.
N° TA45-2405218(TA45-2405218)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 octobre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment professionnelle et personnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2405182(TA45-2405182)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant retrait de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant, libéré du centre de rétention d’Olivet, est désormais assigné à résidence dans le Bas-Rhin, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il transmet le dossier au tribunal administratif de Strasbourg, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA45-2401955(TA45-2401955)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 9 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait la décision du 19 mars 2024 du centre hospitalier régional et universitaire de Tours la plaçant en congé de maladie ordinaire. Le désistement étant sans réserve, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à en donner acte, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'affaire est close sans qu'il soit statué au fond.
N° TA45-2403410(TA45-2403410)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation de l'avis du 28 mars 2024 du conseil médical départemental, qui limitait à 30 % son taux d'incapacité permanente partielle. Le tribunal a jugé que cet avis constituait un acte préparatoire à une décision de l'autorité de nomination et non une décision faisant grief, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative et aux décrets n° 88-386 et n° 2005-442. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir n'était pas recevable.
N° TA45-2404133(TA45-2404133)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la demande de Mme A..., qui contestait la fin de son contrat à durée déterminée avec un établissement public de santé mentale. La requérante avait en réalité adressé au tribunal une demande de délivrance de documents administratifs (attestation employeur, certificat de travail), déjà satisfaite par l'établissement, et non une requête contentieuse. Cette demande ne constituait pas une requête au sens des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403953(TA45-2403953)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la demande de M. A... et Mme B... tendant au changement de nom de famille de l'enfant mineur de Mme B.... La requête ne contenait aucun moyen ni conclusion dirigé contre une décision administrative, ce qui est requis pour saisir la juridiction administrative. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405179(TA45-2405179)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Pocé-sur-Cisse refusant un permis de construire à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, fondée sur la perte de constructibilité du terrain au 1er janvier 2025, n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré l'absence de possibilité de réaliser son projet sous une autre forme. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 442-14 du code de l'urbanisme et des règles de covisibilité avec un monument historique, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2404922(TA45-2404922)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant un titre de séjour à M. A, un ressortissant bangladais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, fondés notamment sur les articles L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2203410(TA45-2203410)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un agent technique, qui contestait son changement d'affectation du centre de travaux de Beaune-la-Rolande à celui de Châteauneuf-sur-Loire. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses perspectives de carrière. Il a également écarté l'argument d'une sanction déguisée, estimant que le changement était motivé par l'intérêt du service pour protéger l'agent suite à ses signalements de mal-être. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2303119(TA45-2303119)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme C comme manifestement irrecevable. Les requérants contestaient un permis d'aménager délivré par le maire de Truyes, invoquant des risques de nuisances (ruissellement, inondations). Le tribunal a constaté que, malgré une demande de régularisation, les requérants n'avaient pas justifié de la notification de leur recours au titulaire de l'autorisation et à l'auteur de la décision, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette irrecevabilité, non régularisée dans le délai imparti, a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405241(TA45-2405241)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au bâtonnier de l’ordre des avocats de Bourges de lui désigner un nouvel avocat au titre de l’aide juridictionnelle. Le juge a estimé que cette demande, relative à la désignation d’un avocat dans le cadre d’une procédure judiciaire, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative mais du juge judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2405237(TA45-2405237)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Morbihan portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le litige relève du tribunal du lieu de résidence du requérant, situé dans les Hauts-de-Seine. Par ordonnance du 9 décembre 2024, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour en connaître.
N° TA45-2103080(TA45-2103080)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la communauté de communes Chinon Vienne et Loire, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2021 du ministre de la cohésion des territoires lui notifiant l'attribution de la dotation globale de fonctionnement pour 2021, en tant qu'aucune somme ne lui était accordée au titre de la dotation d'intercommunalité. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, M. A, directeur général des collectivités locales, en se fondant sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 et le décret de nomination du 3 juillet 2019. Il a également jugé que la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la requérante contre l'article L. 5211-28 du code général des collectivités territoriales avait déjà été tranchée par le Conseil d'État le 22 juillet 2022, qui avait refusé de la transmettre au Conseil constitutionnel. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement infondée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404842(TA45-2404842)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Evènementiel Technique Catering. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution du marché de conception et réalisation technique du Festival de Loire 2025 et 2027 au groupement 1.618/JBL Sonorisation. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation du rejet, l'absence de garanties financières du groupement attributaire et l'existence d'un conflit d'intérêts, n'étaient pas fondés. La commune d'Orléans a été jugée avoir respecté les obligations de motivation et de transparence issues du code de la commande publique, et n'avoir commis aucune erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA45-2404885(TA45-2404885)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société BS Environnement. Celle-ci contestait le rejet de son offre dans le cadre d'un marché public de traitement de déchets dangereux, en invoquant des manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Le juge a estimé que les sous-critères de la valeur technique et le critère des performances environnementales étaient suffisamment définis et objectivés, et que l'absence de justificatifs exigés pour ce dernier critère n'était pas irrégulière. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge n'ayant pas retenu de manquement aux principes de transparence et d'égalité de traitement.
N° TA45-2405231(TA45-2405231)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X et de deux particuliers. Ceux-ci demandaient la suspension des décisions de la préfète du Loiret et du maire d'Orléans qui, sans interdire une procession religieuse, en encadraient le déroulement (interdiction de prier à l'arrêt sur la voie publique, obligation d'utiliser les trottoirs et limitation de l'usage des mégaphones). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant saisi le tribunal tardivement, et qu'en tout état de cause, les restrictions contestées, fondées sur les pouvoirs de police du maire (article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales) et de la préfète, ne portaient pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales (liberté de culte, de manifestation et de conscience) au regard des risques de troubles à l'ordre public.
N° TA45-2204423(TA45-2204423)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'une demande de réduction des impositions sur la plus-value immobilière réalisée en 2021, contestant le refus de l'administration de déduire des dépenses de travaux du prix d'acquisition. L'administration a partiellement fait droit à la demande en accordant un dégrèvement de 178 euros, mais a maintenu le refus pour les travaux allégués, faute de justificatifs probants. Le tribunal, appliquant les articles 150 VB du code général des impôts et 74 SI de son annexe II, a jugé que la facture produite, datée postérieurement à la cession et comportant des incohérences, ne constituait pas une preuve suffisante de la réalité et du paiement des travaux. En conséquence, il a rejeté le surplus des conclusions de la requête.