Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2300538(TA45-2300538)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher du 19 décembre 2022 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ont été validées.
N° TA45-2204379(TA45-2204379)
**Sujet principal :** Contestation d'une imposition sur une plus-value immobilière, relative à la déduction de dépenses de travaux. **Juridiction :** Tribunal Administratif d'Orléans (3ème chambre). **Solution retenue :** Le tribunal rejette la requête de M. C. Il refuse la déduction des dépenses de travaux (33 088 euros) faute de justificatifs suffisants (facture brouillon non probante, datée après la cession, sans adresse de chantier et sans preuve de paiement). Un dégrèvement partiel de 178 euros est prononcé sans contestation. **Textes appliqués :** Articles 150 U, 150 V et 150 VB du code général des impôts (CGI), et l'article 74 SI de l'annexe II au CGI.
N° TA45-2304576(TA45-2304576)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 3 août 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3 de la CIDE). Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le préfet étant toujours en fonction à la date de l'arrêté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.
N° TA45-2201297(TA45-2201297)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société civile immobilière Les Grandes Beaugines. Celle-ci demandait la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la cotisation foncière des entreprises pour 2021, en invoquant une double imposition avec la société Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas de double imposition, car seule la société requérante a été imposée à la taxe foncière pour les biens dont elle est propriétaire. Concernant la cotisation foncière des entreprises, le tribunal a relevé que la société requérante a été imposée sur la base d'une cotisation minimum, et non sur la valeur locative des biens loués, ce qui exclut tout risque de double imposition. La solution retenue s'appuie sur les articles 1380, 1415, 1447 et 1467 du code général des impôts.
N° TA45-2201995(TA45-2201995)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C, usufruitière d'un lot dépendant d'une galerie marchande à Chartres, contestant un arrêté de mise en sécurité du 14 avril 2022 pris par le maire sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au lot n°9 de la parcelle AK 320, un arrêté de mainlevée du 21 février 2024 ayant retiré les mesures applicables à cette parcelle. Pour le surplus, la requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour Mme C de justifier d'un intérêt à agir concernant la parcelle AK 226, seule visée par l'arrêté initial.
N° TA45-2405209(TA45-2405209)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé à Saint-Firmin-sur-Loire, dont la toiture s'est effondrée. La requête a été présentée par la maire sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, en raison d'un péril imminent pour la sécurité publique. L'expert devra constater l'état du bâtiment et des mitoyens, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité.
N° TA45-2201635(TA45-2201635)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. Le juge retient que la base d'imposition est la valeur locative du local professionnel situé 1 rue Jean Louvet à Orléans, dont M. B a disposé en 2019, année de référence, et non son domicile personnel. Cette solution s'appuie sur les articles 1447, 1467 et 1467 A du code général des impôts, qui définissent l'assiette de la CFE en fonction des biens utilisés pour l'activité professionnelle durant la période de référence.
N° TA45-2405113(TA45-2405113)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 29 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les 1° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA45-2204423(TA45-2204423)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'une demande de réduction des impositions sur la plus-value immobilière réalisée en 2021, contestant le refus de l'administration de déduire des dépenses de travaux du prix d'acquisition. L'administration a partiellement fait droit à la demande en accordant un dégrèvement de 178 euros, mais a maintenu le refus pour les travaux allégués, faute de justificatifs probants. Le tribunal, appliquant les articles 150 VB du code général des impôts et 74 SI de son annexe II, a jugé que la facture produite, datée postérieurement à la cession et comportant des incohérences, ne constituait pas une preuve suffisante de la réalité et du paiement des travaux. En conséquence, il a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
N° TA45-2203002(TA45-2203002)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme D, ressortissante tunisienne, contre un arrêté préfectoral du 2 août 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que le traitement nécessaire à son état de santé n'était pas disponible dans son pays d'origine. Le tribunal a examiné la légalité de l'arrêté au regard de cet article, qui conditionne la délivrance d'un titre de séjour à l'absence de traitement approprié dans le pays d'origine. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la charge de la preuve et l'avis du collège de médecins de l'OFII.
N° TA45-2201481(TA45-2201481)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le paiement de la prime "MaPrimeRénov'" par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). L’ANAH a conclu au non-lieu à statuer, et M. A s’est ensuite désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 5 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA45-2204635(TA45-2204635)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) relative à la prime "Ma Prime Rénov’", concernant l’omission du remplacement d’une cuve à fioul. Par un mémoire enregistré le 7 novembre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 décembre 2024. Aucune contestation n’ayant été soulevée, l’affaire est close sans examen au fond.
N° TA45-2203503(TA45-2203503)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par une ordonnance du 5 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. et Mme A de leur requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester un arrêté préfectoral du 5 août 2022 autorisant l'aménagement d'un parking par la commune d'Epernon. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, sans examiner le fond de l'affaire.
N° TA45-2400265(TA45-2400265)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères fixés par le SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire pour 2019-2021. Les conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative, le service étant qualifié de service public industriel et commercial relevant du juge judiciaire (CGCT, art. L. 2333-76). Les conclusions en annulation des délibérations ont été jugées tardives, le délai de recours de deux mois étant expiré (CJA, art. R. 421-1). M. B a été condamné à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais de justice.
N° TA45-2400670(TA45-2400670)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement pur et simple de la société Free Mobile de son recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du maire de Le Gault-Saint-Denis du 21 décembre 2023 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'une antenne de téléphonie mobile. La procédure est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la solution retenue étant uniquement procédurale.
N° TA45-2405157(TA45-2405157)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher suspendant le permis de conduire de M. A pour cinq mois suite à un excès de vitesse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que la suspension portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle de gérant de garage. Il a notamment relevé que M. A ne justifiait pas de l'impossibilité de déléguer le contrôle des réparations à un autre salarié pendant la durée de la suspension. La requête a été rejetée par ordonnance sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2404997(TA45-2404997)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la délibération du jury du diplôme de préparateur en pharmacie n'ayant validé aucune unité de compétence. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés par la requérante étaient inopérants, car il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation du jury sur la valeur des candidats, sauf erreur matérielle ou considérations étrangères à la candidature. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA45-2405114(TA45-2405114)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Versailles, compétent car le requérant était assigné à résidence dans les Yvelines.
N° TA45-2201250(TA45-2201250)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 5 décembre 2024, du désistement pur et simple de la société Orange France de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du maire de Blois du 15 octobre 2021 retirant une décision de non-opposition. La juridiction a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2305298(TA45-2305298)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères fixés par le SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire pour 2020 et 2021. Les conclusions dirigées contre la saisie administrative à tiers détenteur ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative, le service étant qualifié de service public industriel et commercial (articles L. 2333-76 et suivants du CGCT). Les conclusions en annulation des délibérations ont été jugées irrecevables car tardives, le délai de deux mois (article R. 421-1 du CJA) étant expiré. Enfin, M. B a été condamné à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais de justice.