Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2405218(TA45-2405218)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 octobre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment professionnelle et personnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2405280(TA45-2405280)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant est assigné à résidence à Nantes, relevant du ressort du tribunal administratif de Nantes. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du même code, il transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA45-2404972(TA45-2404972)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d'une opposition à un titre de recette émis par le Syndicat des eaux de Ruffin pour le recouvrement d'une somme de 13,33 euros. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, au motif que le syndicat constitue un service public industriel et commercial (SPIC) en application de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Les litiges relatifs aux SPIC relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative.
N° TA45-2405102(TA45-2405102)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 octobre 2024 du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement de Mme C pour trois mois. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'absence de conséquences graves et immédiates sur la situation de la requérante, qui bénéficie d'un minimum de vie sociale et dont l'état de santé est suivi. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation et de l'erreur de droit au regard des articles L. 213-8 et R. 213-30 du code pénitentiaire, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2304031(TA45-2304031)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme E, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a substitué la base légale de la décision de refus, relevant que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants marocains pour l'admission exceptionnelle au séjour au titre d'une activité salariée, et a appliqué le pouvoir discrétionnaire du préfet. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA45-2002376(TA45-2002376)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant le refus du président de la communauté d'agglomération du Pays de Dreux de l'autoriser à organiser des balades payantes sur le plan d'eau de Mézières-Ecluzelles. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision implicite de rejet du recours gracieux étant intervenue le 8 janvier 2020 et la saisine du tribunal n'ayant eu lieu que le 3 juin 2020, au-delà du délai de deux mois prévu par le code de justice administrative. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'article 4.1 du règlement général du plan d'eau ont également été rejetées.
N° TA45-2405117(TA45-2405117)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans application des textes spécifiques autres que ceux du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne.
N° TA45-2405123(TA45-2405123)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. B D, ressortissant malien, contestant un arrêté du préfet du Cher du 27 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404866(TA45-2404866)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. C A du logement qu'il occupe sans titre depuis sa retraite au sein de l'école maternelle Jean Baffier à Bourges. La juridiction a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison du danger pour la sécurité des élèves lié à l'encombrement du logement et à l'absence de contrôle technique, ainsi que de l'occupation sans droit ni titre du domaine public scolaire. La solution retenue fait droit à la demande de la commune de Bourges, en fixant une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'expiration d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 921-2 du code de l'éducation.
N° TA45-2304022(TA45-2304022)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation de la décision du préfet du Cher refusant le regroupement familial pour son époux. La requérante invoquait une erreur de droit et d'appréciation sur la condition de ressources. Le tribunal a jugé que le préfet avait correctement appliqué les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en constatant que les ressources de Mme C, composées du RSA et d'une allocation pour enfant handicapé, étaient insuffisantes (1 289 euros mensuels) par rapport au seuil requis pour une famille de cinq personnes (1 388,54 euros). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité du refus préfectoral.
N° TA45-2200832(TA45-2200832)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'évaluation professionnelle de M. D, magistrat, pour les années 2019 et 2020. La juridiction a jugé que les appréciations portées sur ses choix méthodologiques et procéduraux, notamment celles reprises des observations de la présidente de la cour d'assises, manquaient de fondement factuel et étaient insuffisamment motivées, comme l'avait relevé la commission d'avancement. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article 12-1 de l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 portant statut de la magistrature.
N° TA45-2304032(TA45-2304032)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C B, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 13 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a ensuite jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment stables et intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la CEDH.
N° TA45-2405216(TA45-2405216)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C et l’obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas joint la copie de sa requête en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du même code, et cette irrecevabilité ne pouvait être régularisée en application de l’article R. 522-2. Aucune des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, n’a été accueillie.
N° TA45-2301133(TA45-2301133)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative, qui demandait la condamnation de l'État à réparer un préjudice financier et moral lié à des moins-perçus de rémunération durant son mi-temps thérapeutique. La requérante soutenait que le refus de remboursement constituait une faute de l'administration. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car Mme B avait déjà obtenu le versement des sommes sollicitées, et qu'aucune faute n'était établie dans la gestion de sa rémunération. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
N° TA45-2303368(TA45-2303368)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signature étant régulièrement déléguée. Il a jugé que le requérant ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du CESEDA pour une admission au séjour en tant que salarié, car l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 constitue la base légale applicable pour les ressortissants marocains. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA45-2303003(TA45-2303003)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un salarié protégé, qui contestait la décision ministérielle confirmant l'autorisation de son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, à savoir des allégations mensongères de falsification de comptes et des menaces de perturbation pour obtenir une gratification, étaient établis et d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés, l'autorisation étant légale car le licenciement n'était pas en lien avec l'exercice du mandat représentatif.
N° TA45-2104233(TA45-2104233)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SAS Sudmine d’un recours en annulation d’un état exécutoire émis par l’Office national des forêts (ONF) pour le recouvrement d’une redevance d’occupation du domaine privé de l’État en Guyane. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En effet, le litige portait sur l’occupation du domaine privé de l’État, ce qui relève du droit privé et de la compétence judiciaire, et non du domaine public. Aucun des textes invoqués, tels que le code forestier ou le code général de la propriété des personnes publiques, ne permettait de rattacher ce litige à la compétence administrative.
N° TA45-2203111(TA45-2203111)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours en excès de pouvoir de M. et Mme Haentzler contre la décision du président du conseil départemental du Cher refusant leur agrément pour adoption. Le tribunal a rejeté leur requête, estimant que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il s'est fondé sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment les articles L. 225-3 et R. 225-4, pour juger que les capacités éducatives et d'analyse du couple ne permettaient pas de répondre aux besoins spécifiques d'un enfant adopté. La solution retenue confirme le refus d'agrément.
N° TA45-2405244(TA45-2405244)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 octobre 2024 par laquelle le président du conseil départemental du Loiret a retiré l'agrément d'assistante familiale de Mme B. Cette décision faisait suite à des suspicions de faits graves à caractère sexuel impliquant le fils adoptif de l'intéressée au domicile de celle-ci. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de précarité financière invoquée par Mme B résultant de son propre fait et non de la décision contestée. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2201117(TA45-2201117)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme A B, militaire, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son affection ayant justifié des congés de longue durée pour maladie. La requérante soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit et d'appréciation en subordonnant cette reconnaissance aux conclusions d'une enquête administrative. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales.