Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2201174(TA45-2201174)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH), qui contestait le refus implicite de l’indemnité de sujétion pour les personnels exerçant en éducation prioritaire. Le tribunal a jugé que les AESH ne peuvent être regardés comme des "personnels sociaux" au sens des décrets n° 2015-1087 et n° 2016-1171, et qu'ils ne figurent pas parmi les catégories de personnels éligibles à cette indemnité. Par conséquent, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur de droit et ne méconnaît pas le principe d'égalité, dès lors que la différence de traitement repose sur une différence de situation objective.
N° TA45-2203634(TA45-2203634)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C A, qui contestait la décision du 22 septembre 2022 prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, le directeur interrégional par intérim, et que la mesure, fondée sur des faits précis (statut de détenu particulièrement surveillé, perturbations en détention), constituait une mesure de police et non une sanction disciplinaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués sont les articles L. 213-8, L. 213-9 et R. 213-18 du code pénitentiaire.
N° TA45-2203773(TA45-2203773)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du directeur du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran de lui délivrer un permis de visite pour son époux incarcéré. En cours d'instance, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à la procédure sans examiner le bien-fondé du refus initial. La décision se fonde sur le code pénitentiaire et le code de justice administrative.
N° TA45-2301472(TA45-2301472)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 4 avril 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut de motivation de la décision d’éloignement. Il a également jugé que la décision, fondée sur les 2° et 3° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas entachée d’une contradiction juridique. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA45-2303816(TA45-2303816)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans fait droit à la demande de M. D, propriétaire d’une grange subissant des inondations récurrentes depuis 2019, et ordonne une expertise judiciaire. Le juge des référés a estimé la mesure utile car la cause des désordres n’est pas manifestement établie, malgré les conclusions d’une expertise amiable et les inspections de la commune d’Auneau-Bleury-Saint-Symphorien. L’expert désigné devra notamment déterminer l’origine des désordres, leur lien avec les travaux de voirie de 2017, et évaluer les préjudices. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301863(TA45-2301863)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision implicite par laquelle la préfète du Loiret a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A C, ressortissant brésilien. La juridiction retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, car l'administration n'a pas délivré d'accusé de réception conforme aux exigences de l'article R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, et n'a pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du même code. La solution est fondée sur les articles L. 112-3, L. 112-6, L. 211-2, L. 232-4 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2300403(TA45-2300403)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Maxdis d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre du travail du 5 décembre 2022. Cette décision ministérielle avait annulé l'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire accordée par l'inspecteur du travail à l'encontre de Mme B, salariée protégée et représentante du personnel, pour un vol de faible valeur. Le tribunal a rejeté la requête de la société, jugeant que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits, bien qu'établis et fautifs, ne présentaient pas une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu notamment de l'ancienneté de la salariée et de l'absence de sanctions antérieures. La solution s'appuie sur les principes de protection des salariés mandatés issus du code du travail, l'appréciation de la gravité des faits relevant d'un contrôle restreint du juge.
N° TA45-2202061(TA45-2202061)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, fonctionnaire de La Poste, qui contestait la retenue de trois trentièmes sur son salaire de mars 2022 pour faits de grève. Le tribunal a jugé que la décision de retenue sur salaire pour absence de service fait n'est pas une décision individuelle défavorable soumise à l'obligation de motivation prévue par l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En application de l'article L. 712-1 du code général de la fonction publique et de l'article 4 de la loi du 29 juillet 1961, l'administration est tenue de retenir la rémunération en l'absence de service fait, sans avoir à apprécier la bonne foi de l'agent ou la validité du préavis de grève. Par conséquent, la retenue de trois trentièmes était légalement justifiée.
N° TA45-2101940(TA45-2101940)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par les ayants droit de M. A F, décédé, pour obtenir réparation des préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Blois les 2 et 3 décembre 2009. Les requérants invoquent des fautes liées à l'absence de réalisation immédiate d'un scanner cérébral et à un défaut de transfert rapide vers le CHU de Tours, ainsi qu'un manquement à l'obligation d'information. Le tribunal a retenu la responsabilité du centre hospitalier pour ces fautes, estimant qu'elles ont fait perdre à M. F une chance d'éviter les séquelles de son accident vasculaire cérébral, chance qu'il a fixée à 10 %. En conséquence, il a condamné le centre hospitalier à verser aux ayants droit une somme totale de 6 183,90 euros au titre des préjudices de M. F, et a accordé 300 euros à son épouse et 150 euros à chacun de ses deux enfants au titre de leurs préjudices d'affection, le tout avec intérêts au taux légal. La décision se fonde sur les principes de la responsabilité pour faute en matière hospitalière et sur les dispositions du code de la santé publique relatives à
N° TA45-2104324(TA45-2104324)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B, infirmière au centre hospitalier de Dreux, pour obtenir le remboursement de frais d'avocat (5 248,61 euros) dans le cadre de la protection fonctionnelle et une indemnisation pour absence de soutien. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel, le centre hospitalier ayant déjà versé une partie des frais et justifiant son refus de payer le solde par le défaut de communication du RIB par la requérante. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'indemnisation pour préjudice, estimant que l'administration n'avait commis aucune faute en accompagnant l'agent et en procédant à son changement de service. La décision s'appuie sur l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 (protection fonctionnelle) et le code de justice administrative.
N° TA45-2202243(TA45-2202243)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C, professeure agrégée, qui contestait son reclassement au premier échelon sans ancienneté. La requérante demandait la prise en compte de sa scolarité à l'École normale supérieure (ENS) de Lyon au titre de l'article 4 du décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951. Le tribunal a jugé que cette disposition impose, pour bénéficier d'une reprise d'ancienneté, d'occuper un emploi dans un établissement public d'enseignement au 1er octobre suivant la sortie de l'école. En l'espèce, Mme C n'ayant pas occupé un tel emploi au 1er octobre 2012, ni démontré que sa sortie effective de l'ENS en 2012 lui permettrait de remplir cette condition à une date ultérieure, le moyen a été écarté. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté ministériel et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.
N° TA45-2203215(TA45-2203215)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la contestation par la société Action Développement Loisir " Espace Récréa " d'un avis de sommes à payer émis par la communauté de communes des Portes Euréliennes d'Ile-de-France pour un montant de 71 242,03 euros. Cette somme était réclamée au titre de produits constatés d'avance (abonnements et tickets) perçus par la société avant la fin de son contrat de concession de service public pour la gestion d'un centre aquatique. Le tribunal a jugé qu'en l'absence de stipulations contractuelles expresses, le pouvoir adjudicateur ne peut exiger le reversement de ces sommes, sauf à démontrer que leur absence compromettrait le fonctionnement ou la continuité du service public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. Il a également écarté l'argument de la collectivité fondé sur les articles 40 et 59 du contrat, estimant que l'obligation de remettre un compte des usagers n'implique pas un reversement des sommes. Par conséquent, le tribunal a annulé l'avis de sommes à payer et déchargé la société de l'obligation de payer.
N° TA45-2102985(TA45-2102985)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de la SCI SAREMI contestant plusieurs arrêtés préfectoraux du Loiret (2019-2021) lui infligeant et liquidant une astreinte pour non-respect d'une mise en demeure de cesser l'exploitation illicite d'un stockage de véhicules et déchets métalliques. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que la SCI était bien débitrice de l'obligation d'enlèvement des déchets, que les véhicules restants constituaient des déchets, et que l'astreinte n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'environnement et du code de justice administrative.
N° TA45-2300704(TA45-2300704)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le requérant invoquait son état de santé (hépatite B) sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation et que M. A n'apportait pas la preuve de l'indisponibilité d'un traitement approprié en Guinée, contrairement à l'avis du collège de médecins de l'OFII. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ont été jugées légales.
N° TA45-2300713(TA45-2300713)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, notamment au regard de sa vie privée et familiale. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré d'un prétendu maintien volontaire en situation irrégulière par l'administration. Enfin, le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français.
N° TA45-2201478(TA45-2201478)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B et de la société Pharmacie B, qui demandaient la condamnation de la communauté d'agglomération de Bourges Plus et de la commune de Bourges à les indemniser pour les préjudices subis du fait d'une opération de rénovation urbaine. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la commune de Bourges, faute de liaison préalable du contentieux. La solution retenue s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, notamment l'obligation de présenter une demande indemnitaire préalable à la collectivité concernée.
N° TA45-2200612(TA45-2200612)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 24 janvier 2022 par laquelle la directrice du centre hospitalier de Châteaudun a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie de Mme B, une infirmière. La décision est annulée pour défaut de motivation en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au centre hospitalier de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA45-2104581(TA45-2104581)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Laboratoires Paris Dôme. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du ministre du travail du 22 octobre 2021, qui avait refusé l'autorisation de licencier pour motif disciplinaire une salariée protégée (déléguée syndicale et membre du CSE). Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale de l'inspecteur du travail, car celle-ci avait été annulée par le ministre. Sur le fond, il a estimé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que la faute reprochée à la salariée (refus d'une modification des horaires) ne présentait pas un degré de gravité suffisant pour justifier un licenciement, conformément aux articles L. 2411-5 et suivants du code du travail.
N° TA45-2300736(TA45-2300736)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 24 janvier 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la seule production d'une promesse d'embauche ne constitue pas un motif exceptionnel justifiant la délivrance d'un titre de séjour "salarié", et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans ont été maintenues.
N° TA45-2101299(TA45-2101299)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A B d'une demande d'indemnisation pour des fautes qu'elle impute au centre hospitalier universitaire d'Orléans lors d'une chirurgie bariatrique réalisée en 2017. La requérante sollicite à titre principal une nouvelle expertise et une provision de 100 000 euros, estimant que l'expertise amiable menée par la CCI a fixé une date de consolidation trop précoce et mal évalué ses préjudices. Le CHU d'Orléans conteste la nécessité d'une nouvelle expertise et propose une indemnisation limitée à 39 046 euros. Le tribunal a rejeté la demande d'expertise et de provision, considérant que l'expertise amiable était suffisamment contradictoire et que la date de consolidation était cohérente, et a condamné le CHU à verser à Mme B une somme de 39 046 euros en réparation de ses préjudices, sur le fondement de la responsabilité pour faute.