Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2304113(TA45-2304113)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait l'annulation du refus du président du conseil départemental d'Eure-et-Loir de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 123,87 euros. Le tribunal a estimé que les omissions de déclaration de ses revenus professionnels et des allocations chômage constituaient une fausse déclaration au sens de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, excluant toute remise. La bonne foi de la requérante n'a pas été retenue, et sa situation de précarité n'a pas suffi à justifier une remise gracieuse.
N° TA45-2304526(TA45-2304526)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et par juge unique, a examiné les requêtes de M. A contestant plusieurs décisions de la caisse d'allocations familiales du Loiret et du département du Loiret lui réclamant le remboursement de diverses prestations sociales (prime exceptionnelle de solidarité, prime de fin d'année, prime d'activité et revenu de solidarité active) pour un montant total de plus de 14 000 euros. Le requérant invoquait notamment le défaut de motivation, l'incompétence de l'auteur des actes, et l'absence de preuve du caractère indu des paiements. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la preuve des indus était rapportée par l'administration. Les décisions attaquées ont été confirmées, et M. A a été maintenu dans l'obligation de rembourser les sommes perçues à tort.
N° TA45-2400932(TA45-2400932)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C contestant le refus partiel de remise gracieuse de deux indus de prime d'activité (2 585,13 € et 599,51 €). La requérante invoquait sa situation de précarité (décès de son mari, fille handicapée à charge) pour obtenir l’annulation des décisions de la CAF d’Indre-et-Loire. Le juge a estimé que la bonne foi de Mme C n’était pas établie, l’indu résultant d’une omission de déclaration de pensions, et que sa situation financière n’était pas suffisamment justifiée pour justifier une remise supplémentaire au-delà de celle déjà accordée par la CAF. La solution est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2304689(TA45-2304689)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 505,04 euros, dont 376,26 euros restaient à sa charge. Le juge a estimé que, malgré la situation de précarité invoquée par le requérant (invalidité, revenu de 960 euros), l’indu résultait d’une déclaration tardive de plus de six mois, ce qui ne permettait pas d’accorder une remise supplémentaire. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, conditions non remplies en l’espèce compte tenu du comportement déclaratif de l’intéressé.
N° TA45-2404998(TA45-2404998)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 25 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404982(TA45-2404982)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2400526(TA45-2400526)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et juge unique, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait le refus de la commission de recours amiable de la CAF de Loir-et-Cher de lui accorder une remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement de 2 321,51 euros, résultant d'une erreur déclarative. Le juge a estimé que la requérante, qui n'a pas justifié de sa situation financière, ne démontrait pas une précarité suffisante pour justifier une remise, et que sa bonne foi n'était pas établie au regard des circonstances. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.
N° TA45-2404319(TA45-2404319)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire de Saint-Jean-de-Braye (2024) autorisant la construction de 67 logements par Bouygues Immobilier. Les requérants se sont désistés de leur requête, et la société Bouygues Immobilier s’est désistée de ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 4 décembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ces désistements purs et simples, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond n’a donc été tranchée.
N° TA45-2305297(TA45-2305297)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B contestant une délibération du SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire fixant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères pour 2020, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. Les conclusions relatives à la saisie et à la restitution des sommes ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, le service étant qualifié de service public industriel et commercial relevant du juge judiciaire (articles L. 2333-76 et suivants du CGCT). Les conclusions en annulation de la délibération ont été jugées tardives et irrecevables, le délai de deux mois (article R. 421-1 du CJA) ayant expiré en février 2020. M. B a été condamné à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais de l'instance.
N° TA45-2305295(TA45-2305295)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères pour 2019-2023 et une saisie administrative à tiers détenteur. Concernant la saisie, le juge a constaté que le service d'enlèvement des ordures, financé par une redevance, est un service public industriel et commercial ; les litiges avec les usagers relèvent donc de la compétence judiciaire, et non administrative. Pour les délibérations tarifaires, les conclusions étaient irrecevables, soit parce que les actes n'étaient pas suffisamment identifiés, soit parce que le délai de recours de deux mois était largement expiré. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2305294(TA45-2305294)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant la délibération du SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire fixant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères pour 2021, ainsi que la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Les conclusions relatives à la saisie et à la restitution des sommes ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, le service étant qualifié de service public industriel et commercial relevant du juge judiciaire (articles L. 2333-76 et suivants du CGCT). Les conclusions en annulation de la délibération ont été jugées manifestement irrecevables en raison de leur tardiveté, le délai de deux mois étant expiré (article R. 421-1 du CJA). Mme A a été condamnée à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais de l'instance.
N° TA45-2303884(TA45-2303884)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B qui contestait l’arrêté du sous-préfet de Chalon-sur-Saône du 17 juillet 2023. Cet arrêté l’autorisait à conduire uniquement des véhicules équipés d’un éthylotest anti-démarrage pendant dix mois, à la suite d’une conduite en état alcoolique. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et que les dispositions du code de la route, notamment les articles L. 224-2 et R. 224-6, étaient applicables. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA45-2304900(TA45-2304900)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de M. A qui contestait le rejet de sa demande de décharge d'un indu de prime d'activité de 2 292,58 euros pour la période d'avril 2021 à janvier 2023. Le requérant soutenait que l'indu résultait d'un manquement de son employeur, qui avait versé un rappel de salaire en 2022. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 842-3, L. 842-4, L. 845-3 et R. 843-1 du code de la sécurité sociale, la prime d'activité est calculée sur les salaires effectivement perçus au cours des mois de référence, y compris les rappels de salaire, indépendamment de la responsabilité de l'employeur. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2405189(TA45-2405189)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur demande de la maire d'Ascoux, a ordonné une expertise d'un bâtiment menaçant ruine. La décision, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête en raison d'un péril pour la sécurité publique lié à des fissures en façade. Un expert a été désigné pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité.
N° TA45-2305110(TA45-2305110)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant les délibérations du SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire fixant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères pour 2020 et 2021, ainsi que la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Les conclusions relatives à la saisie et à la restitution des sommes ont été rejetées comme relevant de la compétence des juridictions judiciaires, le service étant qualifié de service public industriel et commercial (articles L. 2333-76 et suivants du CGCT). Les conclusions en annulation des délibérations ont été jugées tardives, le délai de recours de deux mois (article R. 421-1 du CJA) étant expiré. En conséquence, M. B a été condamné à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais de justice.
N° TA45-2201684(TA45-2201684)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 22 mars 2022 par lequel la ministre des armées avait mis fin au versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de M. C, fonctionnaire placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS), pour la période du 7 juin 2021 au 1er juillet 2022. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 2 du décret n° 93-522 du 26 mars 1993, les fonctionnaires conservent le bénéfice de la NBI pendant leur CITIS, et que la décision de retenue sur salaire correspondante était également illégale. Il a enjoint à l'État de rembourser les sommes prélevées à ce titre.
N° TA45-2305181(TA45-2305181)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A contestant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères fixés par le SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire pour 2019-2021, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. Le juge déclare les conclusions relatives à la saisie et à la restitution des sommes irrecevables, car relevant de la compétence judiciaire, le service étant un service public industriel et commercial (articles L. 2333-76 et suivants du CGCT). Les conclusions en annulation des délibérations sont rejetées comme tardives, le délai de deux mois étant expiré (article R. 421-1 du CJA). Enfin, M. A est condamné à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais de justice.
N° TA45-2305293(TA45-2305293)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant les tarifs de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères fixés par le SICTOM de Châteauneuf-sur-Loire pour 2020 et 2021, ainsi qu'une saisie administrative à tiers détenteur. Les conclusions relatives à la saisie et à la restitution des sommes ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative, le service étant qualifié de service public industriel et commercial relevant du juge judiciaire (articles L. 2333-76 et suivants du CGCT). Les conclusions dirigées contre les délibérations ont été jugées tardives, le délai de recours de deux mois étant expiré (article R. 421-1 du CJA). M. B a été condamné à verser 100 euros au SICTOM au titre des frais de justice.
N° TA45-2201683(TA45-2201683)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A C, agent du ministère des armées, contestant plusieurs arrêtés et décisions relatifs à son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et à la fixation de la date de consolidation de son état de santé. Le requérant demandait l'annulation de ces actes, notamment ceux fixant la période de son CITIS du 11 mai 2017 au 30 juin 2022 et la date de consolidation au 7 juin 2022, ainsi que son placement ultérieur en congé maladie ordinaire. La ministre des armées a soulevé des fins de non-recevoir, arguant que certaines conclusions étaient irrecevables car dirigées contre des actes insusceptibles de recours ou nécessitant des requêtes distinctes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions contestées étaient légales au regard des textes applicables, notamment le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 et le code général de la fonction publique.
N° TA45-2202054(TA45-2202054)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A B d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministère de l'éducation nationale l'affectant dans l'académie d'Orléans-Tours, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 3 décembre 2024, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par un désistement.