Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404723(TA45-2404723)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, infirmière scolaire, qui contestait le refus du recteur de l'académie d'Orléans-Tours de lui accorder des points de nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour l'accueil d'un élève handicapé. La décision attaquée du 14 juin 2024, notifiée le 19 juin 2024 avec mention des voies et délais de recours, a été contestée par une requête enregistrée le 4 novembre 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a été jugée manifestement tardive et irrecevable.
N° TA45-2403339(TA45-2403339)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire par le préfet d'Indre-et-Loire. Le juge des référés avait rejeté sa demande de suspension, l'invitant à confirmer le maintien de son recours en annulation dans un délai d'un mois, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Faute de confirmation dans ce délai, M. B est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2305340(TA45-2305340)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant la délibération du 14 décembre 2021 par laquelle la communauté de communes du Pithiverais Gâtinais a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le requérant demandait l'annulation du classement de ses parcelles en zones agricole et naturelle, invoquant une erreur manifeste d'appréciation et une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé que ce classement était justifié par les objectifs du PLUi visant à limiter la consommation des terres agricoles et à préserver les milieux naturels, conformément aux articles R. 151-22 et R. 151-24 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes subsidiaires et d'injonction.
N° TA45-2104242(TA45-2104242)
Litige relatif au refus de versement d'indemnités journalières à un ancien agent public (M. A) par l'EHPAD Résidence de la Colline, fondé sur les articles L. 161-8, R. 161-8-1 et L. 161-15-2 du code de la sécurité sociale. Le Tribunal administratif d'Orléans se déclare incompétent, jugeant que ce contentieux, portant sur des prestations de sécurité sociale, relève de la compétence des juridictions judiciaires (articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale). La requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2304737(TA45-2304737)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 8 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu de la requérante, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni en prononçant une interdiction de retour d'un an. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2202285(TA45-2202285)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C D, aide-soignante affectée à un poste administratif, qui contestait le refus du CHRU de Tours de la reclasser dans le corps des aides-soignants de catégorie B, créé par le décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021. Le tribunal a jugé que la décision de reclassement de l'intéressée dans un grade administratif de catégorie C était légale, car le décret précité ne permet pas le reclassement dans le nouveau corps des aides-soignants des agents n'exerçant pas effectivement les fonctions correspondantes. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur une interprétation stricte des dispositions du décret n° 2021-1257.
N° TA45-2303297(TA45-2303297)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B épouse C, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de sa présence en France depuis 2012 et de sa vie familiale avec son mari et leurs trois enfants scolarisés. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, considérant que le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme B épouse C.
N° TA45-2101887(TA45-2101887)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SCIC Les Ainés du Plessis, qui demandait l'annulation de la délibération du 14 décembre 2020 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes Entre Beauce et Perche. La juridiction a d'abord opposé une fin de non-recevoir, estimant que la société requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir faute de produire les éléments attestant de sa qualité de propriétaire ou de titulaire de droits sur les parcelles concernées. Sur le fond, les moyens soulevés (insuffisance du rapport de présentation, défaut de concertation, incohérence des classements, incompatibilité avec le SCoT) ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2104225(TA45-2104225)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la délibération du 8 juillet 2021 par laquelle la communauté de communes des Portes Euréliennes d'Île-de-France a approuvé le plan local d'urbanisme (PLU) de Levainville. Le tribunal a examiné les moyens relatifs à l'enquête publique, notamment l'absence de consultation du registre postérieure à la délibération, jugée sans incidence sur la légalité, et la composition du dossier d'enquête. Il a conclu que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans se prononcer sur la recevabilité de la requête. La décision s'appuie sur les articles R. 153-8 du code de l'urbanisme et R. 123-8 du code de l'environnement.
N° TA45-2104361(TA45-2104361)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la communauté de communes des Portes Eureliennes d'Île de France de modifier le classement en zone A de sa parcelle dans le PLUi. La juridiction a jugé que le classement de la parcelle, vierge de constructions et déclarée à la politique agricole commune, n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme. Elle a également estimé que ce classement était cohérent avec les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) visant à préserver les espaces agricoles, conformément à l'article L. 151-8 du même code.
N° TA45-2104584(TA45-2104584)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a examiné la requête des consorts G et J demandant l'annulation d'un permis de construire initial du 17 juillet 2019 et d'un permis modificatif du 14 avril 2022, délivrés par le maire de Huisseau-sur-Mauves pour l'extension d'une salle de réception. Les requérants invoquaient notamment l'incomplétude du dossier, une fraude sur la destination du bâtiment et une méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA45-2400744(TA45-2400744)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 28 novembre 2023 annulant son permis de conduire pour perte totale de points. En cours d’instance, le ministre a retiré cette décision en réattribuant quatre points au permis, le 27 février 2024. Le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
N° TA45-2202010(TA45-2202010)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais titulaire d'un titre de séjour temporaire ukrainien, qui contestait le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour au titre de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légalement fondée sur la décision d'exécution (UE) 2022/382 du 4 mars 2022 et les articles L. 581-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que M. A ne démontrait pas être dans l'incapacité de retourner dans son pays d'origine dans des conditions sûres et durables, condition nécessaire pour bénéficier de la protection temporaire en tant que ressortissant de pays tiers. Par conséquent, les conclusions en annulation et la demande de frais de justice ont été rejetées.
N° TA45-2203186(TA45-2203186)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait son reclassement au grade d'adjoint administratif hospitalier principal de 1ère classe par le CHRU de Tours. La juridiction a jugé que les décisions attaquées constituaient des mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours, car elles ne portaient pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux responsabilités de l'agent. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux mesures d'ordre intérieur.
N° TA45-2404942(TA45-2404942)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail. M. A s'est désisté de ses conclusions aux fins d'injonction après avoir obtenu le document sollicité. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2101893(TA45-2101893)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C K et Mme D H, agissant pour eux-mêmes et leur fils mineur B, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier universitaire d'Orléans pour un défaut de diagnostic anténatal de lissencéphalie. Le tribunal a estimé que le suivi échographique et les investigations menées lors de la grossesse de Mme H étaient conformes aux recommandations de l'ANAES, et qu'aucune faute caractérisée n'était établie. En conséquence, la demande de nouvelle expertise et les conclusions indemnitaires ont été rejetées, et les requérants ont été condamnés aux dépens.
N° TA45-2201203(TA45-2201203)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B, praticien hospitalier, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du CHRU de Tours de ne pas renouveler sa convention d'exercice libéral. En cours d'instance, M. B s'est désisté de ses conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a rejeté les conclusions de M. B présentées au titre des frais de justice et l'a condamné à verser 1 500 euros au CHRU de Tours sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2201150(TA45-2201150)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Sassay à M. D pour huit abris à chevaux. La requérante invoquait notamment l'absence de mention des parcelles, l'édification irrégulière des constructions avant le permis, et des nuisances olfactives et sonores. Le tribunal a jugé que l'absence de mention des parcelles était sans incidence, que la régularisation d'une construction irrégulière par un permis ultérieur est possible, et que les moyens relatifs aux nuisances n'étaient pas suffisamment précis ou relevaient de l'exécution du permis. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme, notamment les articles L. 480-1, L. 480-2 et R. 111-2.
N° TA45-2201084(TA45-2201084)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par les ayants droit de Mme K L, décédée après une prise en charge au centre hospitalier de Bourges en octobre 2016. Les requérants demandaient la condamnation solidaire de l’hôpital et de son assureur pour un retard fautif de diagnostic et de traitement, évaluant la perte de chance de survie à 20 %. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais a examiné le fond. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la décision s’inscrit dans le cadre du plein contentieux et applique les principes du code de la santé publique et du code de justice administrative.
N° TA45-2200824(TA45-2200824)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de Mme C, qui demandait la condamnation de l'État pour faute dans la surveillance d'un détenu, M. A, auteur d'une escroquerie depuis sa cellule. La requérante soutenait que l'administration pénitentiaire avait commis une négligence fautive en ne l'empêchant pas de se procurer des téléphones portables. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée, car il n'était pas établi que les mesures de surveillance et de fouilles mises en place étaient insuffisantes au regard du profil du détenu. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande de subrogation de l'État dans les droits de Mme C contre le détenu ont été rejetées.