Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
17 348 décisions disponibles — page 363/868
N° TA45-2404948(TA45-2404948)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. H, ressortissant guinéen, contestant l’arrêté du préfet d’Eure-et-Loir du 20 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination, ainsi que l’arrêté d’assignation à résidence du 26 novembre 2024. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, appliquant les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles L. 423-7, L. 435-1) et les conventions internationales précitées.
N° TA45-2404975(TA45-2404975)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la gravité des condamnations pénales de l'intéressé. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2405065(TA45-2405065)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui demandait la délivrance d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier des difficultés techniques rencontrées sur la plateforme ANEF et de démontrer un risque imminent de rupture de son contrat de travail ou d’éloignement. En conséquence, la demande d’injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées, sans admission à l’aide juridictionnelle provisoire.
N° TA45-2404960(TA45-2404960)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 21 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour cinq ans. Le juge a opéré une substitution de base légale, fondant l'obligation de quitter le territoire sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (séjour irrégulier) et le refus de délai de départ volontaire sur le 3° de l'article L. 612-3 (absence de garanties de représentation suffisantes). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, incluant l'incompétence, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA45-2405043(TA45-2405043)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 24 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées, ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement des articles L. 611-1 (2° et 5°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2404870(TA45-2404870)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis le dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent car le requérant résidait dans le Val-d’Oise à la date de la décision attaquée.
N° TA45-2403161(TA45-2403161)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 6 juin 2024 annulant son permis de conduire pour perte de points. Le tribunal a constaté que cette décision avait été retirée par le ministre avant l'introduction de la requête, rendant celle-ci irrecevable. Le retrait étant définitif et non contesté, il n'y avait plus lieu de statuer sur le fond. La requête a donc été rejetée en totalité, sans qu'il soit fait droit aux demandes de restitution du permis ou de condamnation de l'État.
N° TA45-2401810(TA45-2401810)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, compte tenu de ses liens familiaux en Algérie et de son parcours scolaire jugé insuffisant. Il a également jugé que M. A ne pouvait prétendre à un titre "étudiant" faute de visa long séjour et de justifier du caractère réel et sérieux de ses études. La demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA45-2201901(TA45-2201901)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant congolais titulaire d’un titre de séjour ukrainien, qui contestait le refus de la préfète du Loiret de lui accorder la protection temporaire. Le tribunal a jugé que M. A n’entrait pas dans les catégories de personnes visées par la décision d’exécution (UE) 2022/382 du 4 mars 2022, laquelle réserve cette protection aux personnes déplacées d’Ukraine ayant la nationalité ukrainienne ou un statut de réfugié ou d’apatride en Ukraine. La solution retenue est fondée sur les articles L. 581-2 et L. 581-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2001/55/CE.
N° TA45-2203186(TA45-2203186)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait son reclassement au grade d'adjoint administratif hospitalier principal de 1ère classe par le CHRU de Tours. La juridiction a jugé que les décisions attaquées constituaient des mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours, car elles ne portaient pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux responsabilités de l'agent. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux mesures d'ordre intérieur.
N° TA45-2405048(TA45-2405048)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Cher ordonnant à M. B de se dessaisir de ses armes et munitions et annulant la validation de son permis de chasser. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a notamment considéré que les arguments du requérant, fondés sur la perte de ressources alimentaires liées à la chasse ou le coût d'une armoire forte, ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2405001(TA45-2405001)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet de Loir-et-Coir refusant le regroupement familial pour les deux enfants de Mme A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les enfants étant scolarisés à Madagascar et vivant avec leur père, sans qu'une atteinte grave et immédiate à leur situation soit démontrée. La requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
N° TA45-2200824(TA45-2200824)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de Mme C, qui demandait la condamnation de l'État pour faute dans la surveillance d'un détenu, M. A, auteur d'une escroquerie depuis sa cellule. La requérante soutenait que l'administration pénitentiaire avait commis une négligence fautive en ne l'empêchant pas de se procurer des téléphones portables. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée, car il n'était pas établi que les mesures de surveillance et de fouilles mises en place étaient insuffisantes au regard du profil du détenu. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande de subrogation de l'État dans les droits de Mme C contre le détenu ont été rejetées.
N° TA45-2201829(TA45-2201829)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, agent d'entretien à l'EHPAD "Les Marronniers", contestant la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de douze mois prononcée à son encontre pour des faits de harcèlement et d'intimidation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision visait les textes applicables (code général de la fonction publique, décret n°89-822) et décrivait des faits précis. Il a également écarté l'argument de la prescription, sans le détailler dans cet extrait, et a jugé que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des obligations de dignité et de probité. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris sa demande de revenu de remplacement et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2202225(TA45-2202225)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, détenu, qui demandait l'annulation du refus implicite du directeur du centre de détention de Châteaudun de lui remettre en cellule ses effets personnels placés au vestiaire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'article R. 332-44 du code pénitentiaire n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier la portée, la décision ne portant pas sur les appareils électroniques spécifiquement refusés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA45-2301866(TA45-2301866)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement de Mme C, ressortissante marocaine, de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de Français. La requérante avait invoqué une méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté ses conclusions au titre des frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA45-2403339(TA45-2403339)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire par le préfet d'Indre-et-Loire. Le juge des référés avait rejeté sa demande de suspension, l'invitant à confirmer le maintien de son recours en annulation dans un délai d'un mois, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Faute de confirmation dans ce délai, M. B est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA45-2303617(TA45-2303617)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'aidant familial pour son frère malade. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en fondant son refus sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-algérien, et que la requérante ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-1 du CESEDA, inapplicable aux ressortissants algériens. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2404942(TA45-2404942)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail. M. A s'est désisté de ses conclusions aux fins d'injonction après avoir obtenu le document sollicité. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2400744(TA45-2400744)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 28 novembre 2023 annulant son permis de conduire pour perte totale de points. En cours d’instance, le ministre a retiré cette décision en réattribuant quatre points au permis, le 27 février 2024. Le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.