Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2400632(TA45-2400632)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association protection environnement 28 comme manifestement irrecevable. L'association demandait au juge d'ordonner le réexamen des résolutions du conseil municipal de Hanches du 4 décembre 2023, sans toutefois solliciter l'annulation de la délibération contestée. Le tribunal a rappelé que le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions en annulation ou indemnitaires, et non d'injonctions générales. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2303660(TA45-2303660)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des faits de violation de vie privée et autres délits imputés à la Société Générale, pour incompétence de la juridiction administrative. Le juge a estimé que le litige opposait deux personnes privées et relevait donc de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2100546(TA45-2100546)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Morville-en-Beauce, qui sollicitait un avis sur la forme et le fond de délibérations du SIVOM de la région de Sermaises. Le juge a considéré que cette demande ne constituait pas un recours contentieux valable, car elle ne comportait aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision ou à une demande indemnitaire, et n'était dirigée contre aucune décision administrative identifiée. Il a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de délivrer des conseils juridiques. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2303528(TA45-2303528)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le versement de son indemnité d'adjointe au maire de Méhers. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits et moyens, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le dossier ne comportait qu'une copie d'une décision du maire mettant fin à ses fonctions, sans contestation de son bien-fondé.
N° TA45-2200744(TA45-2200744)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme C d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 18 janvier 2022 par lequel le maire d'Epernon ne s'était pas opposé à une déclaration préalable pour l'ouverture d'un portillon. Le tribunal constate que cet arrêté a été retiré par le maire le 1er avril 2022, rendant sans objet les conclusions en annulation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. La demande de frais de justice est rejetée, les requérants ne justifiant pas de frais exposés.
N° TA45-2303659(TA45-2303659)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait qu’une enquête administrative soit menée à l’encontre de la société Paypal pour des faits présumés de violation de la vie privée, de fraude et de rétention de fonds. Le juge a estimé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative d’ordonner une telle enquête, rendant la requête manifestement irrecevable. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403326(TA45-2403326)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le préfet d'Indre-et-Loire d'une demande d'expulsion d'un couple et de leurs enfants d'un centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA), sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le préfet s'est ensuite désisté de sa requête, les occupants ayant libéré les lieux le 8 août 2024. Par une ordonnance du 20 août 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure.
N° TA45-2204386(TA45-2204386)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 23 septembre 2022 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait des moyens de légalité externe (incompétence, défaut de motivation) et interne (erreur de droit, violation des articles L. 121-1, L. 423-23, L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH). Le tribunal a jugé ces moyens infondés, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2403444(TA45-2403444)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'un litige portant sur le refus de payer une facture d'assainissement émise par la communauté de communes du Bonnevalais. Le juge a constaté que le service public d'assainissement est un service public industriel et commercial (SPIC) en application de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, le litige, qui oppose un usager à un SPIC, relève de la compétence des tribunaux judiciaires et non de l'ordre administratif. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA45-2203036(TA45-2203036)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigérienne, contestant un arrêté préfectoral du 12 août 2022 portant obligation de quitter le territoire français. Bien que la préfète ait abrogé cet arrêté le 2 juin 2023, le tribunal a jugé que le recours conservait son objet car l'acte avait reçu exécution. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué au motif que Mme B avait été autorisée à bénéficier du parcours de sortie de prostitution et d'insertion sociale et professionnelle le 15 juillet 2022, ce qui lui ouvrait droit à une autorisation provisoire de séjour en application du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de renvoi.
N° TA45-2403455(TA45-2403455)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir suffisamment justifié de l'atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et familiale, et au regard des exigences de la sécurité routière. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité externe (défaut de signature) ou interne (défaut d'information préalable), n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
N° TA45-2403507(TA45-2403507)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'une requête de M. B présentée comme un appel d'un jugement du même tribunal, constate qu'il n'est pas compétent pour en connaître. En application des articles L. 211-2, R. 221-7 et R. 351-3 du code de justice administrative, l'appel des jugements des tribunaux administratifs relève de la compétence de la cour administrative d'appel dans le ressort de laquelle le tribunal a son siège, en l'espèce la cour administrative d'appel de Versailles. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier à cette cour.
N° TA45-2204419(TA45-2204419)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C A B, ressortissant bangladais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a estimé que, bien que M. A B ait été pris en charge par l'ASE, il avait mis fin à sa formation en janvier 2022, ce qui ne lui permettait plus de bénéficier de ces dispositions à la date de l'arrêté contesté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA45-2403352(TA45-2403352)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B d’une demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur l’informait de la perte de validité de son permis de conduire. En cours d’instance, le ministre a retiré cette décision après l’enregistrement de points de crédit issus d’un stage de sensibilisation, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l’État à verser 300 euros à M. B au titre des frais de l’instance.
N° TA45-2204175(TA45-2204175)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet du Cher du 15 septembre 2022 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation du requérant, le préfet n'ayant pas pris en compte une demande d'autorisation provisoire de travail déposée par son employeur. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403268(TA45-2403268)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 juillet 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de démarches pour régulariser sa situation malgré l'invitation de la préfecture. Il a également estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'application rétroactive de la loi du 26 janvier 2024 (article L. 433-1 du CESEDA) et de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2403274(TA45-2403274)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le requérant ne pouvait se prévaloir de l'absence d'entretien de vulnérabilité, car ce dernier n'est pas requis en cas de demande de réexamen d'asile. Enfin, le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de refuser ces conditions en cas de demande de réexamen.
N° TA45-2403296(TA45-2403296)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs associations et ordres d'avocats afin de faire cesser des atteintes graves aux libertés fondamentales des détenus de la maison d'arrêt de Tours, en raison de conditions de détention indignes (surpopulation, manque d'hygiène, absence d'intimité). Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que les demandes les plus structurelles (comme la suspension des incarcérations ou la rénovation des cellules) excédaient son office et relevaient de l'appréciation du juge du fond, et que la condition d'urgence particulière au référé liberté n'était pas caractérisée. La solution s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les principes de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2403304(TA45-2403304)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B contestant l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen de sa situation personnelle, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence en France depuis vingt-trois ans et de l'absence de preuve de sa déchéance de nationalité française. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des mesures d'éloignement et d'interdiction de retour, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403350(TA45-2403350)
Le Tribunal administratif d'Orléans était saisi par un ressortissant arménien d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII du 31 juillet 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, au motif qu'il avait déposé sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France. En cours d'instance, l'OFII a retiré sa décision et accordé rétroactivement l'allocation pour demandeur d'asile au requérant. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et condamné l'OFII à verser 800 euros à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.