Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionAUTRE

TA45-2403417(TA45-2403417)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Amboise fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé 16 rue Clouet, appartenant à Mme A B, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de sa dégradation et d'un risque d'effondrement aggravé par un incendie. Le juge a désigné un expert, M. D C, avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer le danger et son caractère imminent, et de proposer des mesures, y compris une éventuelle démolition. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9, L. 511-19, R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, et R. 556-1, R. 531-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2104221(TA45-2104221)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi en référé provision par les parents d'un enfant né avec une infirmité motrice cérébrale sévère, imputant un retard d'extraction et un défaut de surveillance lors de l'accouchement au centre hospitalier de Bourges. La juridiction a rejeté la demande de provision de 5 millions d'euros, estimant que l'obligation du centre hospitalier était sérieusement contestable, notamment en raison de l'existence d'une perte de chance de 50 % d'éviter les dommages et de l'absence de consolidation de l'état de santé de l'enfant. Elle a toutefois condamné le centre hospitalier et son assureur à verser une provision de 300 000 euros au titre des préjudices temporaires déjà subis et à échoir jusqu'aux quatorze ans de l'enfant, sur le fondement de la responsabilité pour faute (article L. 1142-1 du code de la santé publique). Les demandes de la caisse primaire d'assurance maladie ont également été rejetées faute de lien direct établi entre les frais exposés et l'accident médical.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2303069(TA45-2303069)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme C, de nationalité albanaise, contre les arrêtés du préfet d'Indre-et-Loire du 30 mai 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant leur situation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que les requérants ne justifiaient pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels pour une admission exceptionnelle au séjour, et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2403230(TA45-2403230)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A D contre l'arrêté du préfet de la Sarthe du 30 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) en raison de son mariage avec une Française et de son insertion professionnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la vie commune avec son épouse n'était pas établie et que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2403107(TA45-2403107)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Cher du 16 juillet 2024. Cet arrêté interdisait à l'association Tremplin un séjour avec hébergement à Saint-Florent-sur-Cher et toute activité d'accueil de mineurs. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, l'arrêté privant l'association de ses ressources et ne permettant pas le replacement des mineurs accueillis. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut d'injonction préalable, en méconnaissance de l'article L. 227-11 du code de l'action sociale et des familles, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2203747(TA45-2203747)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a estimé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, concluant à l'absence de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins, n'était pas contredit par les pièces du dossier. La décision de refus de titre de séjour a donc été jugée légale, entraînant le rejet des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2301446(TA45-2301446)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Mettray de communiquer une étude sur la vitesse et la circulation dans la rue des Bourgetteries. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales (annulation et injonction sous astreinte), désistement pur et simple dont le tribunal a donné acte. Le tribunal a rejeté les demandes de frais de justice présentées par les deux parties, estimant qu'il n'y avait pas lieu de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA45-2402129(TA45-2402129)

Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ce désistement pur et simple a été accepté. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de la requérante, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403180(TA45-2403180)

Le Tribunal administratif d’Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant capverdien, contre un arrêté du préfet d’Eure-et-Loir du 16 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l’intéressé, notamment sa longue présence en France et ses attaches familiales, ne justifiait pas une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité de l’éloignement, en tenant compte des condamnations pénales et de l’absence de garanties de représentation suffisantes.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2403160(TA45-2403160)

Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral du Cher lui faisant obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que l’intéressé résidait dans l’Aube à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2402395(TA45-2402395)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à interdire toute manifestation dans le parc du château de Château-Renault en raison d'un arrêté de péril concernant le donjon. Le juge a estimé que la commune avait pris des mesures suffisantes (études, fermeture au public, périmètre de sécurité en cours) et que le risque d'effondrement vers le parc était faible, le mouvement de la motte étant dirigé vers l'est. Aucune urgence ou utilité justifiant une injonction n'a été retenue.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2403170(TA45-2403170)

Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Constatant que l’intéressée résidait à Rouen à la date de la décision attaquée, le tribunal s’est déclaré territorialement incompétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Rouen, seul compétent pour en connaître.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2403153(TA45-2403153)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SA Viamedis comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. La société contestait des saisies administratives à tiers détenteur émises par le centre hospitalier régional universitaire de Tours pour le recouvrement de créances non fiscales. Le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement de ces créances relève de la compétence du juge de l'exécution, c'est-à-dire de la juridiction judiciaire, et non du juge administratif. Par conséquent, la demande a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2402668(TA45-2402668)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de police de Paris de lui délivrer un duplicata de son titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la demande relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris, en application de l'article R. 221-3 du même code. En conséquence, il a rejeté la requête par ordonnance, conformément à l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2400553(TA45-2400553)

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’annulation du refus implicite de délivrance d’un titre de séjour étudiant. La juridiction a constaté que le préfet avait délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire avant l’introduction de son recours, rendant ses conclusions sans objet. En application des articles R. 222-1 (4° et 5°) du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, de même que les demandes de frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2403211(TA45-2403211)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans concerne la compétence territoriale pour statuer sur un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté du préfet du Calvados portant maintien en rétention administrative. Le tribunal constate que M. B a été libéré du centre de rétention d'Olivet et réside désormais à Caen. En application des articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare incompétent et renvoie l'affaire au Tribunal Administratif de Caen. Cette solution est motivée par le changement de résidence du requérant et par la nécessité de statuer conjointement sur la décision de maintien en rétention et sur la mesure d'éloignement, conformément à l'article L. 754-4 du même code.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2403256(TA45-2403256)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté de transfert disposait d'une délégation de signature valable et que le moyen tiré de l'incompétence était infondé. La décision s'appuie notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 (Dublin III).

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2401377(TA45-2401377)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant l'annulation d'un refus de titre de séjour. Le requérant n'avait pas joint la décision attaquée, une copie de sa requête ni un inventaire de ses pièces, en méconnaissance des articles R. 411-3, R. 412-1 et R. 412-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par pli recommandé présenté le 29 avril 2024, l'intéressé n'a pas retiré le courrier et n'a pas régularisé son recours dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2401040(TA45-2401040)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État au paiement de salaires et de dommages-intérêts pour des prestations de traduction. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision administrative préalable rejetant sa demande indemnitaire, ni de la preuve du dépôt d'une telle demande, en violation des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation du tribunal, le requérant n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L'ordonnance a donc été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2304958(TA45-2304958)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant l'arrêté du 22 juin 2023 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête, enregistrée le 7 décembre 2023, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La notification de l'arrêté, présentée le 27 juin 2023 et non réclamée, mentionnait les voies et délais de recours, rendant le délai opposable. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.

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