Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA45-2302358(TA45-2302358)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". En cours d'instance, la préfète du Loiret lui a délivré une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocate.

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DécisionREJETE

TA45-2403256(TA45-2403256)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté de transfert disposait d'une délégation de signature valable et que le moyen tiré de l'incompétence était infondé. La décision s'appuie notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 (Dublin III).

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2401377(TA45-2401377)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant l'annulation d'un refus de titre de séjour. Le requérant n'avait pas joint la décision attaquée, une copie de sa requête ni un inventaire de ses pièces, en méconnaissance des articles R. 411-3, R. 412-1 et R. 412-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par pli recommandé présenté le 29 avril 2024, l'intéressé n'a pas retiré le courrier et n'a pas régularisé son recours dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2300723(TA45-2300723)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de lui octroyer un délai de départ volontaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'a pas été introduite via le téléservice obligatoire « Télérecours citoyen » mais par courriel, et ne comportait pas la décision attaquée. Malgré une demande de régularisation notifiée à l'intéressé, celui-ci n'a pas produit les pièces manquantes dans le délai imparti. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 411-1, R. 414-2 et R. 412-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2400806(TA45-2400806)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... dirigée contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son fils. La décision explicite de rejet prise par la préfète du Loiret le 26 avril 2024, fondée sur l'absence de production des documents exigés par l'article L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'est substituée à la décision implicite. Le requérant n'a soulevé que des moyens inopérants (délai de traitement, souhait de vie meilleure) sans contester le bien-fondé de la décision explicite dans le délai de recours. L'ordonnance a donc été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403277(TA45-2403277)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 30 juillet 2024 refusant à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a considéré que la requête était irrecevable, car la contestation de cette décision relève de la procédure spéciale prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exclusive de la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2403206(TA45-2403206)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et de fixation du pays de renvoi, constate que le requérant a été assigné à résidence à Laval (Mayenne). En application des articles R. 922-2, R. 922-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Nantes, dans le ressort duquel se situe le lieu d'assignation à résidence.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2403003(TA45-2403003)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne démontrait pas que la décision attaquée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de la poursuite de son contrat d'apprentissage jusqu'à son terme. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par M. C.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2403178(TA45-2403178)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi pour exécuter une interdiction judiciaire du territoire, a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes. Cette décision se fonde sur les articles R. 922-17, R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du changement de situation de l'intéressé, assigné à résidence à Cholet (Maine-et-Loire). La solution retenue est un déclinatoire de compétence territoriale au profit de la juridiction dans le ressort de laquelle se situe le lieu d'assignation à résidence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403119(TA45-2403119)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant chinois, qui contestait la décision du 23 juillet 2024 fixant la Chine comme pays de renvoi en exécution d'une interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le vice de procédure, ainsi que la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 721-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionPARTIEL

TA45-2402931(TA45-2402931)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B, ressortissant russe réfugié, d'une demande d'injonction sous astreinte visant à obtenir le renouvellement de sa carte de résident et une attestation de prolongation d'instruction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En cours d'instance, la préfète du Loiret a justifié avoir délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 octobre 2024 et a indiqué que le titre de séjour était en cours de confection. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d'injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, le requérant n'établissant pas avoir engagé de frais.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2403001(TA45-2403001)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme C, épouse E, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas que la décision préjudiciât de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son contrat de travail et de ses démarches de divorce. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'erreur de droit et de l'atteinte à la vie privée et familiale, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2303663(TA45-2303663)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 5 000 euros présentée par M. B, agent titulaire de l'université de Tours, en réparation de son préjudice moral. Le requérant estimait que le traitement de sa situation administrative, marqué par des propositions de poste tardives et inadaptées à son grade, ainsi qu'une incertitude prolongée, constituait une faute de l'administration. Le juge a toutefois considéré que l'obligation de réparation invoquée était sérieusement contestable, car les éléments fournis ne permettaient pas d'établir avec un degré suffisant de certitude un comportement fautif de l'université, en application du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2401533(TA45-2401533)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Mobi-France. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 809 910 euros par le département d'Indre-et-Loire au titre d'un marché de transport scolaire. Le juge a estimé que l'obligation invoquée était sérieusement contestable, notamment car le déficit allégué d'un sous-traitant ne peut fonder une demande de provision et que le contrat-cadre ne garantissait pas un volume kilométrique minimal. La requête a donc été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros au département au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2403098(TA45-2403098)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 22 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur d'appréciation concernant la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-10.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403045(TA45-2403045)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 22 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 5 ans. Le tribunal a estimé que la menace à l'ordre public était caractérisée par les condamnations pénales de l'intéressé, justifiant l'absence de délai de départ volontaire. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les risques allégués en cas de retour en Afghanistan n'étaient pas établis, écartant la violation de l'article 3 de la même Convention. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2403169(TA45-2403169)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B, ressortissant angolais, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert aux autorités portugaises (responsables de sa demande d'asile) et un arrêté d'assignation à résidence. En cours d'instance, la préfète du Loiret a abrogé ces deux arrêtés. Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation, l'abrogation ayant rendu le litige sans objet. Il admet provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et met à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à son avocate, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403157(TA45-2403157)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. G, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 25 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'erreur de fait et l'atteinte à la présomption d'innocence. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionINJONCTION

TA45-2403122(TA45-2403122)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant géorgien, du logement qu'il occupe sans titre dans un centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) à Saint-Pierre-des-Corps. La demande d'asile de M. B a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 12 février 2024, et il se maintient irrégulièrement dans les lieux depuis le 31 mars 2024 malgré une mise en demeure. Le juge a considéré que la mesure était urgente et utile, car le maintien de l'intéressé prive d'autres demandeurs d'asile d'un hébergement, dans un contexte de saturation du dispositif départemental (96,68 % d'occupation). La décision applique les articles L. 551-11, L. 542-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et autorise le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2403129(TA45-2403129)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C, ressortissant congolais, contre les arrêtés du préfet de police de Paris du 14 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et prononçant une interdiction de retour de 36 mois. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment de sa présence auprès de sa mère réfugiée et de ses sœurs en France, ainsi que des risques encourus en cas de retour au Congo en raison de son engagement politique. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA