Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2403418(TA45-2403418)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Loiret d'enregistrer la demande d'asile de Mme A B, ressortissante congolaise mineure non accompagnée, et de saisir le procureur de la République pour désigner un administrateur ad hoc. La juridiction a estimé que le refus persistant de l'administration portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, garanti par les articles L. 521-8 à L. 521-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence et de la vulnérabilité extrême de la requérante. L'ordonnance a également admis l'intéressée à l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA45-2403419(TA45-2403419)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. I A C, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le requérant invoquait notamment des vices d'incompétence, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles L. 423-22, L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions contestées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans faire droit aux conclusions aux fins d'injonction ou d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA45-2403272(TA45-2403272)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 août 2024 maintenant M. B en rétention administrative, a constaté que le juge des libertés et de la détention avait mis fin à cette rétention le 13 août 2024. En application des articles L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que la requête était devenue sans objet. Par ordonnance fondée sur l'article R. 922-17 du même code, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2402834(TA45-2402834)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant tunisien, contre l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 17 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de droit dans l'appréciation de sa situation personnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des articles L. 423-23 et L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403388(TA45-2403388)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A contestant son transfert aux autorités croates et son assignation à résidence. Le requérant invoquait un vice de procédure lié à l'information prévue par le règlement (CE) n° 2725/2000, mais le tribunal a jugé que cette obligation ne pouvait être utilement invoquée contre la décision de transfert. Il soutenait également des défaillances systémiques en Croatie, mais le tribunal a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 du règlement (UE) n° 604/2013 et des articles 3, 5 et 6 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. Par conséquent, l'arrêté de transfert et l'assignation à résidence ont été maintenus.
N° TA45-2102656(TA45-2102656)
Le Tribunal administratif d’Orléans a pris acte du désistement pur et simple de la société SCCV Nuances, qui contestait un refus de permis de construire pour 12 logements à La Riche. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2e chambre a constaté que ce désistement mettait fin au litige sans qu’il soit besoin de statuer sur le fond. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.
N° TA45-2102632(TA45-2102632)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte du désistement d'instance de Mme A, qui contestait un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par le maire de Saint-Etienne-de-Chigny pour le changement de destination de son immeuble. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a constaté que la requérante n'avait pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a donc prononcé le désistement par ordonnance.
N° TA45-2401114(TA45-2401114)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme E dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Avertin. Les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours au bénéficiaire du permis et à l'auteur de la décision dans les quinze jours, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301555(TA45-2301555)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête des associations visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Mer à la SNC Mer C pour un bâtiment de messagerie. La requête a été jugée manifestement irrecevable : l'association A bas le béton ne justifiait pas d'un délai d'un an entre le dépôt de ses statuts et l'affichage de la demande de permis, conformément à l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme. Les autres associations requérantes se sont jointes à l'instance après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 600-2 du même code. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions et condamné les associations aux frais de justice.
N° TA45-2402565(TA45-2402565)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant un arrêté préfectoral du 24 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, se limitant à signaler sa résidence de plus de cinq ans en France et une promesse d'embauche, étaient manifestement insuffisants pour soutenir sa demande. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des faits manifestement insusceptibles de venir au soutien des moyens.
N° TA45-2402564(TA45-2402564)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le juge a estimé que les moyens invoqués, se limitant à une résidence de plus de cinq ans et un emploi de deux ans, étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes insuffisamment étayées.
N° TA45-2402563(TA45-2402563)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire de ne pas s'opposer à une déclaration préalable pour la construction d'un élément de stockage d'énergie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, Mme C n'a pas produit le justificatif de propriété ou d'occupation régulière de son bien exigé par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2403297(TA45-2403297)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A, ressortissant turc, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 30 juillet 2024. Le magistrat désigné a renvoyé les conclusions contre le refus de titre de séjour à la formation collégiale, s'estimant incompétent. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir la réalité de sa résidence habituelle en France depuis l'enfance. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA45-2402958(TA45-2402958)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'absence d'opposition du maire de Plessis-Dorin à une déclaration préalable pour l'implantation d'un pylône treillis par la société Cellnex France Infrastructures. Le juge a constaté que M. A n'avait pas notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2301099(TA45-2301099)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association A bas le béton et de plusieurs particuliers demandant l'annulation d'un permis de démolir et de construire délivré par le maire de Mer à la SCI Etche Log. L'irrecevabilité de l'association a été constatée sur le fondement de l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme, ses statuts ayant été déposés moins d'un an avant l'affichage de la demande. Celle des requérants personnes physiques a été retenue pour tardiveté, le délai de recours de deux mois ayant commencé à courir à compter de l'affichage régulier du permis sur le terrain, conformément à l'article R. 600-2 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée et les requérants ont été condamnés solidairement à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros au pétitionnaire au titre des frais de justice.
N° TA45-2204008(TA45-2204008)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 13 septembre 2022 par lequel le maire de Saint-Jean-de-Braye s’était opposé à leur déclaration préalable pour l’implantation d’un pylône de radiotéléphonie. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par un acte du 8 décembre 2022 et ne s’est plus opposé au projet. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérantes au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA45-2202154(TA45-2202154)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C comme manifestement irrecevable. Celle-ci se bornait à transmettre une décision du préfet d'Indre-et-Loire du 6 juillet 2021 enjoignant à sa sœur de déplacer un établissement flottant à usage de restauration, sans formuler de conclusions explicites ni exposer aucun moyen. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, une telle requête, non régularisée, ne peut être examinée.
N° TA45-2403351(TA45-2403351)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate que l'intéressé a été placé en rétention administrative à Oissel (Seine-Maritime) en cours d'instance. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent territorialement. Par ordonnance, il transmet sans délai le dossier au Tribunal administratif de Rouen, seule juridiction compétente pour statuer sur la requête.
N° TA45-2403237(TA45-2403237)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision de sortie d'un lieu d'hébergement prise par l'OFII à l'encontre de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante se retrouvant à la rue sans solution de logement, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison du défaut de procédure contradictoire préalable en méconnaissance de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été jugée recevable, l'OFII n'ayant pas démontré que le juge du fond devait statuer dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2403092(TA45-2403092)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Entreprise Lefevre. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public de travaux de voirie par la commune de Lunay, estimant que les motifs du rejet de son offre et la méthode de notation, notamment sur le critère des délais, étaient irréguliers. Le juge a considéré que la commune avait suffisamment communiqué les informations requises et que la méthode de notation, prévue au règlement de consultation, n’avait pas neutralisé les autres critères. La demande d’annulation de la procédure et de communication d’informations complémentaires a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 2181-1, R. 2181-2 et L. 2152-7 du code de la commande publique.