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Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en formation d'urgence, a examiné les recours de M. A, ressortissant algérien, contre les décisions du préfet du Gers refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur d'appréciation au regard de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'illégalité de l'assignation à résidence, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des stipulations de l'accord franco-algérien et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par un détenu provisoire contestant la décision de prolongation de son placement à l'isolement pour trois mois. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, disproportion, méconnaissance du principe non bis in idem) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 213-19, R. 213-21 et R. 213-30 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A d’une requête contestant le refus implicite de la CAF de la Haute-Garonne de le décharger de sa contribution à l’entretien et à l’éducation de ses enfants et de lui rembourser les sommes perçues. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent. Il a estimé que ces conclusions, relatives au recouvrement de la pension alimentaire, relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles 373-2-2 du code civil et L. 213-3 du code de l’organisation judiciaire. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant un permis de construire délivré par le maire de Benquet pour des volières et ombrières photovoltaïques. Le requérant n'a pas respecté l'obligation de notification de son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation dans le délai de quinze jours francs prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation, les notifications ont été effectuées hors délai. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Hautes-Pyrénées de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour « vie privée et familiale » valant autorisation de travail, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 17 janvier 2025, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'attribution d'une convention d'occupation du domaine public pour un restaurant sur la plage de Marinella à Anglet. Le juge des référés a jugé irrecevables les conclusions en annulation du contrat, car une convention d'occupation du domaine public à des fins économiques n'entre pas dans le champ des contrats visés par les articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires de M. A ont également été rejetées comme irrecevables, en application de l'article L. 551-16 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Superwood d’une demande de suspension de l’exécution d’un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 approuvant le passage d’une liaison électrique à très haute tension sur sa parcelle et instituant une servitude. La société invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 323-4 et R. 323-7 du code de l’énergie. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie, les préjudices allégués étant principalement financiers et réparables, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté. La demande de la société Superwood a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à RTE au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A pour contester le refus implicite de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux de lui délivrer une attestation employeur pour Pôle emploi. En cours d'instance, l'administration a finalement délivré l'attestation, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
Litige portant sur la validation de trimestres de retraite par la CARSAT. Le Tribunal Administratif de Pau se déclare incompétent, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, de la compétence du juge judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La requête de M. A est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de prime "MaPrimeRénov’". En cours d’instance, l’Agence nationale de l’habitat a accordé la subvention de 4 000 euros par une décision du 1er octobre 2024. Constatant que cette décision a implicitement retiré l’acte contesté, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral du 18 novembre 2024 interdisant à M. B A de conduire pendant cinq mois pour un excès de vitesse de 58 km/h. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la mesure vise à protéger la sécurité routière face à une conduite à risque, et que l'atteinte à la vie professionnelle et personnelle du requérant ne suffit pas à la caractériser. Il constate également l'absence de doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de protection fonctionnelle opposé par la rectrice de Nouvelle-Aquitaine. La requérante n’a pas assorti son moyen d’un seul fait de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et n’a pas répondu à l’invitation du tribunal à compléter sa motivation. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, qui ne comportait que des moyens manifestement insuffisamment précis, a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. B, qui demandait son affectation à un poste correspondant à son grade au sein de la fonction publique. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions précises ni moyens juridiques, en violation des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a relevé que M. B se bornait à évoquer une mauvaise gestion et un sentiment de discrimination sans invoquer de règle de droit méconnue, et qu’aucun mémoire complémentaire n’avait été produit dans le délai de recours.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi en référé suspension par Mme A, qui contestait le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques d'enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation de victime de traite des êtres humains et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme A s'étant maintenue irrégulièrement sur le territoire et ayant déposé sa demande de titre de séjour au-delà du délai de deux mois prévu à l'article D. 431-7 du CESEDA, sans que son dépôt de plainte postérieur ne constitue une circonstance nouvelle justifiant une dérogation.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé suspension par une éleveuse ovine, Mme D, contre un arrêté du maire de Soustons du 6 décembre 2024. Cet arrêté, fondé sur l'article L. 211-1 du code rural et de la pêche maritime, lui ordonnait d'évacuer son cheptel d'un site et de cesser la divagation de ses animaux, jugée dangereuse. La requérante invoquait l'urgence liée à la période d'agnelage et un doute sérieux sur la légalité de la décision, tandis que la commune maintenait la nécessité de prévenir les dangers pour la sécurité publique. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de l'arrêté municipal.
Le Tribunal Administratif de Pau a pris acte du désistement pur et simple du centre communal d’action sociale de Dax, qui avait initialement demandé une expertise sur les désordres structurels de l’EHPAD « Gaston Larrieu » sur le fondement de l’article R.532-1 du code de justice administrative. Plusieurs parties défenderesses, dont la SAS Ramery construction et la société d’équipement des pays de l’Adour, ont accepté ce désistement tout en maintenant leurs conclusions au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donc donné acte du désistement par ordonnance, conformément à l’article R.222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine la plaçant en congé de maladie ordinaire. La requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement accepté par la région. Par ordonnance du 16 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de Mme A présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Mouguerre. Les requérants se sont désistés de leur instance et de leur action, désistement accepté par la commune et le bénéficiaire du permis. Par ordonnance, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également donné acte du désistement des conclusions présentées par les défendeurs au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-5 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Nogema technology. Celle-ci contestait l'attribution du lot n°4 d'un marché public de télérelève de compteurs d'eau par la communauté d'agglomération du grand Dax, invoquant notamment une violation des règles de concurrence et une dénaturation de son offre. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés d'un avantage concurrentiel indu de l'attributaire et d'une disproportion dans la notation du prix, n'étaient pas fondés. La décision applique les principes du code de la commande publique régissant la passation des marchés publics.
Le Tribunal Administratif de Pau a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait le rejet de sa réclamation relative à sa déclaration de revenus 2022. L’administration fiscale avait prononcé des dégrèvements sur les prélèvements sociaux litigieux, rendant le litige sans objet. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal lui a donné acte de son désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.