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Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du CHU de Rennes d’examiner sa candidature à un concours interne d’ingénieur en chef hospitalier. Le requérant demandait au juge de rappeler le droit applicable à l’administration, ce qui ne relève pas des pouvoirs du juge administratif. Le tribunal a considéré que la demande, tendant en réalité à une injonction, était manifestement irrecevable car elle visait à mettre en œuvre des pouvoirs dont il ne dispose pas, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, un agent territorial, qui contestait la sanction disciplinaire d’exclusion temporaire de fonctions de trois mois (dont deux avec sursis) infligée par le président de Brest Métropole. Le requérant demandait au juge de substituer à cette sanction l’avis moins sévère du conseil de discipline (quinze jours, dont cinq avec sursis). Le tribunal a jugé cette demande irrecevable, car il n’appartient pas à la juridiction administrative de prononcer elle-même une sanction disciplinaire à la place de l’autorité administrative compétente. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour irrecevabilité manifeste.
Sanction disciplinaire d'un an d'exclusion temporaire prononcée par la directrice du centre hospitalier de Saint-Brieuc-Paimpol-Tréguier à l'encontre d'un agent. Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de cette sanction. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge ayant estimé que la condition d'urgence était présumée et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison d'un possible défaut d'impartialité et d'une atteinte à la liberté syndicale.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre la décision du préfet des Côtes-d'Armor du 26 mars 2025 suspendant son permis de conduire pour neuf mois pour usage de stupéfiants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de préjudice grave et immédiat, son contrat de travail ne prévoyant pas de licenciement automatique et des alternatives de transport existant. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, les vices de procédure ou l'erreur de fait, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 235-1 et suivants du code de la route et de l'arrêté du 13 décembre 2016.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et de la brièveté de son séjour en France.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Morbihan modifiant le lieu de rassemblement de la manifestation prévue le 19 juillet 2025 par l'association France Palestine Solidarités 56, de la place des Lices à l'esplanade Simone Veil. Le juge a considéré que cette restriction, imposée sans arrêté motivé et sans démonstration d'un risque avéré de trouble à l'ordre public, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester. En revanche, la demande de suspension de la décision générale d'encadrement des manifestations pour l'été 2025 a été rejetée, faute d'éléments suffisants établissant son existence juridique. La décision s'appuie sur les principes constitutionnels de liberté de réunion et d'expression, ainsi que sur les articles L. 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme D, ressortissante comorienne, contestant l'arrêté préfectoral du 16 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la condition de contribution effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant n'était pas établie. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme D.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 mai 2025 prolongeant le placement à l'isolement de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'apportant pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation justifiant une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence, du défaut de motivation ou de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. et Mme D demandant la suspension des décisions du 18 juin 2025 par lesquelles la commission de l’académie de Rennes a refusé l’autorisation d’instruction dans la famille pour leurs deux enfants, A et B, au titre de l’année scolaire 2025-2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation, et qu’aucun des moyens soulevés (notamment l’erreur de droit au regard de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, l’erreur manifeste d’appréciation, la méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant, et le vice de procédure) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Les demandes d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme G, aide-soignante, pour contester le refus du centre hospitalier de La Guerche de Bretagne de reconnaître le caractère professionnel de sa maladie et demander réparation des préjudices liés à deux accidents de service et à cette maladie. Le tribunal a rejeté la requête en annulation de la décision du 5 avril 2022, estimant que la commission de réforme était régulièrement composée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en se fondant sur le tableau n° 98 des maladies professionnelles. Concernant la demande indemnitaire, le tribunal a partiellement fait droit à la requête en condamnant le centre hospitalier à verser à Mme G une somme de 5 000 euros en réparation des préjudices résultant des deux accidents de service reconnus, tout en rejetant les prétentions liées à la maladie professionnelle non reconnue. Les textes appliqués incluent la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, et le décret n° 88-386 du 19 avril 1988.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A, ingénieure territoriale, contestant le refus du département d'Ille-et-Vilaine de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome dépressif. La juridiction a annulé la décision du 25 mai 2023 pour défaut de motivation, en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Concernant l'arrêté du 21 mai 2025, le tribunal a relevé d'office que la pathologie, diagnostiquée avant l'entrée en vigueur du décret n° 2019-301 du 10 avril 2019, relevait de l'ancien régime juridique, et non de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté pour erreur de droit et a enjoint au département de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B, infirmière anesthésiste au CHU de Brest, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 3 janvier 2025 prononçant sa radiation des cadres pour limite d’âge à 62 ans. La requérante soutenait que la décision était illégale faute d’avis conforme de la CNRACL et d’application des nouvelles limites d’âge issues de la réforme des retraites (62 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1963). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’emploi d’infirmière anesthésiste relève de la catégorie active, pour laquelle la limite d’âge de 62 ans prévue par l’article 37 de la loi du 5 juillet 2010 reste applicable, et que la procédure de radiation était régulière. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 556-1 du code général de la fonction publique et L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 mars 2025 par lequel la directrice du centre hospitalier de Saint-Brieuc-Paimpol-Tréguier avait exclu temporairement de ses fonctions pour un an un infirmier, M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, la décision privant l'agent de tout traitement pendant un an et portant une atteinte grave à sa situation financière et personnelle. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la sanction, en raison notamment du défaut de notification du droit de se taire lors de l'audition préalable et du caractère potentiellement disproportionné de la mesure au regard des faits reprochés. La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B A et sa fille, ressortissantes nigérianes, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 27 juin 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile. Les requérantes contestaient notamment la légalité de cette décision en invoquant l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, un vice de procédure, ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 551-15 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision de l’OFII était légalement justifiée. Cette solution s’appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles L. 141-3, L. 522-1 et L. 551-10, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'une décision de la DDTM du Morbihan présentée par Mme A et autres. La requête est jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas introduit de requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code, et n'ont pas produit la décision contestée. En tout état de cause, la condition d'urgence n'est pas remplie, faute de circonstances particulières invoquées. L'ordonnance est prise en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 1er juillet 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que ni le dépôt de plainte de l'intéressé contre son ancien employeur, ni sa demande de titre de séjour postérieure à l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 9 novembre 2022, ne faisaient obstacle à cette mesure d'exécution fondée sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Enfin, la décision n'a pas été considérée comme portant atteinte au droit à un recours effectif garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et l'article 13 de la CEDH.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B A. Ce dernier contestait un arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 27 juin 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a relevé que cet arrêté avait été abrogé par un nouvel arrêté préfectoral du 9 juillet 2025, rendant les conclusions en annulation sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 27 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la sous-préfète de Pontivy disposait d'une délégation de signature régulière pour signer l'arrêté. Il a également estimé que le préfet avait légalement fondé la mesure sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de M. D et de l'absence de titre de séjour valide, sans que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ne soient retenus.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 juillet 2025 du directeur académique des Côtes-d'Armor refusant l'affectation hors secteur d'un élève au lycée Fulgence Bienvenüe. Le requérant invoquait une rupture d'égalité et un non-respect de la circulaire ministérielle n°2013-060. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car elle n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La solution est fondée sur l'article L. 522-3 du même code, permettant de rejeter une demande sans instruction lorsqu'elle est irrecevable.