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Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 2 avril 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante albanaise, et l'obligeant à quitter le territoire. La décision de refus de séjour a été jugée insuffisamment motivée, le préfet s'étant borné à une formule stéréotypée sans énoncer les considérations de droit et de fait requises par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour, privées de base légale, ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu lui refuser le renouvellement de son titre de séjour, faute pour l'intéressé de justifier du caractère réel et sérieux de ses études, n'ayant validé aucune année universitaire depuis son arrivée en France en 2021. La décision a été fondée sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 426-17 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses liens familiaux et de son parcours. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de trois ans, fondées sur ces motifs, ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 20 décembre 2024 par laquelle la commission de l'académie de Rennes a refusé d'autoriser Mme C et M. D à instruire leur fille A en famille pour l'année scolaire 2024-2025. Les requérants invoquaient l'état de santé de leur enfant, souffrant d'une pathologie dépressive majeure avec phobie scolaire, pour justifier cette demande sur le fondement du 1° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intérêt supérieur de l'enfant était d'être scolarisé, alors que les certificats médicaux démontraient l'impossibilité d'une scolarisation en milieu ordinaire. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (3ème Chambre) concerne le recours de Mme D B A contre un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 6 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoque notamment la méconnaissance de son droit d'être entendue, une erreur de droit relative à sa demande de réexamen d'asile, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le préfet oppose que la demande de réexamen a été rejetée par l'OFPRA et qu'un nouvel arrêté du 4 mars 2025 a implicitement abrogé la décision contestée. Le tribunal doit se prononcer sur la légalité de l'arrêté initial au regard des articles L. 611-1, L. 613-1 et L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations conventionnelles invoquées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'erreur de droit concernant la protection contre l'éloignement, et de l'incompatibilité des dispositions nationales avec la directive 2013/32/UE. Il a également jugé que la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'illégalité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 17 septembre 2024 du directeur académique d’Ille-et-Vilaine refusant de mettre en œuvre la décision de la CDAPH attribuant à son fils un accompagnant (AESH) à 100 % du temps scolaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, considérant que la requête tendait bien à l’annulation de la décision. Sur le fond, il a rappelé que le droit à l’éducation est garanti à tous, y compris aux enfants handicapés, et qu’il incombe à l’État de prendre les mesures nécessaires pour assurer leur scolarisation en milieu ordinaire. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’est fondé sur les articles L. 111-1, L. 112-1, L. 131-1, L. 351-2 et L. 351-3 du code de l’éducation, ainsi que sur le Préambule de la Constitution et l’article 2 du Premier protocole additionnel à la CEDH.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision du 21 juillet 2023 par laquelle le recteur de l'académie de Rennes a refusé d'attribuer à M. A l'aide à la mobilité en master. Le tribunal retient que seul le directeur du CROUS est compétent pour statuer sur cette demande en application de l'article 6 du décret n° 2017-969 du 10 mai 2017, et que le recteur a donc excédé sa compétence. Il enjoint au CROUS de Bretagne de réexaminer la demande de M. A dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme C, qui contestait le refus implicite du maire de Ménéac d'autoriser l'inhumation de sa mère dans le caveau familial au cimetière communal. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 2223-6 du code général des collectivités territoriales et demandait l'annulation de cette décision ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que Mme C ne justifiait pas d'un titre de concession valide sur l'emplacement revendiqué, la commune ayant démontré que la concession initiale avait été reprise. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2223-3, L. 2223-17 et R. 2223-19 du même code, et la commune a été condamnée à verser 2 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, exploitant du bar de nuit "Le O'Kenny", qui contestait le refus du préfet des Côtes-d'Armor de lui accorder une dérogation aux horaires de fermeture fixés par l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2011. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la procédure de consultation des services de police et des mairies avait bien été respectée et que la décision, prise sur demande, n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable. La solution retenue confirme la légalité du refus préfectoral, fondé sur les pouvoirs de police administrative du préfet en matière d'ordre public, en application des articles L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales et de l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2011.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 29 novembre 2021 ordonnant la saisie définitive de ses armes et lui interdisant d'en acquérir ou détenir. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que le délai de notification n'affecte pas la légalité de la décision, que le procès-verbal d'audition invoqué était inopérant, et que l'arrêté était suffisamment motivé en fait. Il a également estimé que la procédure de saisie définitive, fondée sur les articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure, avait été régulièrement engagée dans le délai d'un an suivant la saisie provisoire. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait pu légalement maintenir l'interdiction de détention d'armes au vu du danger grave pour autrui, sans que le certificat médical produit par M. A ne suffise à écarter ce risque.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B contestant le retrait partiel de sa subvention "MaPrimeRénov'" par l'ANAH. La décision était fondée sur le fait que les travaux d'isolation par insufflation du plancher des combles, facturés par Mme B, ne sont pas éligibles à la prime selon l'annexe 1 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui ne vise que l'isolation des rampants de toiture et plafonds de combles. Le tribunal a rappelé que les subventions conditionnelles de l'ANAH ne créent de droits qu'après justification de la conformité des travaux aux conditions d'attribution, et que l'administration n'était pas tenue d'effectuer un contrôle sur place avant de réduire la subvention. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de l'ANAH.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A Le Bomin, qui demandait l'annulation du refus du président du conseil départemental du Morbihan de lui délivrer un agrément d'assistante maternelle pour trois enfants. La décision de refus, fondée sur l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, était motivée par des insuffisances dans l'organisation, les connaissances et la sécurité du logement de la requérante. Le tribunal a jugé que les arguments de Mme Le Bomin, présentés après la décision, étaient sans incidence sur sa légalité et que les carences relevées dans le rapport d'évaluation n'étaient pas sérieusement contestées. Par conséquent, le tribunal a estimé que le département n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant l'agrément.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du 7 octobre 2022 par lequel le préfet du Finistère l'a mis en demeure de régulariser la situation administrative de deux plans d'eau situés à Plouégat-Guérand. Le tribunal a constaté que le second plan d'eau, créé en 1999 et d'une surface de 130 m², avait été supprimé par le requérant, rendant le litige sans objet sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par M. A, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, de la prescription de l'action administrative et de la méconnaissance des dispositions du II de l'article L. 214-6 du code de l'environnement. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A et a mis à sa charge les frais liés au litige.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la sanction disciplinaire de cinq tours de consigne infligée le 10 janvier 2023 à M. A, matelot de la base aéronautique navale de Lann-Bihoué. La juridiction a retenu un vice de procédure substantiel, estimant que l'autorité militaire n'avait pas rapporté la preuve du respect des droits de la défense prévus à l'article R. 4137-15 du code de la défense, notamment la possibilité pour le militaire de s'expliquer sur les faits reprochés. Le tribunal a enjoint d'effacer les mentions de cette sanction du dossier de l'intéressé et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la sanction disciplinaire de cinq tours de consigne infligée le 31 janvier 2023 à M. A, matelot de la base aéronautique navale de Lann-Bihoué. La décision a été jugée irrégulière car la procédure prévue à l’article R. 4137-15 du code de la défense n’a pas été respectée : M. A n’a pas été mis en mesure de s’expliquer devant l’autorité militaire compétente ni de bénéficier d’un délai de réflexion. Le tribunal a enjoint à l’administration d’effacer toute mention de cette sanction du dossier du requérant et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B pour obtenir la suspension de la décision implicite de la Caisse des dépôts refusant de lui communiquer le décompte définitif de sa pension de retraite (CNRACL et RAFP). Le juge a constaté que la Caisse des dépôts avait communiqué le décompte en cours d'instance, rendant sans objet la demande de suspension sur ce point. S'agissant des inexactitudes alléguées dans le décompte (échelon de référence, majorations pour enfants), le tribunal a rappelé qu'il appartenait à Mme B d'introduire une demande de révision auprès de la Caisse des dépôts. La requête en référé suspension a donc été rejetée comme devenue sans objet pour la communication et non fondée pour le surplus.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 10 juin 2025 par laquelle l’OFII refusait de rétablir les conditions matérielles d’accueil de M. A, un demandeur d’asile afghan. Le juge a estimé que l’OFII avait commis une erreur de droit en opposant un refus de rétablissement, alors que le jugement précédent du 28 avril 2025 imposait un réexamen de sa situation, sans que l’administration ne justifie d’un motif légal pour maintenir la cessation des droits. La décision a également été jugée insuffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’OFII de rétablir les conditions matérielles d’accueil dans un délai de sept jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la SARL Ulysse, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour les métiers d’art (CIMA) de 7 499 euros au titre de 2022. La société, active dans la fabrication de meubles sur-mesure, n’a pas démontré que ses ouvrages répondaient aux critères cumulatifs de l’article 244 quater O du code général des impôts, notamment l’originalité par rapport aux réalisations antérieures. Les éléments fournis (fiche de présentation, liste des biens, photographies illisibles) ont été jugés insuffisamment précis pour prouver une création excédant la simple adaptation aux clients. En conséquence, le tribunal a confirmé le bien-fondé du refus de l’administration fiscale.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision du 18 juin 2025 par laquelle le préfet de la Lozère lui a retiré sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier". Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation d'illégalité invoquée par le requérant ne justifiant pas une urgence particulière, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.