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Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un titre exécutoire émis par la commune d'Allaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation du tribunal restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du préfet du Finistère du 26 septembre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, un ressortissant nigérian, et les mesures d'éloignement associées. La solution retenue est fondée sur une erreur de fait et un défaut d'examen, le préfet ayant mentionné une origine mongole et une nationalité erronée, et n'ayant pas correctement apprécié la situation médicale de l'intéressé au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et de réexaminer la situation, en application des articles L. 425-9 et L. 611-1 du même code.
Le tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande du préfet des Côtes-d'Armor visant à expulser Mme B d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, mère d'un enfant en bas âge, et de la saturation du dispositif d'hébergement d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 6 octobre 2022 par laquelle la section disciplinaire de l'université Rennes 2 lui avait infligé un blâme pour des faits de harcèlement moral. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire (absence de signature du rapport, composition irrégulière de la section, partialité) et la contestation de la matérialité des faits. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de blâme n'était pas disproportionnée, en application des articles R. 811-14 et suivants du code de l'éducation. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel le maire de Saint-Quay-Perros mettait en demeure l'État de prendre des mesures pour l'accès aux soins dans les Côtes-d'Armor, sous astreinte. Le tribunal juge que le maire a agi incompétemment, car ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales) ne lui permettent pas d'enjoindre à l'État d'agir dans un domaine relevant de la seule compétence étatique. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour incompétence, sans examen des autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de Mme E et M. D contestant leur assignation à résidence. Les requérants soutenaient notamment l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, en méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les obligations de quitter le territoire français, prises moins de trois ans auparavant, étaient valides et que les intéressés n'établissaient pas que leur éloignement ne constituait pas une perspective raisonnable. En conséquence, les arrêtés préfectoraux ont été validés.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Entreprise Joubrel. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution du lot n°1 "Maçonnerie" d'un marché de travaux à la Sarl Beaufils par la SPL Territoires Publics. Le juge a préalablement examiné sa compétence, rappelant que les contrats passés par une société publique locale (SPL), personne morale de droit privé, sont des contrats administratifs en application de l'article L. 6 du code de la commande publique, justifiant ainsi la compétence de la juridiction administrative. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B contestant la mise en demeure de la commune de Louvigné-du-Désert d'évacuer un dépôt sauvage. Les conclusions à fin d'annulation sont devenues sans objet car les déchets ont été retirés. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute pour le requérant d'avoir justifié d'une demande préalable auprès de l'administration, malgré une invitation à régulariser. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes annule l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel le maire de Pontrieux mettait en demeure l'État de prendre des mesures pour l'accès aux soins dans les Côtes-d'Armor, sous astreinte. Le tribunal juge que le maire était incompétent pour adopter un tel acte, les pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales) ne lui permettant pas d'enjoindre à l'État de prendre des mesures relevant de sa seule compétence. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour ce motif d'incompétence.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 31 juillet 2024 par lequel le maire de Plouha mettait en demeure l'État de prendre des mesures pour améliorer l'accès aux soins dans les Côtes-d'Armor, sous astreinte. Le tribunal juge que le maire, bien qu'investi de pouvoirs de police municipale pour assurer l'ordre public, est incompétent pour adresser des injonctions sous astreinte à l'État, ces mesures relevant de la seule compétence de ce dernier. La décision est fondée sur les articles L. 2131-6 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi par la SCI Drion AM d’une demande de décharge de la taxe d’habitation sur les logements vacants pour l’année 2024 concernant un bien situé à Quiévy (Nord), a constaté son incompétence territoriale. En application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision attaquée a son siège, soit le service des impôts de Cambrai (Nord). Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lille, seul compétent, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Rennes annule l'arrêté du 28 juin 2024 par lequel le maire de Loc-Envel mettait en demeure l'État de prendre des mesures pour l'accès aux soins dans les Côtes-d'Armor, sous astreinte. Saisi par le préfet sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le tribunal juge que le maire est incompétent pour adresser de telles injonctions à l'État. Les pouvoirs de police municipale (article L. 2212-2 du même code) ne permettent pas de prononcer une mise en demeure ou une astreinte à l'encontre de l'État. L'arrêté est donc annulé pour ce motif.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, suspend l'exécution de la décision du 10 février 2025 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé de renouveler la carte professionnelle de M. A. La condition d'urgence est remplie car ce refus prive le requérant de son emploi d'agent de sécurité et de revenus nécessaires à son foyer. Un doute sérieux existe sur la légalité de la décision, fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en raison du caractère ancien et isolé des faits de violence reprochés, non suivis de condamnation pénale.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. G D contestant l'arrêté du 23 janvier 2025 du préfet des Côtes-d'Armor fixant le pays de destination pour l'exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance du droit à présenter des observations préalables et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation de l'intéressé, et que ce dernier avait pu présenter des observations lors de sa garde à vue. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 721-3, L. 721-4 et L. 641-1 à L. 641-3.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 10 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, lui interdisant le retour pour un an et le signalant au système Schengen. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice de procédure lié à la proposition du secrétaire général, l'erreur de fait concernant son activité professionnelle, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision de refus de séjour était légale, privant ainsi de base légale les moyens dirigés contre les décisions subséquentes. La solution s'appuie sur les articles L. 435-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. A, ressortissant guinéen, contre l'arrêté du préfet du Finistère lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment son arrivée en France comme mineur isolé, ses problèmes de santé et son intégration, sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-3 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des critères légaux et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de Mme Tachon, qui contestait le retrait de son agrément d’assistante familiale par le département des Côtes-d’Armor et son licenciement subséquent par le département d’Ille-et-Vilaine. La juridiction a jugé que la décision de retrait d’agrément était suffisamment motivée et fondée sur des faits matériellement établis de violences sur mineur, sans vice de procédure affectant la consultation de la commission consultative paritaire départementale. Le licenciement a été considéré comme une conséquence légale du retrait d’agrément, conformément à l’article L. 423-8 du code de l’action sociale et des familles, et les moyens d’incompétence et de défaut d’entretien préalable ont été écartés. Les demandes d’injonction et les frais de justice ont été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la commune de Landerneau pour obtenir la condamnation in solidum des sociétés Art Dan et Bureau TEC à l’indemniser des désordres affectant le parquet sportif de la salle omnisports, rendant l’ouvrage impropre à sa destination. La société Art Dan a soulevé une fin de non-recevoir tirée de la prescription décennale, estimant que l’action avait été introduite après l’expiration du délai de dix ans à compter de la réception des travaux intervenue le 25 août 2009. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le délai décennal est un délai de prescription et non de forclusion, et que la demande d’extension de mission du 4 novembre 2019 n’avait pas interrompu ce délai, mais que la requête introductive d’instance du 1er juin 2022 était recevable. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des deux sociétés sur le fondement de la garantie décennale (article 1792 du code civil), en raison des désordres affectant le sol sportif, et a condamné les sociétés à verser à la commune la somme de 83 793,60 euros TTC au titre des
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D et Mme E contestant le refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur fils. La juridiction a rappelé que l’administration doit vérifier si la demande expose de manière étayée une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, conformément à l’article L. 131-5 du code de l’éducation et à la décision du Conseil constitutionnel du 13 août 2021. Elle a estimé que les requérants n’apportaient pas d’éléments suffisants pour démontrer que l’instruction en famille serait plus conforme à l’intérêt supérieur de l’enfant que la scolarisation en établissement. Les décisions attaquées ont donc été jugées légales, et les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, conseiller municipal de Vern-sur-Seiche, qui contestait l'arrêté du 13 mai 2022 par lequel le maire lui avait retiré sa délégation de fonction et de signature en matière d'urbanisme. Le tribunal a jugé que le retrait de délégation, fondé sur l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, relève du pouvoir discrétionnaire du maire et ne nécessite aucune délibération préalable du conseil municipal. Il a également estimé que la décision était justifiée par la rupture du lien de confiance résultant de la candidature de M. A aux élections législatives et de son manque d'investissement, et non par un motif étranger à la bonne marche de l'administration communale. Par conséquent, les conclusions en annulation, injonction et indemnisation ont été rejetées.