20 628 décisions disponibles — page 304/1032
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet du Morbihan du 25 novembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car elle ne demandait pas la suspension d'une décision administrative, mais uniquement une injonction. Par ailleurs, la condition d'urgence n'était pas remplie, l'affaire au fond devant être jugée à très bref délai. La demande a été rejetée sans examen des moyens invoqués.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B C, qui contestait les arrêtés du préfet du Finistère du 23 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la présence de l'intéressé ne constituait pas une menace à l'ordre public justifiant le refus de séjour. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision du 22 janvier 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A, une mère isolée de deux enfants mineurs, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a méconnu les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne prenant pas en compte la situation de particulière vulnérabilité de la requérante. En conséquence, il enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme B et de la Selarl TCA des dépendances du domaine public portuaire de Paimpol qu'elles occupent sans droit ni titre. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, l'occupation sans titre faisant obstacle à la continuité du service public portuaire et à la remise en concurrence des autorisations d'occupation, et qu'aucune contestation sérieuse ne s'opposait à la mesure. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant l'occupation du domaine public, notamment le code général de la propriété des personnes publiques, et écarte l'application des dispositions du code de commerce invoquées par le liquidateur.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an et d’une assignation à résidence. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des textes du code de l’entrée et du séjour des étrangers (CESEDA), n’étaient pas fondés. Le tribunal a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Morbihan refusant de lui délivrer un titre de séjour « parent d’enfant français ». Le préfet a opposé un non-lieu à statuer, faisant valoir qu’il avait validé la demande de titre de séjour et délivré un récépissé autorisant le requérant à travailler. Le juge des référés a constaté que cette délivrance rendait la requête sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction. L’aide juridictionnelle provisoire a été accordée à M. A sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'élection de la présidente et des vice-présidents du syndicat intercommunal R.P.I Prat-Berhet-Mantallot "Triskol", organisée le 12 décembre 2024. Saisi par un déféré du préfet des Côtes-d'Armor, le tribunal a jugé que ces élections étaient irrégulières car le précédent président n'avait pas présenté sa démission au préfet, conformément aux articles L. 2122-15, L. 5211-2 et L. 5211-10 du code général des collectivités territoriales. En l'absence de vacance légale du siège, le conseil syndical ne pouvait procéder à un nouveau scrutin.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Nature Loisirs Promotion contre l'arrêté du maire de Belz refusant un permis d'aménager un parc résidentiel de loisirs. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a ensuite jugé que le projet, situé en zone littorale, ne respectait pas l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, car il n'était pas en continuité avec une agglomération ou un village existant, mais dans une zone d'urbanisation diffuse. Les autres moyens (risques, stationnement, dossier incomplet) ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la procédure n'était pas irrégulière. Il a également estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un motif légitime justifiant le dépôt tardif de sa demande d'asile, et que l'OFII avait procédé à un examen individuel de sa situation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-10, L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C, ressortissante ivoirienne et mère d’un enfant réfugié, d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet du Morbihan a délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 2 mai 2025, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en admettant provisoirement la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, notamment l'entretien de vulnérabilité, n'était pas entachée d'irrégularité. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'inconventionnalité de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la directive 2013/33/UE autorise le refus total des conditions matérielles d'accueil en cas de demande d'asile tardive sans motif légitime. Enfin, il a considéré que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la requérante n'établissant pas que son dépôt tardif résultait de circonstances exceptionnelles liées à sa vulnérabilité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 21 janvier 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII avait refusé à M. B, un ressortissant éthiopien demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas établi que M. B avait volontairement altéré ses empreintes digitales, et qu'un simple dysfonctionnement technique de l'appareil de prise d'empreintes ne pouvait être exclu. En conséquence, la décision de refus a été considérée comme entachée d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 551-9 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 6 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier le 4° de l'article L. 611-1.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant angolais, qui contestait les arrêtés du préfet de police du 20 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de droit et de la méconnaissance des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et 33 de la Convention de Genève, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 8 février 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de la situation personnelle du requérant, notamment en relevant son comportement troublant l'ordre public et l'inexécution de la mesure d'éloignement. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 612-11.
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 11 février 2021, a constaté que le groupe hospitalier Rance Emeraude, venant aux droits du centre hospitalier de Saint-Malo, avait versé à Mme A la somme de 2 987 euros sur sa paie de mai 2024. Ce versement correspond à l’indemnité due en application de l’article 2 du jugement, calculée sur la base de la prime de service prévue par l’arrêté du 24 mars 1967. Le tribunal a donc jugé que l’exécution du jugement était complète, rejetant la demande d’astreinte et clôturant la procédure.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B, ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant son pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, estimant que les décisions contestées n’étaient entachées d’aucune illégalité et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l’état de santé et à la vie privée et familiale, étaient infondés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une procédure irrégulière, faute d'avoir été informé dans une langue comprise, et une méconnaissance de sa situation de vulnérabilité. Le tribunal a estimé que la fiche d'évaluation de vulnérabilité, signée par l'intéressé, établissait qu'il avait été informé en français, une langue qu'il comprend, et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 22 janvier 2025 l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a écarté le défaut d'examen particulier, malgré une erreur matérielle dans le nom. Il a estimé que l'assignation à résidence, assortie d'obligations de présentation et de plages horaires, n'était pas disproportionnée et que l'éloignement restait une perspective raisonnable, conformément aux articles L. 731-1, L. 733-1 et L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande de suspension de l'exécution d'un arrêté municipal l'excluant temporairement de ses fonctions pour quinze jours. La requérante s'est désistée de son recours. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans tenir d'audience, et a rejeté les conclusions de la commune de Lorient au titre des frais de justice.