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Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL Corlay Métallerie d’un litige en plein contentieux relatif au solde du lot n° 7 du marché de construction d’une piscine pour la communauté de communes de Pleyben-Châteaulin-Porzay. La société requérante contestait le décompte général établi par la collectivité et demandait le paiement de diverses sommes au titre de travaux supplémentaires, de préjudices et de la révision des prix. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, la société n’ayant pas contesté dans le délai de six mois la décision implicite de rejet née du silence gardé sur sa réclamation. Par voie de conséquence, les conclusions reconventionnelles de la communauté de communes ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... qui demandait la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour l'année 2021. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour le contribuable d'avoir adressé une réclamation préalable à l'administration fiscale, conformément aux articles R. 190-1 et R. 197-3 du livre des procédures fiscales. Sa simple visite au centre des finances publiques pour déposer sa déclaration et solliciter des informations ne constitue pas une telle réclamation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la société Holding de Guibourg contestant un redressement fiscal. La société demandait la réduction d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés pour 2019, liée à la remise en cause par l’administration d’une provision pour dépréciation de créance de 120 000 euros. Le tribunal a jugé que la provision n’était pas justifiée, faute de démontrer le caractère probable de la perte à la clôture de l’exercice, et a confirmé la majoration de 40 % pour manquement délibéré. La décision s’appuie sur les articles 39 et 209 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la commission de délimitation fixant la limite de sa parcelle cadastrée I n° 665 à Elliant. Le tribunal a relevé d'office que les moyens soulevés étaient inopérants, car l'administration se trouvait en situation de compétence liée en raison d'un désaccord de propriété entre M. B... et la commune. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent le code général des impôts et le décret n° 55-471 du 30 avril 1955 relatif à la rénovation cadastrale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la décharge des cotisations de taxe d’habitation pour les années 2018 à 2021, relatives à un garage non raccordé aux réseaux. La requérante contestait le refus de l’administration de lui accorder un dégrèvement d’office pour ces années, en se fondant sur l’article R. 211-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la décision de l’administration de faire usage de ce pouvoir de dégrèvement d’office est purement gracieuse et insusceptible de recours, sauf cas particulier inapplicable en l’espèce. Par conséquent, le moyen invoqué par Mme A... a été écarté comme inopérant dans le cadre du contentieux d’assiette.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur la demande du préfet du Morbihan, a enjoint à Mme B... et M. A... de quitter le lieu d’hébergement pour demandeurs d’asile qu’ils occupaient sans titre au CCAS de Vannes. Le juge a constaté que leur droit au maintien sur le territoire français avait pris fin après le rejet définitif de leurs demandes d’asile par l’OFPRA et la CNDA, et que la mise en demeure de quitter les lieux était restée infructueuse. Sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il a ordonné leur expulsion, autorisé le recours à la force publique si nécessaire, et permis au gestionnaire de débarrasser leurs biens à leurs frais.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête indemnitaire de trois sociétés (Rouxel Secama, Concept Equipement et JMG) qui demandaient à l’État la réparation de préjudices subis du fait de l’illégalité fautive d’une délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) du 20 janvier 2022, annulée par le Conseil d’État. Le tribunal a estimé que les sociétés n’établissaient pas de lien direct de causalité entre cette illégalité et leurs préjudices, lesquels résultaient principalement de décisions de RTE et d’EDF, et qu’elles ne justifiaient pas non plus du montant des sommes réclamées. Le moyen tiré d’une responsabilité sans faute a été jugé trop imprécis. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait un relogement d'urgence à Paris. La requérante invoquait une intervention chirurgicale, une agression et l'insalubrité de son logement à Quimper, mais n'a pas démontré d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a relevé l'absence de démarches préalables, le défaut de preuve de l'agression et l'absence de décision administrative contestable. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B..., ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Morbihan. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une situation suffisamment grave et immédiate, et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La solution s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui régit la suspension des décisions administratives, et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux titres de séjour.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 8 janvier 2026 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., un ressortissant afghan demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le seul fait pour un étranger de présenter une nouvelle demande d'asile après l'exécution d'une décision de transfert ne constitue pas un non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de l'OFII a été annulée pour erreur d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge estime que la demande ne présente ni le caractère d'urgence ni l'utilité requis, dès lors que l'intéressé dispose déjà d'un récépissé valable et n'apporte pas de justifications suffisantes aux difficultés alléguées. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur la demande du préfet des Côtes-d'Armor fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête visant à l'expulsion de Mme C... de l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la situation personnelle de l'intéressée, mère de quatre enfants dont un en bas âge, et de l'absence de solution d'hébergement alternative, l'expulsion entraînant une mise à la rue. La solution retenue écarte l'application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de l'action sociale et des familles invoquées par le préfet.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande du préfet des Côtes d'Armor visant à ordonner l'expulsion de M. E... d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu de la situation familiale de l'intéressé, père de quatre enfants dont un nourrisson, et de l'absence de justification suffisante par le préfet de la saturation du dispositif d'accueil. En outre, la mesure se heurtait à une contestation sérieuse, une demande d'asile ayant été déposée pour le plus jeune enfant de M. E..., sans que l'OFPRA ait encore statué. La décision s'appuie sur les articles L. 552-2, L. 551-11, L. 542-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête indemnitaire de trois sociétés (SAS Rouxel Secama, SARL Concept Equipement et SARL JMG) qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser plus de 540 000 euros. Les sociétés invoquaient la responsabilité de l'État en raison de l'illégalité fautive d'une délibération de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) du 20 janvier 2022, annulée par le Conseil d'État le 17 octobre 2022. Le tribunal a jugé que les requérantes n'établissaient pas de lien de causalité direct entre cette illégalité et leurs préjudices, ceux-ci résultant principalement de la résiliation d'un contrat par RTE et des tarifs d'EDF, et qu'elles ne justifiaient pas du montant des sommes demandées. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens étant manifestement insuffisamment précis ou assortis de faits insusceptibles de venir à leur soutien.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la société Brit’Alu, sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, d’une demande de communication de documents relatifs à l’analyse de son offre dans le cadre d’un marché public. Le juge des référés précontractuels a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, estimant qu’il n’entre pas dans son office d’ordonner une telle communication. Il a rappelé qu’il appartient d’abord à la société de solliciter ces documents auprès du pouvoir adjudicateur avant tout recours contentieux. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui demandait au préfet du Morbihan de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des éléments précis et circonstanciés établissant une situation d'urgence justifiant une intervention à très bref délai. Il a également relevé que le délai d'instruction de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas expiré. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante afghane, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée, entachée de vices de procédure (notamment l'absence d'agent qualifié pour l'entretien de vulnérabilité) et disproportionnée. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu'aucun défaut d'examen particulier de sa situation n'était établi et que les moyens relatifs à la procédure et à l'erreur manifeste d'appréciation étaient infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, des conclusions à fin d'injonction et des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme A..., ressortissante haïtienne, contre une décision du 28 janvier 2026 de l'OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante soutenait notamment que ce refus méconnaissait les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car sa demande d'asile avait été déposée dans les délais impartis compte tenu de son entrée régulière en France en 2021. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le délai de quatre-vingt-dix jours pour solliciter l'asile court à compter de l'entrée en France et non de la date d'expiration d'un titre de séjour, et que la dégradation de la situation sécuritaire en Haïti ne constituait pas un motif légitime pour justifier un dépôt tardif. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Côtes d’Armor de lui fixer un rendez-vous pour la délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 12 octobre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée se heurtant à l’exécution de cette décision implicite, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint à l'administration de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour « étudiant » et de lui délivrer un récépissé. La requérante invoquait une atteinte à sa liberté d'aller et venir et à son droit à l'éducation, mais le juge estime qu'elle ne justifie pas d'une situation d'urgence au sens de ce texte. En conséquence, la demande est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.