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Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par l'association Osons ! et plusieurs particuliers d'un recours en plein contentieux contre deux arrêtés préfectoraux du 27 mai 2021. Ces arrêtés imposaient des prescriptions complémentaires à la société Timac Agro pour l'exploitation de ses installations classées de traitement de produits minéraux à Saint-Malo. Les requérants contestaient la légalité de ces arrêtés, estimant que les transformations des installations constituaient une modification substantielle nécessitant une nouvelle autorisation, notamment au titre de la rubrique 3430 de la nomenclature des ICPE. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les modifications n'étaient pas substantielles et que les prescriptions complémentaires étaient suffisantes pour assurer la protection de l'environnement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, notamment les articles L. 511-1 et R. 181-46.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l'UDAF, agissant en qualité de curateur de Mme B, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par la commune de Saint-Brieuc pour des frais d'enlèvement de déchets. Le tribunal a considéré que Mme B était bien l'auteur du dépôt sauvage, notamment car elle avait réglé l'amende forfaitaire correspondante, reconnaissant ainsi l'infraction. Il a également jugé que les frais de déplacement et de dossier, fixés par une délibération municipale, n'étaient pas disproportionnés. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et 537 du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. C contestant un arrêté de mise en sécurité du maire de Tréguier du 24 mai 2022 et son arrêté de retrait partiel du 23 septembre 2022. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la prescription relative à l'étude de structure, celle-ci ayant été retirée par le second arrêté. Il a également estimé que les prescriptions restantes, notamment la coupe de la base du poteau d'angle et l'interdiction d'occuper l'immeuble, étaient justifiées par le danger persistant pour la sécurité publique, sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction de M. C ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme E et autres, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis suite au décès de M. C E, exposé aux rayonnements ionisants lors d'essais nucléaires en Polynésie française. Le tribunal a estimé que les requérants n'avaient pas prouvé de lien de causalité direct entre l'exposition et le décès, la décision du CIVEN d'indemniser les ayants droit ne suffisant pas à établir ce lien. La responsabilité pour faute de l'État a également été écartée, faute de préjudice en lien direct avec la carence alléguée. La décision se fonde sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D C C, ressortissant tchadien, qui contestait l’arrêté du 25 juin 2024 de la préfète du Rhône lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire disposant d’une délégation régulière. Il a jugé que la préfète n’avait pas à tenir compte d’une autorisation de travail obtenue pour un emploi de salarié, dès lors que la demande portait sur un titre « étudiant », et que les autres moyens (défaut d’examen, erreur manifeste d’appréciation, violation de l’article 8 de la CESDH) n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 421-1 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant un retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que le requérant ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, en raison de résultats très faibles et d'une absence de progression universitaire sur quatre années. La décision a également confirmé la légalité de l'interdiction de retour, rejetant l'ensemble des moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par Mme B C, représentante légale de son fils A C, enfant autiste, afin d’obtenir l’affectation effective d’un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) individuel, conformément à une notification de la CDAPH d’Ille-et-Vilaine du 23 février 2024. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la situation ne révélait pas une carence de l’État constitutive d’une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l’éducation, dès lors que l’enfant bénéficiait d’un accompagnement par une AESH mutualisée et que la notification de la CDAPH ne prévoyait pas d’aide individuelle sur les temps de classe de référence après son maintien dérogatoire en ULIS. La décision s’appuie sur l’article L. 521-2 du code de justice administrative, le code de l’éducation et les principes constitutionnels et conventionnels protégeant le droit à l’éducation.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur la demande du préfet des Côtes-d’Armor, a ordonné l’expulsion de Mme et M. C du logement qu’ils occupent sans titre au sein d’un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile (CADA). La solution retenue se fonde sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative et l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du rejet définitif de leur demande d’asile par la Cour nationale du droit d’asile le 17 janvier 2024 et de leur maintien dans les lieux malgré une mise en demeure. L’urgence et l’utilité de la mesure ont été caractérisées par l’obstacle à l’hébergement de nouvelles familles de demandeurs d’asile dans le département. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique et le débarras des biens aux frais des occupants.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E, ressortissant centrafricain, contestant l'arrêté du préfet du Finistère du 10 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet de sa demande d'asile. Il a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance des droits, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure avait respecté les textes applicables, notamment la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet des Côtes-d'Armor. Il a ordonné l'expulsion sans délai de Mme B C et M. D du logement qu'ils occupent sans titre au sein du CADA de Dinan, en raison du rejet définitif de leur demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile le 30 avril 2024. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que l'hébergement prend fin lorsque le droit de se maintenir sur le territoire français a expiré. Le juge a également autorisé le recours à la force publique et le débarras des biens meubles aux frais et risques des occupants.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre l'exécution du refus de titre de séjour du préfet du Morbihan (30 août 2024) et de la décision de clôture de son dossier (4 septembre 2024). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu notamment du délai de saisine et de la situation de l'intéressé. La solution retenue écarte l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examiner le fond des moyens soulevés, dont ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant les arrêtés préfectoraux du 10 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de l'absence de titre de séjour valide. Il a également écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que les arrêtés étaient suffisamment motivés et proportionnés à la situation personnelle de M. D.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant italien, contestant l’arrêté préfectoral du 5 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que l’arrêté était légal, notamment car il était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et fondé sur une menace pour l’ordre public au sens du 2° de l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que les décisions contestées ne méconnaissaient ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, et qu’elles n’étaient pas entachées d’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, contestant les arrêtés du préfet d'Ille-et-Vilaine du 9 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif de sa demande d'asile. Il a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur d'appréciation, relevant que M. B ne justifiait d'aucune attache familiale ou professionnelle suffisante en France. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait son transfert en Espagne et son assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles 4, 5, 18, 23 et 25 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation et que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement avait été valablement mené par un agent qualifié. En conséquence, la décision de transfert et l'assignation à résidence ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A contestant un titre exécutoire de 339,88 euros émis par la commune de Saint-Brieuc pour des frais d'enlèvement de déchets. Le requérant soutenait ne pas être à l'origine du dépôt sauvage, mais le tribunal a relevé qu'il avait reconnu la propriété des déchets et payé l'amende forfaitaire, ce qui vaut reconnaissance de l'infraction en vertu de l'article 537 du code de procédure pénale. La décision s'appuie également sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales relatif aux pouvoirs de police municipale. La demande de remboursement de l'amende de 135 euros a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère du 11 septembre 2024 le maintenant en rétention administrative pendant l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance du principe du contradictoire. Il a jugé que la demande d'asile, déposée tardivement après le placement en rétention, avait été examinée et rejetée par l'OFPRA, et que le préfet avait légalement motivé sa décision de maintien en rétention sur le fondement des articles L. 754-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante bangladaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 4 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était signé par une autorité habilitée et suffisamment motivé. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que le préfet du Finistère avait légalement fondé sa décision sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il avait procédé à un examen suffisant de la situation de l'intéressé, malgré l'absence de mention de son incarcération postérieure à la rétention. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la recevabilité de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours en excès de pouvoir de M. D, ressortissant ivoirien, contre un arrêté préfectoral du 9 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé sa décision sur le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.