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Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur le litige opposant la SAS Imprimerie Chane Pane à l’administration fiscale concernant des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2015 à 2018. La société contestait la qualification de son activité comme industrielle et l’inclusion de certains biens dans la base imposable, invoquant notamment une méconnaissance de la procédure contradictoire et l’exonération prévue au 11° de l’article 1382 du code général des impôts pour les biens d’équipement spécialisés. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en prononçant un non-lieu à statuer sur les années 2015 à 2017 suite à des dégrèvements déjà accordés, et a rejeté le surplus des conclusions, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions restantes pour 2018. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A B, infirmière territoriale, qui contestait le refus du président du conseil départemental de prendre en charge les frais de sa formation au CAFDES. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été régulièrement signée par une responsable bénéficiant d'une délégation de signature. S'appuyant sur les articles L. 421-1 du code général de la fonction publique et l'article 18 du règlement intérieur de formation du département, le juge a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la prise en charge, dès lors que la formation ne correspondait pas à un besoin identifié du service.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SARL Alarme 2 Services, qui contestait des rappels de TVA pour 2017-2018. La société invoquait l'irrégularité de la proposition de rectification, notamment pour défaut de notification et pour envoi pendant la période protégée par les ordonnances n° 2020-306 et 2020-560. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve d'une notification régulière, les mentions sur le pli recommandé retourné étant suffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) pour obtenir le remboursement des sommes versées à la suite d’une agression sexuelle commise par un mineur placé à l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département de La Réunion, en application de la jurisprudence relative à la garde d’un mineur confié à un service départemental, et a jugé que les indemnisations accordées par le FGTI n’étaient pas excessives. En conséquence, le département a été condamné à rembourser au FGTI la somme totale de 6 000 euros, avec intérêts au taux légal à compter de la demande préalable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a été saisi par la commune de Sainte-Rose pour liquider l'astreinte prononcée par une ordonnance du 24 mars 2023 enjoignant à la SARL B et à Mme B de libérer des parcelles communales. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par les défendeurs, estimant que l'erreur de procédure de la commune était sans incidence sur la recevabilité de sa demande. Il a ensuite fait droit à la demande de la commune en liquidant l'astreinte à hauteur de 26 600 euros pour la période du 12 avril 2024 au 29 janvier 2025, portant le montant de l'astreinte à 500 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 911-7 du code de justice administrative, ainsi que sur le code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision du CROUS la déclarant redevable de 2 064 euros. La requête était manifestement irrecevable car elle se bornait à transmettre des documents sans exposer de conclusions ou de moyens, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. L'affaire a été tranchée par ordonnance du vice-président le 5 février 2025.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’indemnité temporaire de retraite (ITR), se déclare incompétent. Il applique les articles R. 351-3 et R. 312-13 du code de justice administrative, ainsi que la jurisprudence récente (CE, 18-12-2024, *Ministre c/ Strawinski*). La solution retenue est que la compétence territoriale revient au tribunal du lieu d’assignation du paiement de la pension, soit le Tribunal Administratif de Rennes. En conséquence, l’ordonnance transmet le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en urgence par ordonnance, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis le 8 avril 2024. Constatant qu'aucune offre n'avait été faite, le juge a ordonné le relogement sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025. La solution retenue se fonde sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de logement des personnes reconnues prioritaires.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement adapté à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 30 mai 2024. Constatant l'absence d'offre concrète et l'urgence persistante, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les dispositions du CCH issues de la loi du 22 décembre 2021, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance en urgence, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis le 8 avril 2024. Constatant qu'aucune offre concrète n'avait été faite et que l'urgence persistait, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal administratif de La Réunion, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de La Réunion avait, postérieurement à l'introduction de la requête, délivré à Mme B une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, valable jusqu'au 22 avril 2025. Cette délivrance établissait que la demande de titre de séjour avait été enregistrée, privant d'objet les conclusions de la requérante tendant à la suspension des refus implicites d'enregistrement et de délivrance d'un récépissé. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 20 novembre 2024 qui enjoignait au préfet de réexaminer sa situation. Le préfet a produit une nouvelle décision de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français, ce qui constitue une exécution de l'injonction initiale. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme C, la mesure sollicitée étant devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de La Réunion avait délivré à M. B un titre de séjour valable du 17 janvier 2025 au 16 janvier 2026, postérieurement à l’introduction de sa requête. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 800 euros au conseil de M. B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A B d’une requête en référé suspension visant à contester le rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle par la commune de Saint-André. La requérante s’est désistée de son instance par un acte enregistré le 3 février 2025, désistement jugé pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 février 2025. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la demande de protection fonctionnelle.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de La Réunion a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B, ressortissant comorien conjoint de Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité prolongée du requérant, placé depuis plus d'un an dans l'attente d'une décision sur sa demande déposée le 26 octobre 2023. Il a également considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de M. C, qui contestait la légalité de travaux réalisés sur la parcelle CT 254 à Sainte-Clotilde. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée ni justifié avoir notifié son recours au titulaire du permis de construire et à l'auteur de la décision, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation, M. C n'a pas fourni ces éléments dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de la société Dispomed. Celle-ci réclamait le paiement de 117 798,99 euros au centre hospitalier universitaire de La Réunion pour des factures impayées. Le désistement, intervenu après le règlement de l'intégralité des sommes dues, a été accepté comme pur et simple. L'ordonnance donne acte de ce désistement sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé de la demande initiale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la SAS OCIDIM à verser à la SAEM SEDRE une provision de 217 658,98 euros. Cette obligation découle d'une convention de participation des constructeurs en ZAC, signée le 22 août 2022, et son existence n'a pas été sérieusement contestée, la défenderesse ayant acquiescé aux faits après mise en demeure. La solution retenue applique les articles L. 311-4 du code de l'urbanisme et R. 541-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Bema. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de matériel didactique par le lycée professionnel Léon de Lepervanche, notamment en raison d'une information insuffisante sur les motifs de rejet de son offre, de l'absence d'allotissement et du défaut de publicité des modalités du critère "valeur technique". Le juge a estimé que l'information complémentaire fournie en cours d'instance était suffisante, que les prestations ne justifiaient pas un allotissement, et qu'aucune obligation légale n'imposait de détailler les modalités de mise en œuvre du critère technique. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B A d’un recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire du troisième groupe prononcée par le Centre Hospitalier Universitaire de La Réunion le 9 octobre 2024. Par un mémoire enregistré le 30 janvier 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 3 février 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement d’instance.