5 367 décisions disponibles — page 105/269
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 24 avril 2023 par lequel la rectrice de l'académie avait suspendu à titre conservatoire un adjoint-gestionnaire pour une durée maximale de quatre mois. Le tribunal a jugé que les faits de harcèlement moral et sexuel allégués par l'administration ne présentaient pas un caractère suffisant de vraisemblance, faute d'éléments probants produits en défense, et que la mesure était donc entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. L'État a été condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A, attachée d'administration, contestant le refus implicite du préfet de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service suite à un accident du 16 décembre 2022, ainsi que le refus de reclassement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la première demande, le préfet ayant retiré sa décision initiale et accordé un congé pour invalidité temporaire imputable au service pour une maladie professionnelle. Concernant le refus de reclassement, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que les dispositions des articles L. 826-1 du code général de la fonction publique et du décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 n'avaient pas été méconnues.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision préfectorale visait les textes applicables et exposait suffisamment les faits. Il a également jugé inopérant le moyen relatif à la méconnaissance de la procédure contradictoire, la décision faisant suite à une demande de l'intéressé. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait correctement appliqué l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant le renouvellement.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui contestait le refus de la maire de Saint-Denis de scolariser le jeune A D. Le juge a constaté que la demande avait été déposée le 17 janvier 2025, et qu’à la date de la requête (31 janvier 2025), aucun refus exprès ou implicite n’était encore intervenu, le délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative n’étant pas écoulé. La requête, prématurée, a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Inter Auto comme manifestement irrecevable. La société contestait un courrier du 19 avril 2024 constatant son occupation sans titre d’un terrain domanial et une décision du 11 juin 2024 fixant une redevance d’occupation. Le juge a estimé que ces actes constituaient des mesures préparatoires à l’émission de titres exécutoires, insusceptibles de recours contentieux. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l'association SOS Domaine Public Maritime 97.4, qui demandait des injonctions et des dommages et intérêts à l'encontre de la communauté d'agglomération "Territoire de l'Ouest" pour défaut de communication de documents. Le tribunal a jugé les conclusions à fin d'injonction irrecevables car présentées à titre principal, et les conclusions indemnitaires irrecevables faute de liaison préalable du contentieux, en application des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de l'association.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, qui allègue une prise en charge défectueuse par le Groupe Hospitalier Est Réunion (GHER) lors de deux opérations de la hanche en 2020. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les parties (GHER, ONIAM, caisse de sécurité sociale) ne s'y étant pas opposées. L'expert désigné devra notamment se prononcer sur la conformité des soins aux règles de l'art, les préjudices subis et l'éventualité d'un aléa thérapeutique relevant de la solidarité nationale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant comorien, contre un arrêté préfectoral du 12 février 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant un délai de départ volontaire d'un mois, désignant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (articles 41, 47 et 48 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) était infondé, que l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA) n'était pas disproportionnée, et que la décision d'interdiction de retour était suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait l'exécution immédiate d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était exclusive de la voie du référé liberté, sauf en cas de circonstances nouvelles postérieures à la décision du juge judiciaire. En l'espèce, l'éloignement ayant déjà été exécuté avant l'introduction de la requête, la demande était devenue sans objet et ne présentait plus de caractère d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du CESEDA relatives aux mesures d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, adjoint technique de la police nationale, qui contestait le refus implicite de l'administration de lui attribuer le complément indemnitaire annuel (CIA) et de revaloriser son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que la demande de M. B, qui s'analysait comme un recours de plein contentieux, était irrecevable en l'absence de décision préalable liant le contentieux sur les conclusions indemnitaires. Par ailleurs, il a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une discrimination ni d'un préjudice moral, et que la revalorisation de l'IFSE n'était pas automatique. La solution s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, agent technique non titulaire de la commune de Saint-Pierre, qui contestait le refus implicite de lui verser l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et le complément indemnitaire annuel (CIA) à taux maximal. Le tribunal a jugé que M. A percevait déjà l'IFSE correspondant à son groupe de fonctions (C2) et que le CIA n'a pas de caractère obligatoire, la commune pouvant en fixer librement les critères d'attribution. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, agent du CCAS de Cilaos, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui verser l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et le complément indemnitaire annuel (CIA). Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas relever de la catégorie C1/2 pour l'IFSE, faute de démontrer une technicité ou des responsabilités particulières, et que le CIA n'avait pas de caractère automatique. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et les décrets n° 2014-513 et n° 91-875.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme Calpetard, assistante familiale, qui contestait la suspension de son agrément pour quatre mois. La suspension avait été prononcée par le président du conseil départemental en raison de la mise en examen de son mari pour viols et atteintes sexuelles sur des mineurs confiés, et de la violation de son contrôle judiciaire. Le tribunal a jugé que, même si la motivation initiale était insuffisante, la décision était légalement justifiée par l'urgence et la nécessité de protéger les enfants, conformément aux articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de la Sarl Meuble@Dom, qui contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis le 20 septembre 2022 pour le recouvrement d’une somme de 49 533 euros. Le tribunal a jugé que les conclusions principales de la requête étaient irrecevables, faute d’avoir été présentées dans la réclamation préalable obligatoire, conformément à l’article R. 200-2 du livre des procédures fiscales. Les demandes subsidiaires (révision des dettes, échéancier, cessation des procédures) ont également été déclarées irrecevables, car elles relevaient de pouvoirs discrétionnaires de l’administration et non du juge de l’excès de pouvoir. Enfin, la contestation de la saisie d’un véhicule à moteur a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, cette mesure relevant du juge de l’exécution.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SAS Clinifutur Cosmeceutics, qui sollicitait la condamnation du département de La Réunion à lui verser 595 187 euros au titre de la théorie de l'imprévision. La société invoquait un bouleversement économique de son contrat de fourniture de masques FFP2, causé par un changement de réglementation chinoise. Le tribunal a jugé que les conditions d'extériorité et d'imprévisibilité de l'événement n'étaient pas remplies, faute pour la société de justifier de la réalité de cette modification réglementaire. La solution retenue s'appuie sur les principes de l'article L. 6 du code de la commande publique relatifs à l'indemnité d'imprévision.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de Mme B, vendeuse à domicile indépendante, qui sollicitait la décharge de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. La requérante invoquait le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 1457 du code général des impôts, applicable lorsque la rémunération brute perçue en 2019 est inférieure à 6 686 euros. Le tribunal a constaté que les revenus bruts de Mme B pour 2019, attestés par la société Akeo, s'élevaient à 1 049,07 euros, soit un montant inférieur au plafond légal. Il a jugé que l'administration ne pouvait se fonder uniquement sur la déclaration de revenus erronée de la contribuable pour contester cette exonération. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la CFE due par Mme B au titre de l'année 2021.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SA SPL SUDEC d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt pour investissements productifs outre-mer au titre de l’année 2021. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 11 748 euros, l’administration ayant accordé cette somme en cours d’instance. Sur le fond, il a rejeté la demande de restitution du crédit d’impôt restant (26 296 euros), estimant que les quatre véhicules Kangoo acquis n’étaient pas strictement indispensables à l’activité de collecte de déchets, conformément aux dispositions de l’article 244 quater W du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B A, agent contractuel du ministère du travail, qui demandait réparation pour un défaut de paiement de la majoration outre-mer (53%), d’un complément de rémunération et de la participation de l’État à la complémentaire santé. Le tribunal a constaté que l’administration avait régularisé la situation de M. A avec effet rétroactif au 1er septembre 2019, tant sur le plan indiciaire que pour les compléments de rémunération et la participation à la complémentaire santé. En l’absence de préjudice justifié, notamment pour les troubles dans les conditions d’existence, la demande indemnitaire a été rejetée. La décision s’appuie sur la loi n°50-407 du 3 avril 1950 et les décrets n°53-1266 du 22 décembre 1953 et n°57-333 du 15 mars 1957.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du CHU de la Réunion de la reclasser dans le corps des aides-soignants de catégorie B. Le tribunal a d'abord jugé que la décision implicite de rejet n'était pas soumise à l'obligation de motivation prévue à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, car la demande de reclassement ne constituait pas un droit. Ensuite, il a estimé que Mme A, titulaire d'un diplôme de niveau IV, ne remplissait pas les conditions statutaires fixées par le décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021 pour être recrutée dans ce corps de catégorie B, lequel exige un diplôme de niveau III. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement a également été écarté.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SARL APR et CO d’une demande de condamnation de la SPL Grand Sud au paiement de prestations réalisées en tant que sous-traitant, sur le fondement des articles L. 2193-11 et R. 2193-4 du code de la commande publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les déclarations modificatives de sous-traitance de 2022 étaient irrégulières, faute de transmission d’une mainlevée d’affacturage, et que les factures présentées ne correspondaient pas à un service fait validé par le maître d’ouvrage. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante, y compris celles relatives au préjudice financier et aux frais de justice.