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Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a pris acte du désistement de la communauté intercommunale du Nord de La Réunion (CINOR) de sa demande d’expertise fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à faire constater des désordres affectant le poste de refoulement du Chaudron, dans le cadre de marchés de maîtrise d’œuvre et de travaux. Le juge des référés a ordonné qu’il soit donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de la SCI Robinson, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement productif outre-mer (article 244 quater W du code général des impôts). Le litige portait sur le mode de calcul du plafonnement de la base éligible au crédit d’impôt, la société soutenant que ce plafonnement devait s’apprécier toutes taxes comprises (TTC). Le tribunal a retenu la solution de l’administration fiscale, considérant que le plafonnement s’applique hors taxes, conformément aux dispositions combinées des articles 244 quater W et 199 undecies A du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B, professeur des écoles admis à la retraite, qui contestait le refus de prise en charge de ses frais de changement de résidence vers la métropole. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le centre de ses intérêts matériels et moraux se situait à La Réunion, au sens de l'article 5 du décret n° 89-271 du 12 avril 1989. Cette appréciation s'appuyait notamment sur sa résidence habituelle, sa propriété immobilière locale, et l'absence de demande de mutation ou de congés bonifiés durant ses quinze années de service dans le département. En conséquence, le refus de versement de l'indemnité forfaitaire pour changement de résidence a été jugé légal.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, professeur, qui demandait la condamnation du recteur de l'académie et de la région Réunion pour les préjudices résultant d'une maladie professionnelle (syndrome parkinsonien) contractée dans un local non ventilé. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute du recteur, estimant que l'administration avait respecté son obligation de sécurité en fournissant des équipements de protection que l'agent avait refusé d'utiliser. La responsabilité sans faute de la région pour défaut d'entretien de l'ouvrage a également été rejetée, faute de preuve d'un lien de causalité direct entre l'état des locaux et la maladie. Les demandes indemnitaires ont donc été intégralement rejetées, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société Canal Plus Réunion contestant une amende administrative de 150 000 euros. Cette amende lui avait été infligée par la directrice de la DEETS pour non-respect des délais de paiement prévus à l'article L. 441-10 du code de commerce, sur la base de 812 factures en retard. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, estimant que la société n'établissait pas que la crise sanitaire ou ses fournisseurs étaient seuls responsables des retards. Il a également jugé la sanction proportionnée, compte tenu de la gravité des manquements (retard moyen de 67 jours) et du montant total des sommes concernées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision implicite de rejet du ministre de l'Éducation nationale refusant à Mme B, attachée d'administration, le bénéfice d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service. La requérante avait sollicité ce congé pour une maladie professionnelle contractée lors de sa mise à disposition en Polynésie française. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, car l'avis du conseil médical ministériel, requis par le décret n° 86-442 du 14 mars 1986, n'a été rendu qu'après la naissance de la décision implicite de rejet. Cette irrégularité a privé l'agent d'une garantie et a influencé la décision, justifiant l'annulation pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B, professeure stagiaire, d’une demande d’annulation de l’avenant n°3 à son contrat d’enseignement provisoire, qui réduisait sa quotité horaire de service, et d’une demande indemnitaire pour perte de traitement et préjudice moral. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, une erreur de droit, et le caractère de sanction disciplinaire déguisée. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait les textes spécifiques appliqués pour le rejet.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation fondée sur l’illégalité de sa révocation, annulée par un précédent jugement du 11 mai 2021. Le tribunal a jugé que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Toutefois, il a estimé que le préjudice moral invoqué par le requérant, lié à une atteinte à sa réputation et à son honneur, ne présentait pas de lien direct de causalité avec l’illégalité de la sanction disciplinaire. En conséquence, la demande d’indemnisation de 40 000 euros a été rejetée, de même que la demande d’intérêts moratoires pour retard d’exécution du jugement, le versement effectué en février 2022 n’étant pas considéré comme une mesure d’exécution de ce jugement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation du refus du préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a estimé que la présence de sa fille malade à La Réunion ne suffisait pas à démontrer une intégration familiale suffisante, et que Mme A conservait des attaches familiales aux Comores. La décision a été fondée sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que soit retenue une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 24 avril 2023 par lequel la rectrice de l'académie avait suspendu à titre conservatoire un adjoint-gestionnaire pour une durée maximale de quatre mois. Le tribunal a jugé que les faits de harcèlement moral et sexuel allégués par l'administration ne présentaient pas un caractère suffisant de vraisemblance, faute d'éléments probants produits en défense, et que la mesure était donc entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. L'État a été condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux pour les années 2011 à 2015. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et la méconnaissance des articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du c du 2 de l'article 199 undecies A du code général des impôts, en retenant le montant total du programme immobilier pour apprécier le seuil d'agrément de deux millions d'euros, et non le seul montant de la souscription de M. B. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, assistante de service social, qui contestait le refus implicite de l'administration de lui verser la prime de revalorisation dite "prime Ségur" prévue par le décret n° 2022-741 du 28 avril 2022. Le tribunal a jugé que, bien que Mme B appartienne au corps des assistants de service social, elle n'exerçait pas ses fonctions au sein d'un établissement ou service mentionné à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, condition nécessaire pour bénéficier de la prime. Par conséquent, la décision de rejet n'est entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur de fait, et le moyen tiré d'un vice de procédure a également été écarté.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A, attachée d'administration, contestant le refus implicite du préfet de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service suite à un accident du 16 décembre 2022, ainsi que le refus de reclassement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la première demande, le préfet ayant retiré sa décision initiale et accordé un congé pour invalidité temporaire imputable au service pour une maladie professionnelle. Concernant le refus de reclassement, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que les dispositions des articles L. 826-1 du code général de la fonction publique et du décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 n'avaient pas été méconnues.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision préfectorale visait les textes applicables et exposait suffisamment les faits. Il a également jugé inopérant le moyen relatif à la méconnaissance de la procédure contradictoire, la décision faisant suite à une demande de l'intéressé. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait correctement appliqué l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant le renouvellement.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui contestait le refus de la maire de Saint-Denis de scolariser le jeune A D. Le juge a constaté que la demande avait été déposée le 17 janvier 2025, et qu’à la date de la requête (31 janvier 2025), aucun refus exprès ou implicite n’était encore intervenu, le délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative n’étant pas écoulé. La requête, prématurée, a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Inter Auto comme manifestement irrecevable. La société contestait un courrier du 19 avril 2024 constatant son occupation sans titre d’un terrain domanial et une décision du 11 juin 2024 fixant une redevance d’occupation. Le juge a estimé que ces actes constituaient des mesures préparatoires à l’émission de titres exécutoires, insusceptibles de recours contentieux. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de l'association SOS Domaine Public Maritime 97.4, qui demandait des injonctions et des dommages et intérêts à l'encontre de la communauté d'agglomération "Territoire de l'Ouest" pour défaut de communication de documents. Le tribunal a jugé les conclusions à fin d'injonction irrecevables car présentées à titre principal, et les conclusions indemnitaires irrecevables faute de liaison préalable du contentieux, en application des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de l'association.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, qui allègue une prise en charge défectueuse par le Groupe Hospitalier Est Réunion (GHER) lors de deux opérations de la hanche en 2020. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les parties (GHER, ONIAM, caisse de sécurité sociale) ne s'y étant pas opposées. L'expert désigné devra notamment se prononcer sur la conformité des soins aux règles de l'art, les préjudices subis et l'éventualité d'un aléa thérapeutique relevant de la solidarité nationale.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant comorien, contre un arrêté préfectoral du 12 février 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant un délai de départ volontaire d'un mois, désignant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (articles 41, 47 et 48 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) était infondé, que l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA) n'était pas disproportionnée, et que la décision d'interdiction de retour était suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait l'exécution immédiate d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était exclusive de la voie du référé liberté, sauf en cas de circonstances nouvelles postérieures à la décision du juge judiciaire. En l'espèce, l'éloignement ayant déjà été exécuté avant l'introduction de la requête, la demande était devenue sans objet et ne présentait plus de caractère d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du CESEDA relatives aux mesures d'éloignement.