5 367 décisions disponibles — page 56/269
Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi par la société Prudence Créole d’une demande en restitution de la taxe sur les excédents de provisions des entreprises d’assurances de dommages (article 235 ter X du CGI), assortie d’une question prioritaire de constitutionnalité, ne se prononce pas sur le fond du litige. Il constate que l’administration fiscale compétente a son siège à Romainville (Seine-Saint-Denis) et, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, se déclare territorialement incompétent. Par ordonnance, il transmet l’intégralité du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du recours.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de l'utilisation administrative de son dossier médical. La requérante contestait la présence de fausses déclarations, une désignation forcée d'une personne de confiance et un diagnostic établi sans son consentement. Le juge a estimé que la demande ne relevait pas de la compétence du juge des référés, faute d'identification d'une décision administrative susceptible de suspension et en l'absence de recours au fond. La requête a été jugée manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la valeur locative de sa maison retenue pour le calcul de la taxe foncière 2020. Elle invoquait les nuisances d’un nouvel EHPAD pour obtenir un coefficient de situation défavorable. Le tribunal a jugé qu’au 1er janvier 2020, l’établissement n’était pas encore en service, rendant inopérantes les nuisances alléguées, et que les désagréments temporaires du chantier ne pouvaient être pris en compte. La solution s’appuie sur l’article 1415 du code général des impôts et l’article 324 R de son annexe III.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SCI Campanule, qui contestait les cotisations de taxe foncière de ses biens (commerce, bureau, parking) à Saint-Louis pour 2019 et 2020. La société demandait un ajustement de 40 % de la valeur locative, estimant que le local-type n° 93 utilisé comme référence n'était pas pertinent. Le tribunal a jugé que ce local-type était approprié et que les différences invoquées n'étaient pas significatives, notamment pour les bureaux et le magasin. Concernant le parking, la contestation a été écartée car sa taxe n'avait pas été calculée sur la base de ce local-type. La solution s'appuie sur l'article 324 AA de l'annexe III du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a accordé la décharge de la taxe foncière due par M. et Mme A C pour les années 2021, 2022 et 2023 concernant un appartement acquis en VEFA. Le tribunal a jugé que la construction n'était achevée qu'en 2021, et non en 2018 comme l'administration le soutenait initialement. En application de l'article 1383 du code général des impôts, les requérants bénéficient d'une exonération de deux ans suivant l'achèvement, ce qui couvre les années d'imposition contestées.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le dégrèvement ou la réduction des taxes foncières 2020 et 2021 pour sa maison au Tampon, en raison de son état insalubre et inhabitable. La demande pour 2020 a été jugée irrecevable faute de réclamation préalable, conformément à l'article R. 190-1 du Livre des procédures fiscales. Pour 2021, le tribunal a estimé que le rapport d'expertise produit ne démontrait pas le caractère inhabitable du bien, justifiant le maintien de la cotisation au regard des articles 1388 et 1415 du Code général des impôts.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de Mme A, médecin pneumologue, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "travailleur temporaire". En effet, le préfet a décidé, en cours d'instance, de renouveler ce titre jusqu'au 7 octobre 2025, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, sans se prononcer sur le fond du droit à un titre pluriannuel, faute de demande explicite en ce sens.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B. Le requérant contestait le refus de report de son départ à la retraite et l'arrêté prononçant sa mise à la retraite et sa radiation des cadres. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé ne démontrant pas une situation financière suffisamment grave pour justifier une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal administratif de La Réunion, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de révocation pris par le président du conseil départemental, a constaté le désistement d’office du requérant. En application des articles R. 612-5-2 et R. 222-1 du code de justice administrative, M. A n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification de la demande du tribunal. Par ordonnance, il lui a donc été donné acte de son désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la ministre de l'éducation nationale refusant la mutation de Mme B de Mayotte vers La Réunion. La requérante invoquait l'urgence liée à ses difficultés sanitaires et sécuritaires à Mayotte, mais le juge a estimé qu'elle n'établissait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation, d'autant qu'elle figurait sur une liste d'attente. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 ordonnant la suspension de mise sur le marché, le retrait et le rappel du "parfum l'île intense". La société requérante invoquait l'urgence et plusieurs moyens d'illégalité, notamment la méconnaissance de la procédure contradictoire et l'erreur de qualification du produit. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l'article L. 521-7 du code de la consommation et le règlement (CE) n° 1223/2009. La condition d'urgence, bien que reconnue, n'a pas suffi à justifier la suspension.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 juin 2025 suspendant le permis de conduire de Mme A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré l'impossibilité de recourir à des modes de transport alternatifs, et ce malgré l'impact sur sa vie professionnelle et personnelle. De plus, la suspension a été prononcée pour usage de stupéfiants, ce qui fait primer les impératifs de sécurité routière sur la gêne occasionnée. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Ce dernier contestait un arrêté préfectoral du 20 mars 2025 ordonnant l'ouverture d'une enquête publique pour l'établissement de servitudes de canalisations d'eau usées. Le juge a estimé que cet arrêté constituait un acte préparatoire ne faisant pas grief, et donc non susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur du 6 décembre 2024 prononçant la mise à la retraite d'office de M. C, major de police, pour sanction disciplinaire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation du principe "non bis in idem" et du caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Bien que la condition d'urgence ait été reconnue, l'absence de moyen sérieux a conduit au rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. A B d’un recours en plein contentieux contestant une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement. La CAF a indiqué que le dossier du requérant avait été régularisé le 17 avril 2025, le rendant non redevable. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A B contestant un indu de revenu minimum d'insertion (RMI) de 1 082,90 euros. La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas produit la décision administrative attaquée malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme B A d’un recours de plein contentieux contre le rejet implicite de sa demande de remise de dette d’allocation de logement par la CAF. La CAF a informé le tribunal que la remise de dette sollicitée avait finalement été accordée. En conséquence, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement adapté à M. A, reconnu prioritaire depuis le 14 novembre 2024. Constatant l’absence d’offre malgré l’urgence persistante, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (CCH), notamment son 7ème alinéa issu de la loi du 22 décembre 2021. La solution retenue ordonne le relogement sous astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2025, au profit du fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à Mme A, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable depuis le 22 août 2024. Constatant l’absence d’offre concrète et l’urgence persistante, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, notamment son 7ème alinéa issu de la loi du 22 décembre 2021. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en urgence par ordonnance, a enjoint au préfet de La Réunion de proposer un logement à M. B, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) le 22 août 2024. Constatant que l'intéressé n'avait toujours pas reçu d'offre concrète, le juge a ordonné son relogement sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 1 000 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.