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Le Tribunal administratif de Rouen annule la décision du 15 février 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé la demande de regroupement familial de Mme D pour sa fille A E. Le tribunal estime que les revenus du foyer, incluant ceux du conjoint, dépassaient le seuil requis, en méconnaissance des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer l'autorisation de regroupement familial dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête du syndicat CGT TOTAL ENERGIES PLATEFORME NORMANDIE demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 septembre 2022 réquisitionnant cinq salariés grévistes de l'équipe PCI (Poste Central Incendie) sur la plateforme pétrochimique de Gonfreville-l'Orcher, classée Seveso seuil haut. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement recourir aux pouvoirs de réquisition prévus à l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales pour garantir la sécurité du site face à une menace pour l'ordre public, et que la mesure était nécessaire, urgente et proportionnée. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit de grève et de l'absence de solutions alternatives.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 17 février 2025 du préfet de la Seine-Maritime prononçant une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le recours pendant contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) ne faisait pas obstacle à l'IRTF, le délai de départ volontaire n'étant pas suspendu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A D, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles 4, 5 et 17.1 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État membre responsable et le transfert vers l'Allemagne.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les demandes de Mme B, ressortissante algérienne, visant à annuler l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 10 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un mois, et l’assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, appliquant les textes pertinents tels que le CESEDA et l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de Mme B, ressortissante algérienne, contestant un arrêté préfectoral du 10 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un mois, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-11 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient infondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit aux demandes d'annulation ni à la demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par le préfet de la Seine-Maritime d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. D, patron du navire de pêche « Chant du loup », pour avoir quitté le port de Dieppe le 8 septembre 2023 malgré l’ordre de rester à quai afin de mettre en place un barrage antipollution, après une pollution des eaux. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’irrégularité de la notification du procès-verbal, estimant que l’envoi en recommandé était établi. Il a jugé que le refus d’obtempérer constituait une contravention de grande voirie au sens des articles L. 5334-5 et L. 5337-5 du code des transports, et a condamné M. D à une amende de 500 euros.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait son transfert aux autorités croates. Le tribunal a estimé que l'arrêté préfectoral du 21 février 2025 était suffisamment motivé et que les autorités croates avaient donné leur accord exprès pour la reprise en charge. Il a écarté les moyens tirés de la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, agent victime d’un accident de service le 11 mai 2017, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune de Prunelli Di Fium'Orbu, bien que ne s’opposant pas à la mesure, a formulé des protestations et réserves. Le tribunal a rejeté les conclusions des parties relatives à la charge des frais d’expertise et à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, rappelant que ces questions relèvent de la compétence du seul président de la juridiction. La mission de l’expert, désignée par l’ordonnance, porte sur l’évaluation détaillée des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux subis par Mme A.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. D B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 21 février 2025. Cet arrêté lui imposait une obligation de quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'une assignation à résidence de quarante-cinq jours. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de Mme C, ressortissante belge, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation de trois ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendue, une erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 251-1, L. 232-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de Mme B, qui imputait une faute médicale au CHU de Rouen lors d’une hépatectomie réalisée le 26 octobre 2012, ayant entraîné des complications (fistule biliaire, cholépéritoine, sepsis). La requérante sollicitait une contre-expertise et l’indemnisation de ses préjudices, tandis que la CPAM réclamait le remboursement de ses débours. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que la responsabilité du CHU n’était pas engagée et qu’aucune faute médicale n’était établie. La décision s’appuie sur les principes du code de la santé publique et du code civil relatifs à la responsabilité médicale.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant un arrêté préfectoral du 20 février 2025 prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et un autre arrêté du même jour l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance des articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des textes précités.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 10 juillet 2024 du conseil municipal d’Eu autorisant la création d’une commission ad hoc pour la vente de parcelles. La requête de M. A a été jugée irrecevable car elle ne respectait pas l’obligation de présenter une requête distincte pour la suspension, conformément à l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En l’absence de requête au fond, la demande ne remplissait pas les conditions de l’article L. 521-1 du même code. L’ordonnance a été rendue sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3, pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Rouen a condamné M. A à une amende de 300 euros pour contravention de grande voirie. Le 15 août 2023, en tant que commandant d’un voilier, il n’a pas obtempéré aux signaux et ordres d’un officier de port dans le port du Havre, manquant à l’article L. 5334-5 du code des transports. Cette infraction est réprimée par l’article L. 5337-5 du même code, qui prévoit une amende de 500 euros pour un navire de moins de 20 mètres, mais le juge a modéré la sanction à 300 euros. La demande du Grand port fluvio-maritime de l’axe Seine pour le remboursement de frais a été rejetée, faute de précision.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par le préfet de la Seine-Maritime d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme B, propriétaire du navire de pêche « Chant du loup », pour pollution des eaux du port de Dieppe et refus d’obtempérer aux ordres de rester à quai. Le tribunal a rejeté le moyen d’irrégularité de la procédure, estimant que la notification du procès-verbal par lettre recommandée était valable. Sur le fond, il a relaxé Mme B des faits de refus d’obtempérer, au motif qu’elle n’était ni capitaine, ni patron, ni maître du navire au sens de l’article L. 5334-5 du code des transports, et qu’elle ne pouvait donc être poursuivie sur ce fondement. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 5334-5 et L. 5511-4 du code des transports.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 13 juillet 2023 du préfet de la Seine-Maritime lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d'en acquérir et lui retirant la validation de son permis de chasser. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet avait pu légalement se fonder sur un extrait du greffe du tribunal judiciaire de Dieppe pour établir la condamnation de M. A à une interdiction de détenir une arme, sans erreur de droit ou d'appréciation. Enfin, le tribunal a considéré que le retrait de la validation du permis de chasser n'était pas subordonné au caractère définitif de l'inscription au fichier national automatisé nominatif des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes, en application des articles L. 312-3 du code de la sécurité intérieure et L. 423-15 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SCI B et Mme B d'une demande d'indemnisation pour des désordres d'humidité affectant leur immeuble, qu'elles imputent à un défaut d'aménagement de la voie communautaire gérée par la communauté d'agglomération Evreux Porte de Normandie. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité concernant le préjudice de jouissance, estimant que la demande préalable avait suffisamment lié le contentieux. Sur le fond, il a jugé que la responsabilité de la communauté d'agglomération n'était pas engagée, faute pour les requérantes de démontrer un lien de causalité direct entre les désordres et l'ouvrage public, l'humidité résultant de la configuration du terrain et de l'état de l'immeuble. En conséquence, les demandes indemnitaires ont été rejetées, et les frais d'expertise, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été laissés à la charge des requérantes.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 18 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pendant six mois. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le directeur des migrations et de l'intégration ayant reçu délégation régulière. Elle a jugé que la décision d'interdiction de retour était suffisamment motivée et que l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire n'était pas établie. Enfin, le tribunal a estimé que M. A n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour au Bangladesh, ne méconnaissant ainsi ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 10 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'étaient pas fondés, l'entretien individuel ayant été réalisé par une personne qualifiée. Il a également estimé que le préfet avait justifié de la saisine et de l'accord des autorités espagnoles, et que la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement n'avait pas été méconnue. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.