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Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 9 décembre 2024 par laquelle la section disciplinaire de l’université de Rouen Normandie a exclu un étudiant pour cinq ans pour usage d’un logiciel d’intelligence artificielle lors d’un devoir. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’absence de précision sur la date des faits, la prise en compte de la situation psychologique, la proportionnalité de la sanction ou la bonne foi, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 29 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime avait retiré la carte de résident de M. B, ressortissant marocain, en raison d'une menace grave à l'ordre public. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un retrait de titre de séjour, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur des enfants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, et une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article 17 du même règlement. Le tribunal a estimé que l’arrêté attaqué était suffisamment motivé et que la procédure de transfert était régulière, les autorités espagnoles ayant accepté la prise en charge sur le fondement de l’article 12, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SCI Les 3 C, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation sur les logements vacants pour l'année 2023. La société soutenait que les locaux étaient en cours de réhabilitation et donc inhabitables au 1er janvier 2023. Le juge a estimé que la preuve d'une cause étrangère à la volonté du bailleur justifiant la vacance n'était pas apportée, faute de précisions sur la nature, l'ampleur et le coût des travaux. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407 et 1407 bis du code général des impôts, ainsi que sur l'interprétation du Conseil constitutionnel.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient la réduction de leur taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2014 à 2023. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives aux années 2014 à 2022, soit pour tardiveté, soit en raison de l'autorité de la chose jugée par des décisions antérieures. Sur le fond, pour l'année 2023, les requérants n'ont apporté aucun élément de nature à remettre en cause le calcul de la valeur locative de leur bien. La demande de médiation et de désignation d'un expert a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a examiné les demandes de la SCI du Valmartin contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour des locaux acquis en 2014 à Saint-Ouen-du-Breuil. La société soutenait que la mise en recouvrement des cotisations supplémentaires (2015-2020) était tardive et que le dispositif de valeur locative plancher de l’article 1518 B du code général des impôts ne s’appliquait pas, car la cession ne portait pas sur un établissement industriel. L’administration a prononcé un dégrèvement partiel, conduisant à un non-lieu à statuer à due concurrence, et a rejeté le surplus des arguments, considérant que les impositions avaient été émises dans les délais légaux et que la vente constituait une cessation d’établissement au sens de l’article 1518 B. Le tribunal a donc rejeté les conclusions restantes de la requête n°2303088 et l’intégralité de la requête n°2303089.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SCI du Valmartin de deux requêtes contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour des locaux acquis en 2014 à Saint-Ouen-du-Breuil. La première requête (n°2303088) visait des cotisations supplémentaires pour les années 2015 à 2020, et la seconde (n°2303089) des cotisations primitives pour 2021 et 2022. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant notamment que la mise en recouvrement était intervenue dans les délais prévus par l'article L. 173 du livre des procédures fiscales et l'article 1404 du code général des impôts, et que l'opération de vente constituait une cessation d'établissement au sens de l'article 1518 B du code général des impôts, justifiant l'application de la valeur locative plancher.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. A, étudiant à l’INSA Rouen Normandie, contestant les délibérations des 3 juillet et 30 août 2023 prononçant son ajournement et son exclusion pour insuffisance de résultats. Le requérant invoquait notamment l’irrégularité de la composition du jury, l’absence de motivation, le non-respect de la procédure contradictoire, une erreur manifeste d’appréciation et une discrimination liée à son handicap. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ces moyens, considérant que la composition du jury était régulière, que la décision était suffisamment motivée et que les modalités de contrôle des connaissances avaient été valablement adoptées. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice présentées par M. A, et a également rejeté les conclusions de l’INSA au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 25 janvier 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans à l'encontre de M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'une erreur d'appréciation, faute pour le préfet d'établir l'existence d'une menace à l'ordre public, les faits de rébellion et menaces reprochés n'étant pas suffisamment démontrés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure de transfert était régulière, l'Espagne ayant accepté la prise en charge de l'intéressée sur le fondement de l'article 12, paragraphe 2 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme C, y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la transmission d’une lettre de Mme B, accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH), qui demandait à la ministre de l’éducation nationale le versement d’une indemnité de sujétions spéciales et une réparation pour préjudice moral. La juridiction a estimé que ce courrier ne constituait pas une requête au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, faute d’exposé des faits, conclusions et moyens. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en estimant que les ressources de l'intéressée n'étaient pas stables, régulières et suffisantes sur les cinq années précédant sa demande, conformément à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de Mme A, agissant pour ses enfants, visant à annuler les décisions de l'OFPRA refusant la reconnaissance de la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et fondées sur un examen personnalisé de la situation des enfants. Il a estimé que les requérants n'apportaient pas la preuve qu'aucun État, notamment le Tchad, ne les considérait comme ses ressortissants, comme l'exige la convention de New York du 28 septembre 1954 et l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de Mme A, agissant pour ses deux enfants, qui contestaient les décisions de l'OFPRA leur refusant la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que les décisions de l'OFPRA étaient suffisamment motivées et fondées sur un examen personnalisé de la situation des enfants. Il a estimé que les requérants n'apportaient pas la preuve qu'aucun État, notamment le Tchad, ne les considérait comme ses ressortissants, condition nécessaire pour obtenir le statut d'apatride selon la convention de New York du 28 septembre 1954 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Nouredine A, décédé avant l'introduction de l'instance, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016, issues d'un rehaussement de bénéfices distribués par une société de prothèses dentaires. La requête a été déclarée irrecevable car introduite au nom d'une personne décédée, sans reprise d'instance valable par ses ayants droit à cette date. Aucun examen du bien-fondé des moyens, notamment sur la régularité du droit de communication ou la qualification de maître de l'affaire, n'a été effectué. La décision s'appuie sur les principes de procédure administrative contentieuse.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. A, étudiant à l'INSA Rouen Normandie, contestant les délibérations des 3 juillet et 30 août 2023 prononçant son ajournement et son exclusion pour insuffisance de résultats. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la composition du jury, l'absence de motivation et de procédure contradictoire, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation et une discrimination liée à son handicap. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la composition du jury était régulière, que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. A et mis à sa charge les frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A pour incompétence de la juridiction administrative. La requérante contestait trois décisions du 20 janvier 2025 : le refus de l'allocation adultes handicapés (AAH) et de la prestation de compensation du handicap (PCH) par la CDAPH, ainsi que le refus de la carte mobilité inclusion mention "invalidité" ou "priorité" par le président du conseil départemental. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A d’une requête contestant une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) émise pour le recouvrement d’un indu de revenu minimum d’insertion (RMI) et demandant la décharge de la somme réclamée. Le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence du juge de l’exécution, qui est une juridiction judiciaire. Par conséquent, les conclusions de M. A ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 4 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de rejet du CNAPS refusant une autorisation préalable pour exercer une activité privée de sécurité. La requérante n’a pas justifié de l’urgence nécessaire, faute de preuve de sa situation financière et en raison d’un délai de près d’un an pour saisir le juge. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans audience.