17 499 décisions disponibles — page 331/875
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. et Mme B d'une demande d'homologation d'un protocole d'accord transactionnel conclu avec la commune de Montreuil-l'Argillé, relatif à l'accès à un fossé communal bordant leur propriété, ainsi que d'une demande d'injonction d'exécuter ce protocole. Le tribunal a jugé ces conclusions irrecevables, rappelant qu'en vertu de l'article 2052 du code civil, une transaction a autorité de la chose jugée et est exécutoire de plein droit, rendant une homologation judiciaire sans objet sauf cas exceptionnels non caractérisés en l'espèce. Il a également précisé que le juge du contrat ne peut, en principe, ordonner l'exécution d'une mesure contractuelle, mais seulement rechercher si cette mesure ouvre droit à indemnité. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant centrafricain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a substitué à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile l'article 9 de la convention franco-centrafricaine du 26 septembre 1994, qui régit exclusivement la situation du requérant. Il a jugé que cette substitution de base légale ne privait M. A d'aucune garantie et que l'administration disposait du même pouvoir d'appréciation. Les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des textes applicables et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en suspension et injonction, après que celle-ci a renoncé à contester l’arrêté du 2 octobre 2024 du ministre de l’intérieur mettant fin à sa scolarité à l’école nationale de police d’Oissel pour inaptitude physique définitive. La requérante invoquait initialement un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l’absence d’examen médical conforme aux arrêtés des 13 mai 2005 et 29 mars 2021, ainsi qu’une erreur d’appréciation sur son état de santé. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision de refus de titre de séjour, en se fondant sur les stipulations de l'article 6§5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 15 novembre 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a estimé que la prolongation était légalement fondée sur l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B s'étant maintenu irrégulièrement en France après une obligation de quitter le territoire sans délai. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-10, en tenant compte de la durée de présence, de l'absence de liens familiaux stables et du caractère insuffisamment établi de l'insertion professionnelle du requérant. En conséquence, toutes les conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par le GAEC Reconnu Bauchet d’une demande d’indemnisation pour les préjudices causés par des déversements d’eaux insalubres provenant d’une station d’épuration, propriété de la métropole Rouen Normandie, sur sa parcelle. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité entre l’ouvrage public et les dommages allégués n’était pas établi, et que l’entretien normal de l’ouvrage était démontré. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, mais le défaut de preuve du lien direct a conduit au rejet des conclusions indemnitaires et injonctives.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département de la Seine-Maritime de lui accorder l'aide aux collégiens pour la restauration et l'internat (ACRI) pour l'année scolaire 2023-2024. Le juge a statué en qualité de juge de plein contentieux, examinant les droits de l'intéressé au regard des conditions fixées par la délibération n°1-2 du 20 juin 2016. Il a constaté que les ressources de M. B, calculées sur la base des trois derniers mois précédant sa demande, étaient supérieures au plafond requis. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision administrative fondée sur le code de l'action sociale et des familles et la délibération départementale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 29 mars 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que, malgré une présence continue en France depuis 2014 et une activité professionnelle stable depuis plus de cinq ans en tant que peintre en bâtiment, ces éléments ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La décision préfectorale a donc été jugée légale et proportionnée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par une agente hospitalière contestant le refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident survenu le 11 mai 2022. L'administration a initialement pris une décision de refus le 25 août 2022, puis l'a remplacée par une nouvelle décision identique le 16 janvier 2023. Le tribunal a joint les trois requêtes et, constatant que la première décision avait été retirée, a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre celle-ci. Il a ensuite examiné la légalité de la décision du 16 janvier 2023 au regard des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°88-386 du 19 avril 1988.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A contestant le refus d'abroger le classement de sa parcelle en zone Na au PLU de Pissy-Pôville. La juridiction a d'abord jugé que la décision du maire était inopérante, car la compétence PLU avait été transférée à la communauté de communes Inter-Caux-Vexin. Concernant le refus du président de la communauté de communes, le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, le classement en zone naturelle étant justifié par les caractéristiques de la parcelle. La demande a donc été rejetée dans son ensemble, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 423-21 et L. 422-1). Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait la décision du 19 septembre 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant s'est désisté de l'instance après le dépôt des conclusions du ministre de l'intérieur. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 décembre 2024.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme D E, aide-soignante au CHU de Rouen, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie anxio-dépressive. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation de la décision du 4 octobre 2022. Le tribunal a jugé que cette décision, qui se bornait à viser l'avis défavorable du conseil médical sans mentionner le rapport d'expertise médicale, ne satisfaisait pas aux exigences de motivation prévues par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a annulé la décision attaquée ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, technicien supérieur au CEREMA, contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) fixé à 495 euros pour 2022. La requérante soutenait que cette décision était discriminatoire et ne tenait pas compte de son engagement professionnel. Le tribunal a rappelé que les agents publics n'ont aucun droit à un montant déterminé de CIA, et que son attribution relève de l'appréciation du chef de service. Il a constaté que le montant attribué était cohérent avec l'évaluation de Mme A, dont le compte rendu d'entretien professionnel (CREP) de 2021 faisait état d'objectifs non atteints ou partiellement atteints, justifiant une manière de servir jugée "satisfaisante". La décision a été prise en application des articles 4 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et 16 du décret n° 2010-88 du 28 juillet 2010.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant guyanien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 22 février 2023 ordonnant son expulsion et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision d'expulsion était suffisamment motivée, notamment sur sa vie privée et familiale, et qu'elle avait été précédée d'un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le requérant, en raison de ses six condamnations pénales et de son maintien irrégulier en France, constituait une menace grave pour l'ordre public, justifiant l'expulsion sur le fondement des articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a rejeté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme E, agent du groupe hospitalier du Havre (GHH), contestant son changement d'affectation décidé en mars 2022. La requérante soutenait notamment que cette décision constituait une sanction déguisée, entraînant une perte de responsabilités et de rémunération, et qu'elle n'avait pas été précédée des consultations obligatoires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le changement d'affectation était justifié par l'intérêt du service, visant à mettre fin à des conflits internes, et qu'aucune intention de sanctionner l'agent n'était établie. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et les décrets relatifs à la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, un directeur d'établissement d'enseignement, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'entretien professionnel (CREP) pour la période 2019-2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d'injonction visant une nomination rétroactive, car elles excédaient le champ du contrôle du juge. Il a également déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires, faute de réclamation préalable auprès de l'administration. Sur le fond, les moyens soulevés par M. A, notamment le non-respect des conditions d'évaluation et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a notamment écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation de la décision attaquée. Il a jugé que le refus de l'OFII était fondé sur le 2° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), après substitution de base légale, en raison du refus par le requérant d'une proposition d'hébergement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé les arrêtés du ministre de la justice des 1er juillet 2022 et 25 octobre 2023, en tant qu'ils classaient Mme B aux 2e et 3e échelons du grade de directrice pénitentiaire d'insertion et de probation (DPIP) de classe normale. La requérante contestait la reprise d'ancienneté de ses services antérieurs en tant qu'agent contractuel de catégorie A. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur d'application de l'article 7 du décret du 23 décembre 2006, en ne prenant pas en compte la moitié de la durée de ces services (soit 1 an, 11 mois et 24 jours). Il a enjoint au ministre de régulariser la situation de Mme B en procédant à un nouveau classement intégrant cette ancienneté conservée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, étudiant en Master 2 de psychologie, qui contestait la décision du jury d’examen l’ayant ajourné après l’avoir déclaré défaillant à une épreuve de rattrapage. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet de son recours gracieux, faute pour l’étudiant d’avoir demandé la communication des motifs conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Sur le fond, bien que l’université ait reconnu une désorganisation dans la programmation des épreuves, le tribunal a jugé que l’absence de M. B était due à sa propre méconnaissance des règles de la session de rattrapage, et non à cette erreur d’organisation. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par l’université.