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Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société ACM IARD, subrogée dans les droits de son assuré, et par la CPAM de l'Eure, afin d’obtenir réparation des préjudices résultant de fautes commises par le groupe hospitalier du Havre lors de la prise en charge médicale de M. A, victime d’un accident de la circulation. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement pour manquement aux règles de l’art lors d’une opération d’ostéosynthèse et défaut de diagnostic d’une luxation postérieure, sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue est une condamnation de l’hôpital à indemniser les demandeurs, les textes appliqués incluant le code des assurances, le code de la sécurité sociale (notamment l’article L. 376-1) et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la société Blocotelha Steel Constructions, qui contestait la décision du 17 février 2022 de la DREETS de Normandie suspendant sa prestation internationale sur le chantier SIEMENS GAMESA au Havre jusqu'au 28 février 2022. La société invoquait des vices de procédure et contestait le bien-fondé des manquements retenus (absence de documents conformes, dépassement de la durée du travail). Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision du 1er mars 2022 refusant la levée de la suspension, celle-ci étant devenue sans objet après l'expiration de la mesure. Sur le fond, le tribunal a estimé que la procédure contradictoire prévue aux articles L. 1263-4 et suivants du code du travail avait été respectée et que les manquements graves constatés justifiaient la suspension.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B E d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant de sa prise en charge au groupe hospitalier du Havre en août 2004, à la suite d’une chute ayant entraîné une fracture du membre supérieur gauche. Le tribunal a examiné l’existence d’une faute médicale, en s’appuyant sur les dispositions du code de la santé publique et du code civil. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a rejeté la requête, considérant que la faute n’était pas établie, et a également rejeté les demandes de la caisse primaire d’assurance maladie. Les textes appliqués incluent le code de la santé publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 4 juillet 2022 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait refusé le regroupement familial demandé par Mme D pour son époux. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en ne prenant pas en compte, dans l'appréciation des ressources de Mme D, une prime de jeu mensuelle de 350 euros, ce qui portait ses revenus au-dessus du seuil légal exigé par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur a entaché la décision d'illégalité, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme et M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 124,03 euros. La juridiction a constaté que la décision attaquée du 30 mars 2023 était purement confirmative d’une décision du 5 juillet 2022 devenue définitive, faute de recours dans les deux mois suivant sa notification. En l’absence de changement dans les circonstances de droit ou de fait, ce recours était manifestement irrecevable. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante macédonienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des vices de forme et de procédure. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 423-23, L. 612-1 et L. 612-10.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. et Mme B d'une demande d'homologation d'un protocole d'accord transactionnel conclu avec la commune de Montreuil-l'Argillé, relatif à l'accès à un fossé communal bordant leur propriété, ainsi que d'une demande d'injonction d'exécuter ce protocole. Le tribunal a jugé ces conclusions irrecevables, rappelant qu'en vertu de l'article 2052 du code civil, une transaction a autorité de la chose jugée et est exécutoire de plein droit, rendant une homologation judiciaire sans objet sauf cas exceptionnels non caractérisés en l'espèce. Il a également précisé que le juge du contrat ne peut, en principe, ordonner l'exécution d'une mesure contractuelle, mais seulement rechercher si cette mesure ouvre droit à indemnité. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision de refus de titre de séjour, en se fondant sur les stipulations de l'article 6§5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision "48 SI" du 11 juillet 2024 invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car si l'intéressé invoque son activité de chauffeur livreur, son employeur n'a pas engagé de licenciement. Surtout, les trois infractions commises entre mai 2022 et avril 2023, ayant entraîné la perte de 10 points, révèlent une méconnaissance grave et réitérée du code de la route, justifiant l'invalidation au nom de la sécurité routière. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de Mme B, agent hospitalier, contestant le refus du groupe hospitalier du Havre de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 11 mai 2022. Le tribunal a joint les trois instances, la décision initiale du 25 août 2022 ayant été remplacée par une nouvelle décision du 16 janvier 2023. La solution retenue est que les conclusions dirigées contre la première décision sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°88-386 du 19 avril 1988 pour examiner la légalité de la décision du 16 janvier 2023.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation de la délibération du 6 décembre 2022 par laquelle la communauté de communes Inter-Caux-Vexin a approuvé le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de la Rue-Saint-Pierre. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment les vices de procédure, l'insuffisance de la concertation et l'illégalité du projet d'aménagement et de développement durables (PADD), mais les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de surseoir à statuer. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme, notamment les articles L. 103-2, L. 103-4, L. 151-5, L. 153-8, L. 153-9, L. 153-12 et L. 153-21.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par une agente hospitalière contestant le refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident survenu le 11 mai 2022. L'administration a pris une nouvelle décision le 16 janvier 2023, annulant et remplaçant la décision initiale du 25 août 2022. Le tribunal a joint les trois requêtes et a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la première décision, désormais retirée. Il a ensuite examiné la légalité de la décision du 16 janvier 2023 au regard des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°88-386 du 19 avril 1988.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 février 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que l'obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Il a également rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant, n'est pas applicable aux ressortissants algériens, dont le séjour est exclusivement régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le sous-préfet signataire disposait d'une délégation de signature régulière, écartant ainsi le moyen d'incompétence. Il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-algérien, mais ne les a pas retenus, estimant que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D, ressortissant nigérian, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, M. D ne remplissant pas les conditions pour un titre de plein droit. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du 21 septembre 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. A l'autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal juge que le CNAPS a fait une application erronée des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. En effet, les condamnations pénales de M. A, bien que contraires à l'honneur et à la probité, étaient anciennes de plus de dix-sept ans et avaient été effacées de son casier judiciaire, sans qu'aucun élément récent ne justifie un risque pour la sécurité ou l'ordre public. La solution retenue est donc l'annulation de la décision pour erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la société Lecureur Silo, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 septembre 2021 la mettant en demeure de réduire les émissions de poussières et les nuisances sonores de son silo portuaire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'arrêté, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le délai de deux mois pour réaliser les travaux de mise en conformité n'était pas insuffisant, l'exploitant ayant d'ailleurs déclaré s'être conformé à la mise en demeure. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de base légale, l'arrêté contesté se fondant sur l'arrêté préfectoral du 23 mars 1992 et non sur l'arrêté ministériel du 23 janvier 1997.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme F, ressortissante vénézuélienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 24 novembre 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile et la maintenant en rétention administrative. Le tribunal a jugé que la demande d'asile, déposée alors que Mme F faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, avait été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de cette mesure d'éloignement, conformément à l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme F, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en suspension et injonction, après que celle-ci a renoncé à contester l’arrêté du 2 octobre 2024 du ministre de l’intérieur mettant fin à sa scolarité à l’école nationale de police d’Oissel pour inaptitude physique définitive. La requérante invoquait initialement un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l’absence d’examen médical conforme aux arrêtés des 13 mai 2005 et 29 mars 2021, ainsi qu’une erreur d’appréciation sur son état de santé. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a considéré que la décision d’interdiction de retour était suffisamment motivée et proportionnée, et qu’elle ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’intérêt supérieur de l’enfant, l’épouse du requérant étant en instance de recours contre un refus d’asile. L’assignation à résidence a également été jugée légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.