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Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du préfet de la Seine-Maritime du 7 juin 2023 retirant la carte de résident de Mme A..., ressortissante marocaine. Le tribunal retient que la rupture de la vie commune, motif du retrait, résultait de violences conjugales subies par la requérante, ce qui interdisait ce retrait en application de l'article L. 423-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de restituer le titre de séjour dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocat de Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à la pose de prothèses mammaires défectueuses au CHU de Rouen. La requérante invoque la responsabilité pour faute (non-respect des règles de l'art et défaut d'information) et la responsabilité sans faute de l'établissement. Le tribunal a rejeté la faute médicale et le manquement à l'obligation d'information, mais a retenu la responsabilité sans faute du CHU en raison du défaut d'intégrité des prothèses, engageant la responsabilité du producteur. En conséquence, il a condamné le CHU à verser 276 211,72 € à Mme A... et 378,05 € à la CPAM, et a condamné la société Abbvie à garantir le CHU de ces sommes, sur le fondement des principes de responsabilité du fait des produits défectueux.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 4 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant un an. Le tribunal a écarté les moyens communs tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et du défaut d'examen particulier. Concernant le refus de séjour, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 6 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A... B... contre un arrêté préfectoral portant exécution d’une interdiction judiciaire du territoire, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la requérante résidait à Nice, le tribunal a fait application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nice, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 19 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi par Mme B... épouse A... d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, se déclare incompétent territorialement. Constatant que l’intéressée, ressortissante algérienne libérée de la rétention administrative, réside à Hem (Nord), il transmet le dossier au Tribunal administratif de Lille, seul compétent en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Maritime refusant la délivrance d'une carte de séjour à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de titre de séjour constituait une première demande de régularisation et non un renouvellement, et que l'intéressé ne pouvait se prévaloir d'une urgence présumée. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant mauricien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 26 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que le préfet n'était pas tenu de procéder à un examen "à 360 degrés" de sa situation, la demande fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'entrant pas dans le champ de l'expérimentation prévue par la loi du 26 janvier 2024. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. D... contestant une contrainte de la CAF de la Seine-Maritime pour un indu total de 604,90 euros d’aides exceptionnelles (fin d’année 2020 et 2021, solidarité 2020). Le juge estime que le directeur de la CAF était compétent pour récupérer ces indus, conformément aux décrets n° 2020-519, 2020-1453, 2020-1746 et 2021-1657. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de M. D..., incluant l’annulation de la contrainte, la décharge de paiement et la restitution des sommes.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 14 novembre 2025 du préfet de la Seine-Maritime lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison du maintien irrégulier de l’intéressé, de l’absence de liens stables en France et de la menace pour l’ordre public. La solution retenue est le rejet de la requête et de l’ensemble des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 1er novembre 2025 par laquelle le préfet de l’Eure avait refusé le regroupement familial au bénéfice de l’époux de Mme B..., ressortissante tunisienne. La condition d’urgence a été jugée remplie en raison de la dégradation récente de l’état de santé psychique de la requérante, nécessitant la présence de son époux. Le juge a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant pu commettre une erreur de fait en estimant que l’époux résidait en France. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du 30 octobre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime l'a assigné à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la perspective d'éloignement était raisonnable, compte tenu de l'obtention possible d'un laissez-passer consulaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant étranger, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Maritime d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour le requérant de justifier de relances infructueuses auprès des services préfectoraux avant de saisir le juge. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à la délivrance des récépissés.
Licenciement pour faute d'une assistante familiale par le Centre hospitalier du Rouvray. Le Tribunal administratif de Rouen annule la décision de licenciement du 18 juin 2024 et le rejet du recours gracieux. La solution retenue est fondée sur l'insuffisance de motivation en droit de la décision de licenciement, en méconnaissance des articles L. 423-10 du code de l'action sociale et des familles, L. 1232-6 du code du travail et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du 18 juin 2024 par laquelle le directeur du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) a refusé de renouveler la carte professionnelle de M. A..., agent de sécurité. Le tribunal estime que les faits de violence reprochés à M. A..., bien qu'ayant donné lieu à une condamnation pour l'un d'eux, étaient isolés et de faible gravité, et ne caractérisaient pas un risque pour la sécurité des personnes ou des biens justifiant un refus sur le fondement de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est donc l'annulation de la décision pour erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, annule la décision du 14 novembre 2024 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime a rejeté le recours de Mme B... contre un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 1 835 euros. Le tribunal juge que la seule immatriculation de Mme B... en tant qu’auto-entrepreneur, compte tenu de la faiblesse des revenus perçus (50 euros en 2023), ne permet pas de la regarder comme n’étant pas au chômage total. En conséquence, la caisse ne pouvait remettre en cause la neutralisation des ressources prévue à l’article R. 822-15 du code de la construction et de l’habitation. Il est enjoint à la caisse de rembourser les retenues pratiquées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département de l'Eure de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement". La magistrate a estimé que la requérante, atteinte de sclérose en plaques, ne justifiait pas remplir les critères fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017, à savoir un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou matérielle pour ses déplacements extérieurs. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté précité.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... qui demandait l’annulation de la décision d’attribution d’un marché public de travaux par le maire du Val-David. Le juge a rappelé que, depuis la jurisprudence, la contestation de la validité d’un contrat administratif ou de ses actes détachables (comme le choix du cocontractant) relève d’un recours de pleine juridiction et non d’un recours pour excès de pouvoir. En l’espèce, la requête n’était pas présentée comme un tel recours contractuel et le contrat n’était pas produit. L’ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... D... contre l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 17 novembre 2025 fixant la Tunisie comme pays de destination pour l'exécution de sa peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'avait pas démontré de menace pour sa vie ou sa liberté en cas de retour en Tunisie, conformément aux articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision confirme que l'autorité administrative est tenue d'exécuter la peine d'interdiction du territoire, sauf risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Mariment de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a indiqué que l’intéressé allait se voir délivrer un titre pluriannuel, ce qui a conduit le tribunal à inviter M. A... à confirmer le maintien de sa requête sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. A défaut de réponse dans le délai d’un mois, le requérant est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.