Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2502895(TA83-2502895)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Place Publique. Celle-ci demandait la suspension de la décision du maire de Cogolin refusant de dresser procès-verbal et d'ordonner l'interruption de travaux d'aménagement d'un parking au stade Galfard. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux étant achevés, et qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision, les travaux étant dispensés de formalités au titre du code de l'urbanisme.
N° TA83-2502832(TA83-2502832)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, suspend l'exécution de l'arrêté du préfet du Var du 5 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante turque, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie pour un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à séjourner et travailler, sous astreinte en cas de non-exécution dans un délai de 24 heures.
N° TA83-2502872(TA83-2502872)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. D, ressortissant malgache, d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2025 retirant son attestation de prolongation d'instruction et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'une décision portant atteinte grave et immédiate à la situation de l'étranger. Toutefois, en l'absence de moyens soulevés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la demande de suspension a été rejetée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du CJA et L. 423-3 du CESEDA.
N° TA83-2503000(TA83-2503000)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B et des occupants d’un terrain au Castellet visant à annuler l’arrêté préfectoral du 29 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l’arrêté énonçait suffisamment les considérations de droit et de fait. Il a également rejeté les moyens de légalité interne, considérant que les conditions de l’article 9 de la loi du 5 juillet 2000 étaient remplies, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur le respect du schéma départemental d’accueil des gens du voyage. En conséquence, la demande de suspension de l’évacuation et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA83-2503014(TA83-2503014)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 779-1 du code de justice administrative, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var mettant en demeure des gens du voyage de quitter un terrain situé à Bormes-les-Mimosas. Les requérants contestaient notamment l'absence de demande préalable d'une personne habilitée, l'illégalité de l'arrêté municipal d'interdiction de stationnement, l'absence d'atteinte à l'ordre public et le caractère excessif du délai de 24 heures. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé la procédure de mise en demeure fondée sur les dispositions de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
N° TA83-2501245(TA83-2501245)
Le Tribunal Administratif de Toulon s'est déclaré incompétent pour connaître de la requête de la SAS Carmila France, qui demandait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022 concernant un bien situé à Draguignan. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, ainsi que de l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, la compétence territoriale est déterminée par le lieu du siège de l'autorité ayant établi l'imposition. En l'espèce, l'avis d'imposition a été pris en charge par la direction des grandes entreprises, dont le siège est à Pantin (Seine-Saint-Denis). Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent.
N° TA83-2402837(TA83-2402837)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. D C B, greffier victime d’une agression en service. La juridiction a estimé que l’obligation de l’État était sérieusement contestable pour les postes de déficit fonctionnel temporaire et de souffrances endurées au-delà des montants proposés par le ministre, mais a accordé une provision de 1 800 euros au titre des frais d’expertise et de 83,95 euros pour les frais de déplacement. La solution retenue s’appuie sur les principes de réparation intégrale des préjudices résultant d’un accident de service reconnu imputable, sans application directe de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.
N° TA83-2403367(TA83-2403367)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi en référé-provision par le Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer (CHITS) pour obtenir une avance sur l'indemnisation de ses préjudices résultant de désordres affectant son réseau d'eau glacée. Le CHITS impute ces désordres, caractérisés par des fuites massives et une corrosion généralisée, à un défaut de conception imputable à la société Edeis et à une malfaçon dans la réalisation imputable à la société Tunzini. La société Edeis conteste le bien-fondé de la demande, soutenant que les désordres sont liés à une exploitation défaillante, et demande à titre subsidiaire une limitation des sommes provisionnées ainsi qu'à être garantie par Tunzini. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire s'inscrit dans le cadre de la responsabilité décennale des constructeurs, fondée sur les principes des articles 1792 et suivants du code civil, applicables aux marchés publics.
N° TA83-2502566(TA83-2502566)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé de M. B A, qui contestait un conflit avec la CAF du Var et le CCAS de Montauroux. Le juge a constaté que la demande ne s’inscrivait dans aucune des procédures d’urgence prévues par le code de justice administrative (L. 521-1, L. 521-2, L. 521-3, R. 541-1) et ne contenait pas de conclusions intelligibles. À supposer qu’elle vise une provision indemnitaire, elle est irrecevable faute de réclamation préalable et de caractère non sérieusement contestable de la créance. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2501804(TA83-2501804)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de le promouvoir au grade de brigadier-chef de police. La requête n'était pas signée par son auteur, en méconnaissance de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à l'adresse indiquée, celle-ci est revenue avec la mention "destinataire inconnu", et M. A n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA83-2501615(TA83-2501615)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la taxe sur les logements vacants mise à sa charge pour 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la réclamation préalable obligatoire adressée à l'administration fiscale, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, M. A n'a pas fourni le document requis dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
N° TA83-2501860(TA83-2501860)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme E contestant un rejet de réclamation fiscale. Les requérants demandaient l’annulation de la décision du 10 mars 2025 et la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2018. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre cette décision étaient manifestement irrecevables, car un tel acte ne peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir mais seulement d’un recours de plein contentieux. En outre, les moyens soulevés, notamment sur la motivation de la réponse aux observations, n’étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner les textes fiscaux invoqués.
N° TA83-2501870(TA83-2501870)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2021 en raison du nombre de parts de son foyer fiscal. La juridiction a constaté que la réclamation préalable obligatoire, prévue à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, avait été présentée le 28 janvier 2025, soit après l'expiration du délai fixé au 31 décembre 2024 par l'article R. 196-1 du même code. Cette irrecevabilité manifeste n'étant pas régularisable, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande.
N° TA83-2502036(TA83-2502036)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de l'association des amis de Notre-Dame de Spéluque, qui demandait la décharge de cotisations de taxe foncière pour les années 2017 à 2021. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité manifeste de la requête, car la réclamation préalable de l'association auprès de l'administration fiscale était tardive au regard des délais prévus par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Les moyens soulevés par l'association, relatifs à une erreur sur l'état des parcelles ou à la préservation d'une chapelle classée, ont été jugés inopérants pour contester cette tardiveté. En application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la requête sans inviter l'association à la régulariser.
N° TA83-2502088(TA83-2502088)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A C, agissant en qualité d'ayant droit, d’une requête en décharge de cotisations de taxe foncière pour 2022 et en annulation d’une mise en demeure. Par un mémoire du 19 juin 2025, le requérant s’est désisté de sa requête, celle-ci constituant un doublon d’une autre instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 31 juillet 2025.
N° TA83-2501320(TA83-2501320)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe d'habitation pour les années 2013 à 2016. La requérante soutenait ne pas occuper de résidence secondaire à Fréjus et invoquait des difficultés financières. Le tribunal a jugé que ces moyens étaient soit manifestement insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé, soit inopérants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA83-2501248(TA83-2501248)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi par la SAS Carmila France d’une demande de réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un bien situé à Draguignan (Var), se déclare incompétent territorialement. Il constate que l’avis d’imposition a été établi par la direction des grandes entreprises, dont le siège est à Pantin (Seine-Saint-Denis). En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Montreuil. Par ordonnance, le dossier lui est transmis.
N° TA83-2502298(TA83-2502298)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’une requête en plein contentieux par la société Azur Boat Conseil contestant un titre de perception de 1 248 euros au titre de la taxe annuelle 2025 sur les engins maritimes à usage personnel, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la compétence pour l’établissement de cette taxe relève du guichet unique de la fiscalité de la plaisance (GUFIP), service basé à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rennes, en application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501147(TA83-2501147)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait des avis d'imposition et demandait la modification du cadastre de Cavalaire-sur-Mer ainsi qu'une indemnité de 80 euros. Le juge a estimé que les conclusions relatives au cadastre et à la délivrance des avis d'imposition ne relevaient pas de l'office du juge de l'impôt, et étaient donc manifestement irrecevables. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de précisions suffisantes sur la réalité et le montant des préjudices allégués. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative.
N° TA83-2501138(TA83-2501138)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme D épouse B d’une demande de remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d’un montant de 3 703 euros au titre de l’année 2024. Par un mémoire du 14 mai 2025, la requérante s’est désistée de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 31 juillet 2025. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.