Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2503632(TA83-2503632)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté du préfet du Var du 2 juillet 2025. Ce refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français étaient motivés par l'irrégularité de l'entrée en France de l'intéressé, qui ne remplissait pas la condition de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2302087(TA83-2302087)
Le Tribunal Administratif de Toulon a donné acte du désistement d’instance de Mme A..., qui contestait son compte-rendu d’évaluation professionnelle établi par le centre communal d’action sociale de La Valette du Var. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ce qui l’a fait réputer désistée. Aucune somme n’a été accordée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, chaque partie conservant ses frais.
N° TA83-2502883(TA83-2502883)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par l’Association Place Publique d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire de Cogolin de dresser un procès-verbal d’infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux concernant des travaux irréguliers sur un stade synthétique. Par un acte enregistré le 15 novembre 2025, l’association s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 28 janvier 2026, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA83-2600128(TA83-2600128)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 28 janvier 2026, du désistement pur et simple de M. B... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français et le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Cette ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt l’instance sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond relatif au séjour des étrangers n’a été appliqué.
N° TA83-2600155(TA83-2600155)
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé. La requête en suspension est rejetée comme irrecevable, car le recours en annulation déjà déposé par M. B... a pour effet de suspendre automatiquement l'exécution de la mesure d'éloignement en application des articles L. 614-1 et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2301849(TA83-2301849)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante vietnamienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfants français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la requérante ne démontrait pas contribuer effectivement à l'éducation et à l'entretien de ses enfants, ni justifier d'une activité professionnelle stable, et que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA83-2301985(TA83-2301985)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet du Var de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » en tant que parent d’enfant français. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant, condition requise par l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation. La demande d’injonction et d’astreinte a été rejetée par voie de conséquence.
N° TA83-2302191(TA83-2302191)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet du Var de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et son fils mineur. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur l’insuffisance de ressources du demandeur au regard de l’article L. 434-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était entachée ni d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Tunisie.
N° TA83-2302452(TA83-2302452)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour pris par le préfet du Var. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire français, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait légalement pu refuser le titre de séjour en se fondant sur la menace pour l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé, en application de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 octobre 1968.
N° TA83-2600163(TA83-2600163)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de l'arrêté du maire des Arcs-sur-Argens prononçant sa révocation. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la privation totale de rémunération depuis plus d'un mois portant une atteinte grave et immédiate à sa situation. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 532-4 du code général de la fonction publique et du principe des droits de la défense, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA83-2600384(TA83-2600384)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme G..., Mme A... F..., M. B... E... et tous occupants de leur chef d'un Hébergement d'Urgence pour Demandeurs d'Asile (HUDA) à Fréjus. La solution retenue est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet au gestionnaire de demander en justice l'évacuation des occupants sans titre après une mise en demeure infructueuse. Le juge a constaté que les occupants, définitivement déboutés de leurs demandes d'asile, se maintiennent irrégulièrement dans les lieux, et que leur départ est urgent et utile compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile dans le Var.
N° TA83-2302631(TA83-2302631)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et son inscription au fichier national des étrangers. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 14 juin 2023 était suffisamment motivé et que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le comportement du requérant, caractérisé par des condamnations pénales, constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2504031(TA83-2504031)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet du Var n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant de justifier de son ancienneté de séjour, de son intégration ou d'attaches familiales en France. Les risques allégués en cas de retour en Côte d'Ivoire ont été jugés insuffisamment étayés. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2300555(TA83-2300555)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Var concernant le renouvellement de sa carte de séjour temporaire. La requérante invoquait un défaut de motivation de cette décision implicite, faute de réponse à sa demande de communication de motifs. Le tribunal a constaté que, par une lettre du 16 septembre 2025, la requérante avait été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse de son avocat à cette invitation, la requérante est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions, sans qu’il soit nécessaire de statuer au fond.
N° TA83-2501747(TA83-2501747)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le GIP Grand prix de France - Le Castellet d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil communautaire de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume relative au versement d’une subvention. Par un acte enregistré le 18 janvier 2026, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 janvier 2026. Aucune autre disposition légale ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA83-2600483(TA83-2600483)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var ordonnant la réadmission d’un ressortissant étranger vers le Portugal, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside à Marseille, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Marseille, seul compétent. Aucune solution au fond n’est retenue, la décision se limitant à un renvoi pour raison de compétence territoriale.
N° TA83-2501150(TA83-2501150)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société NB Polygone contestant un avis de sommes à payer de 3 615,80 euros au titre de la taxe locale sur la publicité extérieure. Le juge a estimé que cette taxe, en tant que recette fiscale communale, constitue une taxe assimilée aux contributions indirectes. En application de l'article L.199 du livre des procédures fiscales, le litige relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2503706(TA83-2503706)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 12 août 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 3 de l'accord franco-tunisien ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour étaient légales et proportionnées. Enfin, les conclusions relatives au signalement dans le système d'information Schengen ont été déclarées irrecevables, cette information ne constituant pas une décision faisant grief.
N° TA83-2302761(TA83-2302761)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. C..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet du Var du 25 juillet 2023 lui refusant le regroupement familial pour son épouse et ses trois enfants, au motif que ses ressources étaient insuffisantes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n’avait pas commis d’erreur de fait ni d’erreur manifeste d’appréciation en estimant que les ressources du demandeur, appréciées sur douze mois, n’atteignaient pas le seuil requis par l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) ni à l’intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant).
N° TA83-2503992(TA83-2503992)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu de l'intéressé n'avait pas été méconnu, car il avait été auditionné par les services de police sur sa situation et la perspective d'un éloignement. Il a également estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.