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Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de Mme A épouse B et de M. C B contre les arrêtés du 4 avril 2024 de la préfète du Lot leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme A, ressortissants étrangers, pour contester les obligations de quitter le territoire français prises à leur encontre par le préfet de Tarn-et-Garonne. Les requérants, soutenus par Emmaüs France et le GISTI, invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 435-2 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Le tribunal a annulé les décisions contestées, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que M. A représentait une menace pour l'ordre public et en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-2. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à M. A et à Mme A, sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. B, qui contestait le refus du département du Tarn de lui renouveler la carte mobilité inclusion portant la mention stationnement (CMI-S). M. B souffre d’une spondylarthrite psoriasique et invoque une difficulté à marcher lors des crises. Le tribunal a constaté que le département, malgré une mise en demeure, n’a produit aucun mémoire, ce qui le conduit à être réputé acquiescer aux faits exposés par le requérant. En application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’arrêté du 3 janvier 2017, le tribunal a annulé la décision de refus et enjoint au département de délivrer la carte sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du département de la Haute-Garonne de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement" (CMI-S). La requérante invoquait des pathologies cardiaques et un diabète réduisant sa capacité de déplacement. Le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa mobilité pédestre au sens des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ni une erreur manifeste d'appréciation. La décision attaquée a donc été jugée suffisamment motivée et fondée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. B contre la décision du président du conseil départemental du Tarn du 5 octobre 2023, confirmant la réduction de 100 euros de son allocation de revenu de solidarité active (RSA) pour septembre 2023. Le requérant contestait cette sanction, arguant ne pas avoir été convoqué à un entretien obligatoire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que la requête avait été régularisée par la production de la décision attaquée en défense. Sur le fond, le juge a rappelé qu'il exerce un plein contentieux et doit se prononcer sur les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les articles L. 262-27, L. 262-28, L. 262-37 et L. 262-39 du code de l'action sociale et des familles, relatifs aux obligations d'insertion des bénéficiaires du RSA et aux sanctions en cas de non-respect.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de Tarn-et-Garonne de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 1 509,57 euros. Statuant en juge unique sur le fondement des articles L. 842-1 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal a examiné la situation de précarité de la requérante. Il a estimé qu'en l'absence d'éléments établissant une précarité suffisante, au vu d'un quotient familial de 995 euros et d'un salaire de 1 700 euros, la remise de dette n'était pas justifiée. La demande de Mme B a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de Mme B D contre le refus du département de la Haute-Garonne de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La requérante invoquait de graves problèmes de santé (séquelles de chirurgies, troubles de la vision, de l'équilibre, douleurs intenses) réduisant sa capacité de déplacement et nécessitant l'assistance d'une tierce personne. Statuant en juge unique, le tribunal a appliqué les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des pièces et des conclusions du rapporteur public.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A concernant des indus de prime d'activité, une demande de bénéfice du droit d'option pour la déclaration trimestrielle de son chiffre d'affaires, et le partage des allocations familiales. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur les conclusions relatives aux allocations familiales, celles-ci relevant de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Concernant la demande de droit d'option, le tribunal a constaté que la CAF avait invité M. A à fournir les éléments nécessaires, ce qui rendait ses conclusions sans objet. Enfin, le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la remise des indus de prime d'activité, estimant que la décision de la CAF était suffisamment motivée et proportionnée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A d’une demande de remise totale d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 1 103 euros, après qu’une remise partielle de 25 % lui a été accordée par la CAF du Tarn. En cours d’instance, la CAF a informé le tribunal qu’une remise totale de la dette avait été accordée à M. A par décision du 4 mars 2025, prise après réunion de la commission de recours amiable. Le tribunal a constaté que cette décision rendait sans objet la requête de M. A et a prononcé un non-lieu à statuer. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de lui accorder une rétroactivité de ses droits aux aides personnalisées au logement (APL) au-delà du mois de sa demande. La requérante, qui avait déménagé en septembre 2022 mais n’avait déposé sa demande qu’en février 2023, n’a pas apporté la preuve d’une impossibilité de déposer sa demande plus tôt. Le tribunal a appliqué l’article R. 823-10 du code de la construction et de l’habitation, qui prévoit que l’aide est due à compter du premier jour du mois de la demande lorsque les conditions sont réunies antérieurement. En conséquence, la décision de la CAF d’octroyer les APL à partir du 1er février 2023 a été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D contestant un titre exécutoire émis par le département de l’Aveyron pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 145,65 euros. La requérante invoquait des vices de forme (défaut de signature et de motivation) et contestait le bien-fondé de l’indu, arguant de sa résidence en France et de sa bonne foi. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était régulier et que Mme D ne pouvait être considérée comme résidente permanente en France, compte tenu de ses séjours prolongés à l’étranger, et a également exclu toute remise de dette en raison de la fraude constatée. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la MSA Auvergne pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 1 109,03 euros. La requérante soutenait que cet indu résultait d'une erreur de transfert de son dossier entre la MSA et la CAF du Lot, et qu'elle avait droit à cette somme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'opposition était tardive et donc irrecevable, la contrainte ayant été notifiée le 17 août 2023 et l'opposition formée le 5 septembre 2023, soit au-delà du délai légal de quinze jours. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de Mme C contestant deux décisions de la CAF de la Haute-Garonne lui réclamant le remboursement d’indu d’aide personnalisée au logement (APL) pour les périodes de février à mars 2023 et de mai à juin 2023. La requérante soutenait que ces décisions étaient insuffisamment motivées et entachées d’une erreur d’appréciation, la résidence de ses enfants étant fixée à son domicile et non chez le père. Le tribunal a constaté que la CAF avait régularisé la situation de Mme C en annulant les indus contestés avant l’introduction des recours, rendant les demandes de remboursement sans objet. Par conséquent, le tribunal a rejeté les conclusions principales des requêtes comme irrecevables ou devenues sans objet, et a également rejeté les demandes de frais de justice, aucune des parties n’étant considérée comme perdante.
Le Tribunal administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme A contestant la décision de la CAF de Tarn-et-Garonne de limiter à 50 % la remise sur un indu de prime d'activité de 4 495,99 euros, ramené à 2 247,99 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et le fait qu'elle avait été conseillée par un agent de la CAF pour éviter des erreurs. Le tribunal, statuant en juge unique sur le fondement des articles L. 842-1 et suivants du code de la sécurité sociale, a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de la CAF était justifiée.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par Mme A, ressortissante sénégalaise, contre un arrêté préfectoral du 21 mars 2025 refusant de l'admettre au séjour et abrogeant son attestation de séjour. La requérante invoquait l'urgence, notamment en raison de l'impact sur son cursus universitaire et sa situation de jeune mère, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, fondés sur une insuffisance de motivation, une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une dérogation à la présomption d'absence d'urgence en matière de refus de séjour.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du département de la Haute-Garonne de lui ouvrir des droits au revenu de solidarité active (RSA) suite à sa démission. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l'intéressée au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que Mme C ne justifiait pas de l'interruption certaine de ses revenus professionnels et que sa démission, intervenue dans un contexte de séparation, ne constituait pas une situation exceptionnelle justifiant une dérogation. Par conséquent, la décision de refus du président du conseil départemental a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D contestant plusieurs indus de revenu de solidarité active (RSA) et d'aide exceptionnelle de fin d'année. Le juge a considéré que les bénéfices réalisés par la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) dont elle est présidente, bien que non distribués, devaient être pris en compte dans ses ressources pour le calcul du RSA, conformément à l'article R. 262-19 du code de l'action sociale et des familles et à la jurisprudence du Conseil d'État du 6 juillet 2023. La requérante n'a pas démontré d'erreur dans le calcul des indus, et les décisions attaquées ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B E, Mme C E et M. A E d’une demande d’indemnisation suite au décès de leur mère, F D, survenu après une intervention pour un rétrécissement aortique au centre hospitalier universitaire de Toulouse. Le tribunal a pris acte du désistement de M. A E et de Mme C E, et Mme B E a maintenu sa demande, invoquant des fautes dans la prise en charge post-opératoire et un défaut d’information sur les risques, sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. La juridiction a rejeté la requête, estimant que les experts n’avaient pas conclu à une faute du centre hospitalier, et a également rejeté la demande subsidiaire dirigée contre l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), faute de lien avec un accident médical non fautif. Aucune indemnité n’a été accordée, et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B pour contester le refus implicite de l'ANAH de lui verser la prime "MaPrimeRénov'". En cours d'instance, l'ANAH a finalement octroyé la prime de 4 000 euros à la requérante. Constatant que la demande avait ainsi perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 12 janvier 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de vice de procédure et d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). Il a jugé que la décision était légale au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.