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Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la présomption d'urgence étant renversée en raison d'un faisceau d'indices concordants établissant l'existence d'une fraude à la reconnaissance de paternité. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. E et Mme D contestant des amendes fiscales pour défaut de déclaration de compte bancaire, d’un montant total de 7 500 euros. Les requérants invoquaient une irrégularité de la procédure d’examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle, soutenant que sa durée avait excédé le délai maximal d’un an prévu à l’article L. 12 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que le délai avait été régulièrement prorogé en raison du défaut de production des relevés bancaires par les contribuables dans le délai de soixante jours, conformément aux dispositions de l’article L. 12 et à l’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la suspension des délais pendant la période d’urgence sanitaire. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant le bien-fondé des amendes infligées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de l'EURL L'Ecrin, exploitant un bar-night-club, contre le refus de l'administration fiscale de lui octroyer l'aide "coûts fixes consolidation" pour février 2022, dans le cadre du dispositif Covid-19. La requérante soutenait que ses démarches constituaient une seule demande déposée le 7 juin 2022, tandis que l'administration invoquait un dépôt tardif après le 15 juin 2022. Le tribunal a constaté que l'entreprise remplissait toutes les conditions d'éligibilité prévues par les décrets n° 2022-111 et n° 2022-768, notamment en termes de secteur d'activité, de perte de chiffre d'affaires et d'excédent brut d'exploitation négatif. Il a annulé la décision de rejet du 4 juillet 2022, estimant que la demande initiale du 7 juin 2022 était recevable, et a enjoint à l'administration de réexaminer la demande.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Domaine de Preissac, qui contestait le refus de l’administration fiscale de lui accorder l’aide « coûts fixes – consolidation » pour février 2022. La société soutenait que son excédent brut d’exploitation (EBE) était négatif et que l’administration avait commis une erreur en incluant l’indemnité de chômage partiel dans le calcul de l’EBE, ainsi qu’en jugeant irrecevable l’attestation de son expert-comptable. Le tribunal a examiné les conditions posées par le décret n° 2022-111 du 2 février 2022 modifié par le décret n° 2022-768 du 2 mai 2022, notamment le calcul de l’EBE selon l’annexe dudit décret. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête en référé suspension de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 octobre 2024 suspendant son permis de conduire pour huit mois après une conduite sous l'emprise de l'alcool. Le juge des référés estime que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire, erreur d'appréciation) ne sont manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les demandes de M. A, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les années 2021 à 2023. M. A soutenait avoir cessé son activité de loueur en meublé non professionnel en février 2020 pour relever du régime micro-foncier. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 1447 du code général des impôts, la location d'immeubles meublés est réputée exercée à titre professionnel, et que la cession partielle du patrimoine locatif ne suffit pas à démontrer une cessation d'activité. Les requêtes ont été rejetées, confirmant les impositions litigieuses.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. La décision attaquée, fondée sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, a été jugée légale. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux de la situation. Il a estimé que la requérante ne justifiait pas de moyens d'existence suffisants pour prétendre au titre de séjour de longue durée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SAS VHF, qui contestait une amende de 50 % pour factures de complaisance (article 1737 du CGI) et une pénalité de 80 % pour abus de droit (article 1729 du CGI), appliquées à des rappels de TVA pour 2017-2019. Le tribunal a jugé que l'administration avait prouvé que la société avait sciemment utilisé un bail à usage mixte pour un bien exclusivement affecté à l'habitation de son gérant, et n'avait pas justifié des écritures comptables litigieuses. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les sanctions fiscales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu pour 2017 et 2018. Les requérants invoquaient notamment un abus de droit, une insuffisance de motivation de la proposition de rectification et une violation de la convention franco-singapourienne. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière, que l'administration avait correctement motivé ses rectifications et que la convention invoquée n'était pas applicable. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de décharge, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la société Delample récupération d’un référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) visant à contester la procédure de passation d’un marché de travaux lancé par la commune de Pompignan. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête avant l’audience. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 janvier 2025, sans tenir d’audience publique, conformément à son office. Aucune condamnation aux frais n’a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 31 octobre 2024. Cet arrêté mettait en demeure Mme B épouse A de régulariser un remblaiement illégal en zone inondable dans le lit majeur de l'Ariège. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante se bornant à invoquer des considérations environnementales sans justifier d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de l'association IFAG, qui sollicitait une réduction de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2020, en raison de son activité de formation. La requérante invoquait son caractère non lucratif pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1447 du code général des impôts, combiné à l'article 206. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'association, bien que gérée de manière désintéressée, exerçait son activité en concurrence directe avec des entreprises commerciales du secteur, sans démontrer des conditions d'exercice différentes (comme des tarifs inférieurs ou un public spécifique). La solution retenue est le rejet de la demande de réduction de la CFE.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D, qui contestait des impositions supplémentaires à l'impôt sur le revenu et contributions sociales pour 2016, d'un montant de 520 550 euros, consécutives à la remise en cause d'abattements sur une plus-value de cession de parts sociales. Le tribunal a jugé que l'extrait de rôle était suffisamment motivé et ne constituait pas un ordre de recouvrer au sens du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Il a également écarté les moyens relatifs à l'abattement renforcé de 85 % (article 150-0 D du code général des impôts) et à l'abattement de 500 000 euros (article 150-0 D ter), ainsi que la contestation de la pénalité fondée sur l'article 1758 A du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne d’un référé-suspension visant l’article 10 d’un arrêté du maire de Villeneuve Tolosane créant une autorisation spéciale d’absence pour congé menstruel. Le juge des référés a fait droit à la demande de suspension, estimant que le moyen tiré de l’illégalité de cette mesure était propre à créer un doute sérieux. Il a considéré que l’article L. 622-1 du code général de la fonction publique, qui liste limitativement les motifs d’autorisations spéciales d’absence, ne permet pas à une collectivité territoriale d’en créer de nouveaux sans base législative ou réglementaire. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par deux ressortissants arméniens, Mme F et M. E, d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du 18 décembre 2024 de la préfète de l’Aveyron les assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Les requérants contestaient la légalité de ces décisions, invoquant notamment un défaut de compétence, un défaut de motivation, une méconnaissance de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir admis les intéressés au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, a examiné les moyens soulevés. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 921-1 et suivants du CESEDA relatifs aux mesures d’éloignement et d’assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 17 décembre 2024 du préfet de la Haute-Garonne l'assignant à résidence à Toulouse pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que la mesure d'assignation à résidence, fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir de M. C.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B et M. D. Les requérants, ressortissants algériens sans hébergement avec leurs deux jeunes enfants et Mme B enceinte, sollicitaient une injonction de prise en charge dans le dispositif d'hébergement d'urgence. Le juge a considéré que, malgré la situation de vulnérabilité invoquée, la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie au regard des diligences accomplies par l'administration et des moyens disponibles. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 345-2 et suivants) et la jurisprudence relative à la carence caractérisée de l'État.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, assistante maternelle, qui contestait la suspension de son agrément pour quatre mois prononcée par le département de la Haute-Garonne. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision datant d'un mois et la requérante ne justifiant pas de l'impossibilité de bénéficier de revenus de substitution après la perte involontaire de son emploi. En conséquence, la demande de suspension de la décision et les conclusions accessoires ont été rejetées sans examen du bien-fondé de l'atteinte à la liberté fondamentale invoquée.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 11 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car introduite le 30 décembre 2024, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de quinze jours prévu par les articles L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que la notification de l'arrêté au plus tard le 1er août 2024 n'avait pas été prorogée par la demande d'aide juridictionnelle. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre l'exécution d'un arrêté du 10 juin 2021 du ministre de l'intérieur prononçant une interdiction administrative du territoire. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris, en application des articles R. 312-1 et R. 312-8 du code de justice administrative, et non de celle de Toulouse, malgré l'assignation à résidence du requérant dans cette ville. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.