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Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. B et Mme E visant à obtenir la décharge des pénalités pour manquement délibéré (40 %) appliquées à leurs cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017 à 2019, pour un montant de 2 416 euros. Les requérants soutenaient avoir été victimes d’un tiers frauduleux, mandaté pour leurs déclarations, et que l’administration n’avait pas démontré leur intention délibérée d’éluder l’impôt, invoquant notamment la doctrine administrative et le principe de personnalité des peines. Le tribunal a rejeté leur requête, considérant que l’administration avait prouvé le manquement délibéré, car les contribuables, en tant que mandants, restent responsables des déclarations faites en leur nom, même en cas de fraude d’un mandataire. La décision s’appuie sur l’article 1729 du code général des impôts et l’article L. 195 A du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme E d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Villematier de dresser un procès-verbal d’infraction au code de l’urbanisme et d’utiliser ses pouvoirs de police environnementale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la matérialité des infractions alléguées n’était pas établie, notamment en raison de l’absence de preuve suffisante concernant les constructions ou dépôts litigieux. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 480-1 du code de l’urbanisme et de l’article L. 541-3 du code de l’environnement, sans faire droit aux demandes d’annulation ou d’injonction.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Sainte Marie distribution d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus de l’administration fiscale de lui accorder un agrément de transfert de déficits, sur le fondement du II de l’article 209 du code général des impôts, à la suite de la dissolution de la SARL Clairaland. La société requérante s’est toutefois désistée purement et simplement de son instance par un mémoire enregistré le 4 octobre 2024. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à lui donner acte. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer, donnant acte du désistement d’instance de la SAS Sainte Marie distribution.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B et Mme D contestant un arrêté interruptif de travaux du 26 mai 2021 et un arrêté d'opposition à déclaration préalable du 17 août 2021, pris par le maire de Cornebarrieu. Le tribunal a rejeté les conclusions des requérants, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également déclaré irrecevables les conclusions reconventionnelles de la commune tendant à une injonction de remise en état, faute de compétence du juge administratif en la matière. La décision s'appuie sur les articles L. 480-2 du code de l'urbanisme et R. 111-27 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SCI First contestant un titre de perception de 141 939 euros émis au titre de la taxe d'aménagement pour un changement de destination sans autorisation d'un bâtiment agricole. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que les conclusions dirigées contre la décision du préfet du 19 août 2020 et le rejet de la réclamation étaient tardives, ces actes n'étant pas détachables de la procédure d'imposition. Sur le fond, les moyens soulevés par la société, notamment l'irrégularité de la procédure de taxation d'office et l'absence de base légale de la taxe, ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour demander la suspension de la décision du 27 septembre 2024 par laquelle la section disciplinaire de l'Institut National Polytechnique (INP) de Toulouse l'a exclu de tout établissement public d'enseignement supérieur pour une durée d'un an. Le requérant invoquait l'urgence, notamment la perte du bénéfice de son admission à l'IMT Atlantique, et un doute sérieux sur la légalité de la sanction, qu'il estimait disproportionnée et entachée d'irrégularités de composition et de délibération de la commission de discipline. Après avoir examiné les moyens, le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun doute sérieux n'était établi quant à la légalité de la décision contestée, appliquant les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ouvrier de l'État au ministère des armées, qui contestait le refus de lui accorder un départ anticipé à la retraite pour travaux insalubres. Le requérant soutenait que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'erreurs de fait, de droit et d'appréciation, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 21 du décret n°2004-1056 du 5 octobre 2004 et du décret n°67-711 du 18 août 1967, qui fixent les conditions d'octroi de ce bénéfice.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet du Tarn du 31 juillet 2023. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu fonder son refus sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que la présence de M. A constituait une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 421-5 et L. 435-1 du même code, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du 15 décembre 2021 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, une demandeuse d'asile colombienne. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par l'OFII, à savoir l'absence de présentation de l'intéressée à la structure d'accueil et son caractère injoignable, n'était pas fondé. Il a relevé que le numéro de téléphone détenu par l'administration était erroné et qu'aucune obligation légale ne fixait un délai de présentation impératif, ce qui constituait une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SCM Burg A, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2023. La société soutenait avoir cessé toute activité dans son établissement toulousain depuis août 2023, mais le tribunal a jugé qu'elle n'apportait pas la preuve de cette cessation, faute de procès-verbal de fin de liquidation ou de déclaration auprès du registre du commerce. En application des articles 1447 et 1478 du code général des impôts, la CFE est due par le redevable exerçant une activité au 1er janvier de l'année, et la société n'a pas démontré avoir cessé son activité à cette date. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme A, ressortissants congolais, d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du préfet de la Haute-Garonne du 5 janvier 2024 refusant de leur délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale". Les requérants invoquaient notamment une incompétence de l’auteur de l’acte, une erreur de droit au regard de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Haute-Garonne. La requérante invoquait notamment une irrégularité de procédure liée à l'avis du collège de médecins de l'OFII et une méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légale. La solution retenue confirme la validité de l'arrêté préfectoral, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D épouse A, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui rembourser des frais de justice (5 040 euros) et demandait l'annulation de ce refus. La requête a été jugée irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet de sa demande du 13 octobre 2020 est née le 13 décembre 2020, et son recours gracieux du 11 février 2021 a été formé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Le tribunal a appliqué les articles L. 231-4 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que l'article R. 421-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé suspension du syndicat FO EDF Golfech et de M. A contre la note du 3 septembre 2024 relative à la gestion des mouvements sociaux au centre nucléaire EDF de Golfech. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la note se bornant à rappeler des principes antérieurs sans créer de bouleversement justifiant une suspension immédiate. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de consultation du CSE et l'atteinte au droit de grève, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a donc été rejetée, de même que les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension par un surveillant pénitentiaire contestant l’absence de versement de son traitement à compter de septembre 2024, qu’il interprétait comme une décision implicite de radiation des cadres. Le juge des référés a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, considérant que l’absence de rémunération procédait d’un placement en disponibilité d’office pour raison de santé, et non d’une décision de révocation. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le juge a examiné la requête au fond sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la disponibilité et au reclassement.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A B, agent contractuel de l'État, d’une demande de suspension de la décision implicite de la placer en congé sans rémunération à compter du 1er septembre 2023, révélée par son bulletin de salaire de mars 2024. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant tardé à agir (saisine en octobre 2024 pour une décision aux effets remontant à septembre 2023) et que la décision contestée avait épuisé ses effets depuis son affectation en avril 2024. Le tribunal a également relevé que la suspension de rémunération résultait de l’absence de service fait, conformément au principe général applicable aux agents publics, et non d’une mesure fondée sur l’article 17 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986. La demande d’injonction et celle au titre des frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. H contestant deux titres de perception émis le 26 octobre 2021 pour la taxe d'aménagement (3 999 €) et la redevance d'archéologie préventive (333 €), relatifs à une construction sans permis. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, sans examiner le fond des moyens soulevés par le requérant. La solution retenue s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative, sans application directe des textes fiscaux ou d'urbanisme invoqués.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 14 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que la procédure contradictoire n'avait pas à être mise en œuvre pour ce type de décision, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 611-3 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 35 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans titre du domaine public (parcelle cadastrée section AZ n°2 à Saint-Jory). La solution retenue est fondée sur l'absence de contestation sérieuse du caractère irrégulier de l'occupation et sur l'urgence caractérisée par la nécessité de réaliser des travaux d'aménagement ferroviaire (AFNT) déclarés d'utilité publique, programmés du 9 au 11 novembre 2024. Le juge a autorisé la SNCF Réseau à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et à évacuer les biens laissés sur place.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les recours de M. E, ressortissant arménien, contre un arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des décisions du préfet de Tarn-et-Garonne, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.