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Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de Mme C, qui sollicitait la remise totale d’un indu de prime d’activité de 1 841,11 euros, après une remise partielle de 50 % accordée par la CAF de l’Aveyron. La requérante invoquait sa situation de précarité et son état de santé, mais le tribunal a estimé, au vu des ressources déclarées du foyer (composé de trois personnes), que le montant restant dû n’excédait pas manifestement leurs capacités contributives. La décision a été rendue sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise de dette en cas de bonne foi ou de précarité, sous réserve de l’absence de fraude. Aucune des conditions n’étant remplie pour une remise totale, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la délibération du 21 septembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Pamiers créait deux emplois non permanents sous contrat de projet (chargés de mission « transformation écologique » et « développement territorial »). Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a jugé que la commune n’avait pas démontré que ces emplois correspondaient à un projet ou une opération identifié(e), comme l’exige l’article L. 332-24 du code général de la fonction publique. La création de ces postes méconnaissait donc les dispositions encadrant le recours aux contrats de projet.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SAS Princesse A contestant des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés pour l'exercice clos en 2017, d'un montant de 256 923 euros. La société avait acquis un bien immobilier pour 2 850 000 euros, et l'administration fiscale a réintégré au résultat imposable l'excédent du prix payé pour le terrain bâti, estimant qu'il s'agissait d'un acte anormal de gestion. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que la société n'avait pas justifié que le prix d'acquisition correspondait à la valeur vénale du bien, et a validé la méthode de comparaison de l'administration fiscale. La décision s'appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, ainsi que sur le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Toulouse annule un état exécutoire émis par le collège du Bois de la Barthe réclamant 192,74 euros de frais de cantine à Mme B. La requérante contestait être redevable, invoquant un jugement du tribunal de grande instance de Toulouse de 2016 et un arrêt de la cour d’appel de Toulouse de 2021 mettant ces frais à la charge exclusive du père de ses enfants. Le tribunal fait droit à sa demande, estimant que la convention de divorce homologuée et l’arrêt d’appel exonèrent Mme B du paiement des frais de cantine et de CLAE. La décision se fonde sur le code de l’éducation et le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. C, ressortissant pakistanais, contre le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'étendue de sa compétence. En application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a considéré que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre, faute pour M. C de démontrer l'indisponibilité d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A, de nationalité kosovare, contestant le refus implicite de la CAF de la Haute-Garonne de prendre en compte ses deux enfants aînés pour le calcul de son aide personnalisée au logement (APL). La CAF a opposé un non-lieu à statuer après avoir régularisé la situation de M. A pour la période de février 2022 à décembre 2023, mais le tribunal a écarté cette exception pour la période antérieure (septembre 2015 à janvier 2022), la requête conservant un objet. Le tribunal a statué sur le fond en s'appuyant sur les articles R. 351-26 et R. 823-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la jurisprudence du Conseil d'État (n° 409890), pour déterminer les droits de M. A. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la compétence de la CAF et les conditions d'éligibilité aux APL.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la durée d'attribution (18 mois) de sa carte mobilité inclusion mention "stationnement" (CMI-S) et de la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé (RQTH). La requérante sollicitait une prolongation d'un an de ces droits en raison de l'évolution incertaine de son état de santé. Le tribunal a jugé que la durée de 18 mois, fixée par le département du Tarn, était conforme aux articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, car elle tenait compte de l'évolutivité favorable du handicap. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 16 mars 2023.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de Mme A, qui sollicitait la remise totale d'un indu de prime d'activité de 603,56 euros, après une remise partielle de 25 % déjà accordée par la CAF de Haute-Garonne. Statuant en plein contentieux, le juge a appliqué l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise de dette en cas de précarité du débiteur. Constatant la situation de précarité de Mme A (absence de revenus, dettes, ressources limitées au RSA), le tribunal a estimé que le solde restant excédait ses capacités contributives. Il a donc annulé la décision de la CAF et accordé une remise supplémentaire, ramenant la dette à 301,78 euros (soit 50 % du solde).
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du département de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement" (CMI-S). La requérante invoquait ses pathologies (polyarthrite inflammatoire et insuffisance respiratoire) pour justifier une réduction de sa capacité de déplacement à pied. Le tribunal a estimé que les pièces du dossier, notamment le certificat médical, ne démontraient pas que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres, condition posée par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la décision de refus a été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du ministre de l'intérieur du 19 juillet 2024. Cet arrêté, pris sur le fondement des articles L. 228-1 et L. 228-2 du code de la sécurité intérieure, lui imposait une interdiction de quitter la commune de Montauban et une obligation de présentation quotidienne au commissariat pour une durée de trois mois. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les éléments du dossier, notamment l'adhésion de M. B à une idéologie terroriste et ses relations avec des individus radicalisés, établissaient une menace actuelle et d'une particulière gravité pour l'ordre public. La mesure a été jugée proportionnée à la finalité de prévention du terrorisme, ne portant pas une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 12 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Toulouse le plaçant en disponibilité d’office pour raisons de santé. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées, la commune n’étant pas la partie perdante et l’équité ne justifiant pas de condamnation.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C contestant le refus du département de l'Ariège de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que les éléments fournis par M. C, notamment sa pension d'invalidité et ses pathologies (paralysie plantaire et obésité), ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide technique ou humaine). La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. B contestant deux indus d'aide personnelle au logement (APL) notifiés par la CAF du Tarn, d'un montant total de 782 euros, et demandant une remise gracieuse. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les indus étaient fondés, car ils résultaient d'une omission de déclaration d'activité par le requérant et d'une déclaration de frais réels non retenue par l'administration fiscale. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C et M. A contestant un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 448 euros pour la période de février à septembre 2022. L'indu résultait de la prise en compte de pensions alimentaires perçues par Mme C, que les requérants n'avaient pas déclarées en temps utile. Le tribunal a estimé que la CAF de Tarn-et-Garonne avait correctement appliqué les articles L. 823-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation, et que les requérants ne justifiaient pas d'une situation de précarité justifiant une remise gracieuse de la dette.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 1 522 euros, présentée par M. A. Le requérant, qui ne contestait pas le bien-fondé de la dette, invoquait son incapacité financière suite à un licenciement. La juridiction a estimé que les éléments fournis, notamment un unique bulletin de paie, ne permettaient pas d’établir une situation de précarité justifiant une remise de dette. La décision se fonde sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et R. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 5 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Par un mémoire enregistré le 13 septembre 2024, le requérant, représenté par son conseil, a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 septembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l’annulation de son arrêté de radiation des cadres pris par le maire de Cahors le 16 février 2023. Le juge a constaté que la décision, notifiée par lettre recommandée présentée le 20 février 2023, avait fait courir le délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 1er juin 2023, était tardive, et l’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SAS Pyreval, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (29 058 euros) pour l'exercice 2017, suite à une vérification de comptabilité. La société invoquait notamment une méconnaissance des règles comptables (plan comptable général et directive 2013/34/UE) et des erreurs dans les indicateurs de dépréciation. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant à une remise gracieuse des intérêts de retard, cette demande relevant de la compétence de l'administration fiscale et non du juge de l'impôt. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit statué sur le fond des moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par des élus d'opposition du département de Tarn-et-Garonne pour contester le refus de publier leur tribune dans le magazine "Département Mag". Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le courriel du 31 mars 2022 n'était qu'une mesure préparatoire et non une décision faisant grief. Il a également jugé que la décision de refus de publication du 1er avril 2022 était légale, car la tribune contenait des propos diffamatoires au sens de la loi du 29 juillet 1881, justifiant l'application de l'article L. 3121-24-1 du code général des collectivités territoriales.