25 077 décisions disponibles — page 74/1254
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et ne procédait pas d’un défaut d’examen. Il a estimé que le mariage de M. A... avec une compatriote bénéficiaire de la protection subsidiaire, célébré depuis moins d’un an et sans preuve d’une communauté de vie stable, ne remplissait pas les conditions de l’article L. 424-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse concerne une demande d’expertise médicale présentée par une agente de La Poste, Mme A..., qui conteste le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service de sa pathologie anxio-dépressive et son admission à la retraite d’office pour invalidité non imputable au service. La requérante sollicitait, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise pour déterminer l'imputabilité de son état de santé et évaluer ses préjudices. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que la mesure d'expertise ne présentait pas le caractère d'utilité requis, dès lors que Mme A... dispose déjà de plusieurs expertises médicales et que le juge du fond, déjà saisi de deux recours en annulation, pourra ordonner une expertise s'il l'estime nécessaire dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction.