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Le Tribunal administratif de Versailles annule le refus de titre de séjour opposé à M. D, ressortissant comorien, père d’un enfant français. La décision contestée, qui clôturait sa demande sans motif d’incomplétude mais pour défaut d’exécution d’une précédente mesure d’éloignement, est jugée illégale. Le tribunal estime que M. D justifie contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant depuis sa naissance, conformément à l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il enjoint au préfet des Yvelines de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale ».
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI Correia demandant l'annulation de l'arrêté du 10 octobre 2023 par lequel le maire de Viroflay a constaté la caducité de son permis de démolir et de son permis de construire. Le tribunal a jugé que l'acte constatant la péremption n'est pas une décision soumise à l'obligation de motivation, écartant ainsi le moyen d'insuffisance de motivation. Il a estimé que les travaux de démolition partielle d'un plancher, réalisés pour un montant de 8 750 euros, ne constituaient pas un commencement d'exécution suffisant au sens de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme pour interrompre le délai de péremption. En conséquence, la décision de la commune a été confirmée.
**Sujet principal :** Demande de référé liberté pour obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction et le renouvellement d’un titre de séjour. **Juridiction :** Tribunal administratif de Versailles (juge des référés). **Solution retenue :** Rejet de la requête. Le juge estime que la condition d’urgence particulière exigée par l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’est pas satisfaite, les circonstances invoquées (absence de récépissé, suspension du contrat de travail, risque d’éloignement) ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant une intervention sous 48 heures. **Textes appliqués :** Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé liberté) et article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (délivrance de récépissé).
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision du 17 novembre 2023 par laquelle le préfet de l'Essonne avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. B. Le requérant contestait ce classement, arguant avoir fourni dans les délais l'acte de naissance réclamé. Le tribunal a jugé que M. B apportait la preuve, non contredite par l'administration, de la transmission des documents demandés. En conséquence, la décision de classement sans suite, fondée sur des faits matériellement inexacts, est annulée. Cette solution s'appuie sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 septembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Il a également opposé l'autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 14 septembre 2023 ayant déjà statué définitivement sur le même arrêté entre les mêmes parties. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Versailles était saisi par un détenu contestant le rejet implicite de son recours contre une sanction disciplinaire prononcée par la commission de discipline de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. En cours d’instance, l’administration pénitentiaire a expressément annulé la sanction initiale, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ce point, tout en condamnant l’État à verser 800 euros au requérant au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, associé de la société civile Lamathor, qui contestait une proposition de rectification adressée à cette société. Le tribunal a jugé que M. B n'avait pas qualité pour contester la dette fiscale de la société elle-même, mais seulement sa propre quote-part après d'éventuelles poursuites à son encontre, conformément aux articles 1857 et 1858 du code civil. La réclamation préalable de M. B a donc été déclarée irrecevable sur le fondement de l'article R.* 190-1 du livre des procédures fiscales, faute pour lui d'avoir qualité pour représenter la société. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le transfert de son fils d’une maison d’arrêt vers un centre de détention. La requête a été jugée irrecevable car le transfert, qui constitue un changement d’affectation vers un établissement pour peines, est considéré comme une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Mme A n’a pas démontré que ce transfert portait une atteinte excessive aux droits fondamentaux de son fils, au-delà des contraintes inhérentes à la détention. La décision s’appuie sur l’article L. 211-3 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SCI VS Invest, qui contestait l'opposition du maire de Versailles à sa déclaration préalable de travaux pour le changement d'un conduit d'extraction de fumées, situé dans le périmètre de protection du Château de Versailles. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'arrêté, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, le maire étant lié par l'avis défavorable de l'Architecte des Bâtiments de France, et que la décision du préfet de région, prise après médiation, n'était pas entachée d'illégalité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 621-30 et L. 621-32 du code du patrimoine, relatifs à la protection des abords des monuments historiques.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi en plein contentieux par le directeur départemental des finances publiques des Yvelines, qui a soumis d'office la réclamation de Mme C D. Cette dernière contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles elle avait été assujettie au titre des années 2013 et 2014, ainsi que les pénalités correspondantes. La requérante soulevait notamment des vices de procédure, des erreurs de calcul et contestait la qualification de revenus distribués retenue par l'administration fiscale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme D, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions litigieuses. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux revenus distribués et aux réductions d'impôt, ainsi que sur les règles de procédure fiscale.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre une convocation à un entretien préalable de licenciement. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 6 mai 2025, la présidente de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande de suspension de la décision implicite du ministre de l'intérieur rejetant le recours hiérarchique contre le refus d'autorisation de travail pour M. A, salarié étranger. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas établie, les requérants se bornant à invoquer un risque de refus de titre de séjour et des besoins de santé sans démontrer une atteinte grave et immédiate. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017, notamment sur le report de déficits fonciers et les charges de location meublée. L'administration a partiellement fait droit à la demande en cours d'instance, en admettant des charges foncières pour 2009 (61 630 euros) et en prononçant un dégrèvement de 5 238 euros pour 2016, rendant cette partie du litige sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté les autres moyens de M. B, considérant que la proposition de rectification était suffisamment motivée (article L. 57 du livre des procédures fiscales) et que le refus de déduire certaines charges (frais de déplacement, achats) était justifié par un défaut de justificatifs probants. La solution retenue est un rejet partiel de la requête, avec un non-lieu à statuer sur le dégrèvement accordé.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A pour contester le rejet de son recours gracieux contre des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer une amende pénale. Le juge a rejeté la requête par ordonnance, estimant que le litige relevait de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. Cette solution s'appuie sur l'article 707-1 du code de procédure pénale et le décret n° 64-1333 du 22 décembre 1964, qui rattachent le recouvrement des amendes pénales à la procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la SAS Les Hohnele Group, venant aux droits de la SASU LMP Courcelles, d’une demande de décharge partielle de la cotisation foncière des entreprises (CFE) due pour 2022. La société soutenait que la cessation d’activité de la SASU LMP Courcelles le 1er septembre 2022, suite à une transmission universelle de patrimoine, ouvrait droit à une réduction de la cotisation pour les mois restants. Le tribunal a fait droit à la demande, jugeant que la cessation d’activité était établie et que les conditions de l’article 1478 du code général des impôts étaient remplies. Il a ainsi prononcé la décharge partielle de la somme de 957 euros.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de l'Union des amis du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse et de l'association de défense de la vallée de la Mérantaise, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Châteaufort à la société CHR pour un hôtel 3 étoiles de 80 chambres. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles du règlement du PLU (1AU3, 1AU4, 1AU11, 1AU12) et des dispositions relatives aux établissements recevant du public, n'étaient pas fondés ou étaient inopérants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, avec mise à la charge des requérantes des frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait les modalités de recouvrement d’amendes forfaitaires majorées et de forfaits de post-stationnement, en se déclarant incompétent. La juridiction a estimé que ces litiges relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles 530-2 et 530-4 du code de procédure pénale pour les amendes, et de l’article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales pour les forfaits de post-stationnement. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A B, qui demandait une intervention dans son dossier de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requête ne visait l’annulation d’aucune décision administrative, ce qui la rendait manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Il a rappelé qu’il ne peut prononcer d’injonctions à titre principal en dehors des cas prévus par la loi. La requête a donc été rejetée sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 26 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été enregistrée le 8 avril 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de quinze jours suivant la notification de la décision, intervenue le 5 mars 2025. Le tribunal a appliqué les articles R. 776-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater la tardiveté du recours.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète de l’Essonne de classer sans suite sa demande de naturalisation. La requérante n’avait pas produit un acte de naissance légalisé par les autorités consulaires du Sri Lanka en France, comme l’exige le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, mais seulement par le ministère des affaires étrangères de son pays. Le tribunal a jugé que ce moyen n’était pas fondé et a confirmé la légalité de la décision administrative.