31 596 décisions disponibles — page 616/1580
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande de l'association Ressources, qui sollicitait la décharge de cotisations de taxe d'habitation pour 2022 (4 387 euros) concernant des locaux loués à Athis-Mons, Savigny-sur-Orge et Juvisy-sur-Orge. L'association invoquait le dégrèvement d'office prévu au II de l'article 1414 du code général des impôts pour les organismes non lucratifs logeant des personnes défavorisées. Le tribunal constate que l'association ne justifie pas avoir conclu la convention avec l'État prévue à l'article L. 851-1 du code de la sécurité sociale, ni avoir déposé la déclaration obligatoire avant le 1er mars 2022 (articles 322 et 322 bis de l'annexe III du CGI). La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour l'association de remplir les conditions légales et déclaratives requises.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A B d’un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication de fiches main courante de la police municipale de Savigny-sur-Orge. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 8 janvier 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 janvier 2025. Aucun texte substantiel relatif au droit d’accès aux documents administratifs n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par l’Association syndicale libre des propriétaires du lotissement de la Petite Jonchère d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal du 25 janvier 2023 modifiant le cahier des charges du lotissement. L’association s’est désistée de son instance et de son action par un acte du 17 décembre 2024, désistement accepté par la commune de Bougival, qui a également renoncé à ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 14 janvier 2025, la magistrate désignée a donné acte de ces désistements purs et simples, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’extinction de l’instance.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la réduction de son indemnité différentielle consécutive à l’octroi du complément de traitement indiciaire (CTI) prévu par le décret du 19 septembre 2020. La juridiction a jugé que cette réduction, opérée par le groupe hospitalier Nord-Essonne (GHNE), était conforme à l’article 5 du décret du 21 juillet 1999, lequel permet de déduire du montant de l’indemnité différentielle les augmentations de rémunération liées à l’évolution de la situation indiciaire de l’agent. En conséquence, aucune illégalité fautive n’ayant été commise, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. B A, détenu à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, qui demandait réparation pour douze fouilles intégrales subies entre décembre 2019 et mai 2021, estimées injustifiées et constitutives de traitements inhumains et dégradants. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les fouilles étaient justifiées par le profil pénitentiaire de l'intéressé et le contexte de leur réalisation, et qu'elles étaient proportionnées car non systématiques et limitées dans le temps et l'espace. La solution s'appuie sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de procédure pénale relatives aux fouilles en milieu carcéral.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 500 euros en réparation du préjudice subi du fait de cinq fouilles à nu réalisées alors qu'il était incarcéré dans un établissement pénitentiaire pour mineurs. Le tribunal a jugé que ces fouilles, intervenues dans un contexte de suspicion lié au profil pénitentiaire du requérant et aux circonstances (parloirs, fouilles de cellule, quartier disciplinaire), étaient justifiées par des motifs de sécurité et proportionnées, ne constituant pas un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points sous-jacents. En cours d’instance, le ministre a produit un relevé d’information intégral démontrant que les mentions des infractions contestées avaient été supprimées, ce qui équivaut à un retrait des décisions de retrait de points et de la décision 48 SI. Par conséquent, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. La demande de frais irrépétibles présentée par le requérant a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la restitution de trois points sur son permis de conduire, retirés suite à une infraction du 9 novembre 2020. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a fait droit à cette demande, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles du ministre comme irrecevables, et refusé de faire droit à la demande de frais de justice de M. A.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui contestait ses cotisations de taxe d’habitation pour 2020 et 2021. La requérante soutenait que le bien était inoccupé en raison de travaux suspendus par la pandémie de Covid-19, mais le tribunal a jugé qu’elle n’établissait pas que l’appartement était inhabitable au 1er janvier des années d’imposition, condition prévue par les articles 1407 et 1415 du code général des impôts. Le moyen tiré de l’irrégularité de l’envoi de la décision de rejet de sa réclamation a été écarté comme inopérant. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de remboursement.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant algérien, qui sollicitait une injonction pour que la préfète de l'Essonne statue sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête est rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête en référé de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous urgent pour le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le délai d'instruction de moins de deux mois depuis le dépôt des pièces complémentaires le 26 novembre 2024 n'est pas excessif et ne justifie pas une dérogation à l'ordre normal d'examen des demandes. La solution retenue s'appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de traiter les demandes dans un délai raisonnable, sans qu'une urgence particulière soit démontrée en l'espèce.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de Mme F, agissant pour elle-même et sa fille mineure, visant à engager la responsabilité du centre hospitalier François Quesnay de Mantes-la-Jolie pour défaut d’information sur l’annulation d’un examen prénatal (CGH Array), qui aurait permis de diagnostiquer une anomalie chromosomique rare chez l’enfant à naître. La requérante soutenait que ce manquement lui avait fait perdre une chance de recourir à une interruption médicale de grossesse. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le centre hospitalier n’avait commis aucune faute caractérisée, dès lors qu’il n’était pas tenu de vérifier les décisions antérieures du centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) du CHU de Caen. La solution retenue s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute en droit administratif, sans application de textes spécifiques mentionnés dans l’extrait.
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire dirigée contre le centre hospitalier de Rambouillet, en raison d’un retard fautif de près de trois ans dans la prise en charge de son carcinome papillaire thyroïdien, dû à un défaut de transmission des résultats médicaux. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d’un manquement dans l’organisation du service. Il a condamné le centre hospitalier à verser à M. B la somme de 31 317,50 euros en réparation de ses préjudices (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudices esthétiques et assistance par tierce personne), ainsi que 10 632,17 euros à la CPAM des Yvelines au titre de ses débours, outre l’indemnité forfaitaire de gestion et les frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de ses cotisations de taxe d'habitation pour 2019 et 2020. La requête a été jugée irrecevable car la réclamation préalable de M. B, présentée le 14 décembre 2022, était tardive au regard du délai légal fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a ainsi confirmé la décision de l'administration fiscale sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de M. B tendant à la décharge de la taxe d'habitation due au titre de l'année 2022 pour un bien situé à Saint-Maurice-Montcouronne. Le juge retient que M. B avait la jouissance du logement au 1er janvier 2022, condition suffisante pour être redevable de la taxe en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, indépendamment de son statut de résidence principale ou secondaire. La circonstance qu'il ait bénéficié d'un dégrèvement pour l'année 2016 est sans incidence sur le bien-fondé de l'imposition pour 2022.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, est saisi par un professeur réclamant 2 400 euros à titre de provision pour le non-versement du supplément familial de traitement. Constatant que le requérant est affecté dans un lycée situé en Seine-Saint-Denis, le tribunal se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet l'affaire au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. C B d’une demande d’indemnisation de 200 euros pour le préjudice moral subi à la suite de deux fouilles intégrales (les 11 et 27 janvier 2021) à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, qu’il estimait injustifiées. Le tribunal a jugé que ces fouilles, effectuées sans décision motivée du chef d’établissement et sans justification par un comportement suspect ou une présomption d’infraction, méconnaissaient les dispositions de l’article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 et l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser à M. C B la somme de 200 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 8 juin 2022 et de leur capitalisation.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois, prononcée par le sous-préfet des Sables d'Olonne suite à un excès de vitesse de 42 km/h. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que la procédure d'urgence prévue à l'article L. 224-2 du code de la route était légalement applicable, le dépassement de 40 km/h de la vitesse autorisée étant établi. Enfin, le tribunal a considéré que la durée de la suspension n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité de l'infraction.
Le Tribunal administratif de Versailles a liquidé l'astreinte provisoire de 40 euros par jour prononcée le 9 octobre 2024 à l'encontre de Mme A, qui n'avait pas libéré son logement de fonction dans le collège Alain Fournier à Orsay. Constatant l'inexécution persistante de l'injonction, le juge des référés a condamné Mme A à verser au département de l'Essonne la somme de 2 160 euros, correspondant à 54 jours de retard. La demande de réévaluation de l'astreinte à 100 euros par jour a été rejetée. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du groupe hospitalier Nord-Essonne (GHNE), qui contestait la réduction de son indemnité différentielle suite à l’octroi du complément de traitement indiciaire (CTI) prévu par le décret du 19 septembre 2020. Le tribunal a jugé que cette réduction était légale, car elle découlait de l’application combinée de l’article 5 du décret du 21 juillet 1999 et de l’article 48 de la loi du 14 décembre 2020, qui permettent de déduire le CTI de l’indemnité compensatrice de traitement. En l’absence d’illégalité fautive, la demande indemnitaire de M. B a été rejetée, ainsi que ses conclusions accessoires.