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Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de la SASU FOREST Automobile, qui contestait une décision du ministère des transports la privant de son activité de construction et vente de véhicules de marque FARGO. Le juge s'est déclaré territorialement incompétent, en application de l'article R.312-10 du code de justice administrative, au motif que le litige relatif à la législation régissant l'activité commerciale de la société relève du tribunal dans le ressort duquel se trouve son siège social, situé dans l'Aisne. La demande a donc été rejetée sans examen des moyens soulevés, ni de l'urgence.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de l’Essonne de lui attribuer un logement. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit et n’a pas été régularisée malgré une demande du tribunal. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement insuffisamment motivées.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de logement social par la commission départementale de médiation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée des pièces justifiant du dépôt de la demande initiale, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 4ème chambre a donc prononcé le rejet de la requête par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Yvelines du 17 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les pièces produites par le requérant ne permettaient pas d'établir sa résidence continue en France depuis plus de dix ans, condition requise par le 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence. Par conséquent, le refus de titre de séjour n'étant pas annulé, l'obligation de quitter le territoire n'était pas illégale par voie de conséquence. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a également été écarté.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet des Yvelines de lui délivrer une carte nationale d'identité. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen particulier. Surtout, le tribunal a estimé que le refus était légalement fondé sur les articles 2 du décret n°55-1397 du 22 octobre 1955 et 8 du décret n°2016-1460 du 28 octobre 2016, car la délivrance d'un titre d'identité était incompatible avec les mesures de contrôle judiciaire imposées à M. A, notamment l'interdiction de sortie du territoire et la remise de ses documents d'identité.
Le Tribunal Administratif de Versailles annule le titre de recettes du 15 mars 2022 par lequel l’École normale supérieure de Paris-Saclay réclamait à une élève fonctionnaire stagiaire le reversement de traitements perçus entre octobre 2021 et janvier 2022. La décision retient deux motifs : d’une part, l’ampliation du titre ne mentionnait pas la qualité de l’ordonnateur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration ; d’autre part, l’administration ne pouvait, sur le fondement de l’article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983, exiger le remboursement des traitements perçus par l’élève, mais seulement celui des sommes issues de l’activité privée non autorisée. La requérante est donc déchargée du paiement de la somme de 4 625,24 euros.
Le Tribunal Administratif de VERSAILLES s'est prononcé sur la requête de M. B, apprenti, contestant son exclusion définitive du CFA de l'Association régionale pour la formation professionnelle automobile. La juridiction a examiné sa compétence, rappelant que les sanctions disciplinaires prises par un CFA privé ne sont des actes administratifs que si elles procèdent de l'exercice d'une prérogative de puissance publique. En l'espèce, le tribunal a jugé que la mesure d'exclusion ne relevait pas de l'exercice d'une telle prérogative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Le Tribunal administratif de Versailles a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet opposée par la préfète de l’Essonne à la demande de renouvellement de carte de résident de M. B., ressortissant togolais. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence était remplie, le requérant risquant de perdre son emploi, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit le renouvellement de plein droit de la carte de résident, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, élève de l'ENS Paris-Saclay, qui contestait le refus de l'école de valider son projet d'année de recherche pré-doctoral à la Banque des règlements internationaux. Le refus était motivé par l'interdiction de cumul d'un traitement de fonctionnaire stagiaire avec une rémunération externe. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que Mme B, en tant que fonctionnaire stagiaire, était soumise à l'obligation de non-cumul prévue par l'article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983, sans erreur de droit.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 juillet 2024 par laquelle la préfecture de l'Essonne a clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant eu connaissance de la décision dès le 3 juillet 2024 et ayant bénéficié d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 2 octobre 2024, sans justifier de circonstances particulières rendant nécessaire une suspension immédiate. Les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et du défaut de motivation, n'ont pas été examinés au fond.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de la SCI Ridondelle demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Méré pour une maison individuelle et une piscine. Le tribunal a soulevé d’office un moyen d’irrecevabilité, estimant que la SCI ne justifiait pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, ses parcelles étant situées à près de 200 mètres du terrain d’assiette. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d’intérêt à agir, sans examen des autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné les demandes de la SAS Energeo Technologies relatives au remboursement de crédits d'impôt recherche (CIR) pour les années 2019 à 2021 et à la décharge de rappels d'impôt sur les sociétés. La société soutenait que ses prestations de services en R&D, sans être un organisme agréé, ouvraient droit au CIR sur ses dépenses, en se prévalant de l'instruction BOI-BIC-RICI-10-10-30-20. L'administration fiscale a partiellement accordé un non-lieu à statuer pour une somme de 2 101 euros déjà remboursée, mais a rejeté le surplus des demandes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les dépenses exposées par la société dans le cadre de ses prestations de services n'étaient pas éligibles au CIR, en application de l'article 244 quater B du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur une requête en plein contentieux fiscal de M. B et Mme D, contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu partiel à statuer, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 932 euros sur les majorations. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que les sommes inscrites au crédit du compte courant d'associé de M. B étaient présumées être des revenus distribués imposables en application des articles 109 et 111 du code général des impôts, sans que les requérants n'apportent la preuve contraire d'une absence de disposition effective.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A B tendant à suspendre l’arrêté du préfet de police refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge retient que la décision contestée constitue une mesure de police et que, à la date de l’arrêté, la requérante résidait à Paris. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris, et non de celui de Versailles. Par conséquent, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de la SAS Energeo Technologies, qui contestait la remise en cause de son crédit d'impôt recherche (CIR) et de son statut de jeune entreprise innovante pour les exercices 2015 à 2018. La société, active dans le conseil en ingénierie énergétique, soutenait que ses prestations de services étaient éligibles au CIR et que ses contrats de travail pour des docteurs étaient conformes à l'article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les rectifications fiscales notifiées par l'administration. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 244 quater B.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de Mme B, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. La requérante sollicitait une exonération au motif que son chiffre d’affaires était nul depuis mars 2020. Le tribunal rappelle que, conformément à l’article 1647 A du code général des impôts, le chiffre d’affaires à retenir pour l’imposition 2021 est celui de l’année 2019, lequel s’élevait à 25 270 euros, soit un montant supérieur au seuil de 5 000 euros prévu à l’article 1647 D pour bénéficier de l’exonération de la cotisation minimum. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de l'association Feucherolles de vous à nous contestant un permis de construire modificatif délivré par le maire de Feucherolles à la SAS Astiom, notamment pour la création de 25 places de stationnement dans la bande des 75 mètres de la RD 30. Le tribunal a retenu le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-6 du code de l'urbanisme, qui interdit les constructions dans cette bande hors des espaces urbanisés. En application de l'article L. 600-5-1 du même code, le tribunal a sursis à statuer pour permettre une régularisation du vice dans un délai de six mois, les autres moyens n'étant pas fondés.
Le Tribunal administratif de Versailles a ordonné l'expulsion de Mme D et M. C, occupants sans droit ni titre d’un emplacement sur l’aire d’accueil de Breuillet, gérée par le syndicat mixte pour la gestion de l’habitat voyageur. La demande, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été jugée urgente et utile en raison du comportement agressif des occupants, du branchement électrique sauvage et de l’entrave au fonctionnement normal de l’aire. La solution retenue est l’expulsion sous astreinte de 200 euros par jour de retard, avec possibilité de recours à la force publique.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi par la société K-STAT-CONSULTING d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception émis par le ministre du travail pour un montant de 4 320 euros, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que, le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée étant à Paris, la compétence relevait du Tribunal administratif de Paris en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 24 décembre 2024, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l'Essonne refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. A B. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. B une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours, et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.