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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

5 670textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2024.

5 670

Total documents

429 713

Avec texte intégral

275 390

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

86 874

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

45 590

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 390

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

82 793

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2024Effacer tout
Jurisprudence CJUE62022CJ0606_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 21 mars 2024.#Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy contre B. sp. z o.o.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Prestation de services liés aux loisirs et à l’amélioration de la condition physique – Vente de carnets d’accès à des services dont la réalité est prouvée par une caisse enregistreuse et des tickets de caisse – Base d’imposition – Erreur sur le taux d’imposition – Principe de neutralité fiscale – Régularisation de la dette fiscale en raison d’une modification de la base d’imposition – Pratique nationale ne permettant pas, en l’absence de facture, la correction du montant de la TVA et le remboursement de l’excédent de TVA versée – Absence de risque de pertes de recettes fiscales – Exception d’enrichissement sans cause.#Affaire C-606/22.

Cet arrêt clarifie les obligations de régularisation en matière de TVA lorsqu'un assujetti a appliqué par erreur un taux supérieur, en se fondant sur le principe de neutralité fiscale. La Cour juge qu'une régularisation et un remboursement de l'excédent de TVA doivent être possibles, même en l'absence de facture rectificative, dès lors que la réalité de la prestation initiale est établie par d'autres moyens fiables et qu'aucun risque de perte de recettes fiscales n'existe. Elle écarte ainsi une pratique nationale trop rigide qui pourrait conduire à un enrichissement sans cause du Trésor public.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0606

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 21 mars 2024.#Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy contre B. sp. z o.o.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Naczelny Sąd Administracyjny.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Prestation de services liés aux loisirs et à l’amélioration de la condition physique – Vente de carnets d’accès à des services dont la réalité est prouvée par une caisse enregistreuse et des tickets de caisse – Base d’imposition – Erreur sur le taux d’imposition – Principe de neutralité fiscale – Régularisation de la dette fiscale en raison d’une modification de la base d’imposition – Pratique nationale ne permettant pas, en l’absence de facture, la correction du montant de la TVA et le remboursement de l’excédent de TVA versée – Absence de risque de pertes de recettes fiscales – Exception d’enrichissement sans cause.#Affaire C-606/22.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

22 943

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

163 123

Cet arrêt traite de la régularisation de la TVA lorsqu'un assujetti a appliqué par erreur un taux supérieur à celui légalement dû pour des prestations de services. La Cour rappelle que le principe de neutralité fiscale s'oppose à une pratique nationale qui empêche la correction et le remboursement de l'excédent de TVA indûment versé, notamment lorsque l'administration dispose des éléments comptables (ici, tickets de caisse) pour vérifier l'opération et qu'aucun risque de perte de recettes fiscales n'est établi.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0061

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 21 mars 2024.#RL contre Landeshauptstadt Wiesbaden.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Verwaltungsgericht Wiesbaden.#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) 2019/1157 – Renforcement de la sécurité des cartes d’identité des citoyens de l’Union européenne – Validité – Base juridique – Article 21, paragraphe 2, TFUE – Article 77, paragraphe 3, TFUE – Règlement (UE) 2019/1157 – Article 3, paragraphe 5 – Obligation pour les États membres d’intégrer dans le support de stockage des cartes d’identité deux empreintes digitales dans des formats numériques interopérables – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Respect de la vie privée et familiale – Article 8 de la charte des droits fondamentaux – Protection des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Article 35 – Obligation de procéder à une analyse d’impact relative à la protection des données – Maintien des effets d’un règlement déclaré invalide dans le temps.#Affaire C-61/22.

Cet arrêt de la Grande Chambre de la CJUE confirme la validité du règlement (UE) 2019/1157 qui impose aux États membres d'intégrer deux empreintes digitales dans les cartes d'identité des citoyens de l'Union. La Cour juge que cette obligation est fondée sur une base juridique appropriée et qu'elle respecte les droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données, notamment en raison de l'obligation pour les États membres de réaliser une analyse d'impact.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0714

Affaire C-714/22, Profi Credit Bulgaria (Services accessoires au contrat de crédit): Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle du Sofiyski rayonen sad - Bulgarie) – S.R.G. / Profi Credit Bulgaria EOOD (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Contrats de crédit à la consommation – Directive 2008/48/CE – Article 3, sous g), article 10, paragraphe 2, sous g), et article 23 – Coût total du crédit pour le consommateur – Absence d’indication des coûts pertinents – Sanction – Directive 93/13/CEE – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Article 3, paragraphe 1, article 4, paragraphe 2, article 6, paragraphe 1, article 7, paragraphe 1 – Point 1, sous o), de l’annexe de la directive 93/13/CEE – Services accessoires à un contrat de crédit – Clauses accordant à un consommateur achetant ces services une priorité dans l’examen de sa demande de crédit et la mise à disposition de la somme empruntée ainsi que la possibilité de reporter ou de rééchelonner les mensualités du crédit moyennant le paiement de coûts supplémentaires)

Cet arrêt de la Cour de justice précise les obligations d'information sur le coût total du crédit et le régime des clauses abusives concernant les services accessoires liés à un contrat de crédit à la consommation. Il interprète les directives 2008/48/CE et 93/13/CEE en jugeant qu'une clause subordonnant des avantages procéduraux (comme une priorité de traitement) au paiement d'un service accessoire peut être abusive, et que l'omission de coûts dans le calcul du TAEG est sanctionnée par la réduction du coût du crédit pour le consommateur.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0076_SUM

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 21 mars 2024.#Cobult UG contre TAP Air Portugal SA.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 7, paragraphe 3 – Article 8, paragraphe 1, sous a) – Droit au remboursement du billet d’avion en cas d’annulation d’un vol – Remboursement sous la forme de bons de voyage – Notion d’“accord signé du passager” – Procédure de remboursement par l’intermédiaire d’un formulaire disponible sur le site Internet du transporteur aérien effectif.#Affaire C-76/23.

Cet arrêt précise les conditions dans lesquelles une compagnie aérienne peut proposer un remboursement sous forme de bons de voyage en cas d'annulation de vol, au titre du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour juge que le "consentement signé du passager" requis par l'article 8 ne peut être valablement recueilli au moyen d'une case à cocher pré-cochée sur un formulaire en ligne. Elle rappelle que le passager conserve un droit inconditionnel au remboursement en espèces, que l'option des bons ne doit pas compliquer.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0671

Affaire C-671/22, Bezirkshauptmannschaft Spittal an der Drau: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof - Autriche) – T GmbH / Bezirkshautpmannschaft Spittal an der Drau (Renvoi préjudiciel – Environnement – Politique de l’Union dans le domaine de l’eau – Directive 2000/60/CE – Objectifs environnementaux relatifs aux eaux de surface – Prévention de la détérioration de l’état de toutes les masses d’eau de surface – Annexe V, point 1.2.2 – Définitions des états écologiques “très bon”, “bon” et “moyen” en ce qui concerne les lacs – Critères d’évaluation de l’élément de qualité biologique “ichtyofaune”)

Cet arrêt interprète les critères de la directive-cadre sur l'eau pour évaluer l'état écologique des lacs, notamment via l'ichtyofaune. Il précise les conditions dans lesquelles une détérioration de l'état d'une masse d'eau peut être considérée comme significative au regard des objectifs environnementaux. La Cour fournit ainsi des clarifications essentielles pour l'application du principe de non-détérioration par les autorités nationales.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0010_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 21 mars 2024.#Remia Com Impex SRL contre Autoritatea Naţională Sanitară Veterinară şi pentru Siguranţa Alimentelor et Direcţia Sanitară Veterinară şi pentru Siguranţa Alimentelor Dolj.#Renvoi préjudiciel – Sécurité alimentaire – Règles d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale – Règlement (CE) no 853/2004 – Champ d’application – Exclusions – Fourniture de denrées alimentaires entre établissements de vente au détail constituant une activité marginale, localisée et restreinte – Notion d’“activité marginale, localisée et restreinte” – Réglementation nationale s’écartant de la définition de cette notion prévue par ce règlement.#Affaire C-10/23.

Cet arrêt clarifie la notion d'"activité marginale, localisée et restreinte" au sens du règlement (CE) n° 853/2004, qui exclut certaines activités de son champ d'application en matière d'hygiène des denrées alimentaires d'origine animale. La Cour précise que les États membres ne peuvent pas adopter une définition nationale de cette notion qui s'écarte des critères établis par le droit de l'Union. L'arrêt rappelle ainsi la primauté du droit européen et encadre strictement la marge de manœuvre des autorités nationales dans ce domaine.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0010

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 21 mars 2024.#Remia Com Impex SRL contre Autoritatea Naţională Sanitară Veterinară şi pentru Siguranţa Alimentelor et Direcţia Sanitară Veterinară şi pentru Siguranţa Alimentelor Dolj.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Înalta Curte de Casaţie şi Justiţie.#Renvoi préjudiciel – Sécurité alimentaire – Règles d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale – Règlement (CE) no 853/2004 – Champ d’application – Exclusions – Fourniture de denrées alimentaires entre établissements de vente au détail constituant une activité marginale, localisée et restreinte – Notion d’“activité marginale, localisée et restreinte” – Réglementation nationale s’écartant de la définition de cette notion prévue par ce règlement.#Affaire C-10/23.

Cet arrêt clarifie la notion d'« activité marginale, localisée et restreinte » au sens du règlement (CE) n° 853/2004, qui exclut certaines activités de vente au détail de son champ d'application. La Cour précise que les États membres ne peuvent pas adopter des définitions nationales plus restrictives que celles prévues par le droit de l'Union en la matière. L'arrêt rappelle ainsi le principe de primauté du droit européen et encadre strictement la marge de manœuvre des autorités nationales dans l'application des règles d'hygiène alimentaire.

21 mars 2024

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0224

Conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, présentées le 21 mars 2024.#Penya Barça Lyon : Plus que des supporters (PBL) et Issam Abdelmouine contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Plainte relative à une aide d’État ayant permis à un club de football d’engager un joueur jusqu’alors employé par un autre club – Plainte déposée par un des socios de ce dernier club, constitué sous la forme d’association à but non lucratif – Décision de la Commission européenne concluant à l’absence de qualité de “partie intéressée” en droit de déposer une plainte – Règlement (UE) 2015/1589 – Article 1er, sous h) – Notions de “partie intéressée” et de “personne dont les intérêts pourraient être affectés par l’octroi d’une aide”.#Affaire C-224/23 P.

Il s'agit des conclusions de l'avocat général dans un pourvoi concernant la notion de "partie intéressée" en matière de contrôle des aides d'État. L'affaire porte sur la recevabilité d'une plainte déposée par des supporters d'un club de football contre une aide présumée accordée à un club concurrent. L'avis analyse si un supporter, en tant que socio d'une association à but non lucratif, peut être considéré comme une personne dont les intérêts sont affectés au sens du règlement 2015/1589.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0671

Jurisprudence CJUE — 62022CJ0671

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CJ0703

Jurisprudence CJUE — 62022CJ0703

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0606

Affaire C-606/22, Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy (Possibilité de correction en cas de taux erroné): Arrêt de la Cour (septième chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle du Naczelny Sąd Administracyjny - Pologne) – Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Bydgoszczy / B. sp. z o.o., anciennement B. sp.j. (Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Prestation de services liés aux loisirs et à l’amélioration de la condition physique – Vente de carnets d’accès à des services dont la réalité est prouvée par une caisse enregistreuse et des tickets de caisse – Base d’imposition – Erreur sur le taux d’imposition – Principe de neutralité fiscale – Régularisation de la dette fiscale en raison d’une modification de la base d’imposition – Pratique nationale ne permettant pas, en l’absence de facture, la correction du montant de la TVA et le remboursement de l’excédent de TVA versée – Absence de risque de pertes de recettes fiscales – Exception d’enrichissement sans cause)

Cet arrêt préjudiciel concerne la possibilité de corriger une dette de TVA après l'application d'un taux erroné, même en l'absence de facture rectificative. La Cour estime qu'une pratique nationale empêchant une telle correction et le remboursement de la TVA indûment versée porte atteinte au principe de neutralité fiscale, dès lors qu'il n'existe aucun risque de perte de recettes pour le Trésor public. Elle rejette également l'argument d'un enrichissement sans cause du contribuable, soulignant que la régularisation est précisément destinée à rétablir la situation fiscale correcte.

21 mars 2024

Détail →
Arrêt CJUE62022CC0494

Arrêt CJUE — 62022CC0494

21 mars 2024

Détail →
Arrêt CJUE62022CC0611

Arrêt CJUE — 62022CC0611

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0010

Affaire C-10/23, Remia Com Impex: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle de l’Înalta Curte de Casaţie şi Justiţie - Roumanie) – Remia Com Impex SRL / Autoritatea Naţională Sanitară Veterinară şi pentru Siguranţa Alimentelor (ANSVSA), Direcţia Sanitară Veterinară şi pentru Siguranţa Alimentelor Dolj (Renvoi préjudiciel – Sécurité alimentaire – Règles d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale – Règlement (CE) no 853/2004 – Champ d’application – Exclusions – Fourniture de denrées alimentaires entre établissements de vente au détail constituant une activité marginale, localisée et restreinte – Notion d’“activité marginale, localisée et restreinte” – Réglementation nationale s’écartant de la définition de cette notion prévue par ce règlement)

Cet arrêt clarifie la notion d'« activité marginale, localisée et restreinte » au sens du règlement (CE) n° 853/2004, en précisant que les États membres ne peuvent pas adopter une définition nationale plus restrictive que celle prévue par le droit de l'Union. La Cour indique que cette exclusion du champ d'application des règles d'hygiène strictes pour les denrées d'origine animale doit être interprétée de manière à ne pas entraver les échanges locaux de petite envergure. Par conséquent, une réglementation nationale qui limiterait indûment cette possibilité est contraire au droit européen.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0076

Affaire C-76/23, Cobult: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Frankfurt am Main - Allemagne) – Cobult UG / TAP Air Portugal SA (Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 7, paragraphe 3 – Article 8, paragraphe 1, sous a) – Droit au remboursement du billet d’avion en cas d’annulation d’un vol – Remboursement sous la forme de bons de voyage – Notion d’“accord signé du passager” – Procédure de remboursement par l’intermédiaire d’un formulaire disponible sur le site Internet du transporteur aérien effectif)

Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles une compagnie aérienne peut proposer un remboursement sous forme de bons de voyage en cas d'annulation de vol, en vertu du règlement (CE) n° 261/2004. La Cour précise que le "consentement signé du passager" requis par l'article 8 ne peut être valablement donné via une simple case à cocher dans un formulaire en ligne, sans que le passager ne soit clairement informé de son droit au remboursement en espèces. La décision renforce ainsi la protection des passagers en encadrant strictement les modalités de leur accord pour un remboursement alternatif.

21 mars 2024

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0039

Conclusions de l'avocat général M. A. M. Collins, présentées le 21 mars 2024.#Keva e.a. contre Skatteverket.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Högsta förvaltningsdomstolen.#Renvoi préjudiciel – Article 63 TFUE – Libre circulation des capitaux – Imposition de dividendes perçus par des fonds de pension de droit public – Différence de traitement entre les fonds de pension de droit public résidents et les fonds de pension de droit public non-résidents – Exonération des seuls fonds de pension de droit public résidents – Comparabilité des situations – Justification – Nécessité de sauvegarder l’objectif poursuivi par la politique sociale – Nécessité de préserver une répartition équilibrée du pouvoir d’imposition des États membres.#Affaire C-39/23.

Cet arrêt traite de la compatibilité avec la libre circulation des capitaux d'une législation nationale qui exonère de l'impôt sur les dividendes les fonds de pension publics nationaux, mais pas les fonds de pension publics établis dans d'autres États membres. L'avocat général conclut qu'une telle différence de traitement constitue une restriction, qui pourrait néanmoins être justifiée par la nécessité de préserver la cohérence du système fiscal national et la répartition équilibrée du pouvoir d'imposition entre États.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0010

Affaire C-10/22, LEA: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunale ordinario di Roma - Italie) – Liberi editori e autori (LEA) / Jamendo SA (Renvoi préjudiciel – Directive 2014/26/UE – Gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins – Organismes de gestion collective – Entités de gestion indépendantes – Accès à l’activité de gestion du droit d’auteur et des droits voisins – Directive 2000/31/CE – Champ d’application matériel – Article 3, paragraphe 3 – Directive 2006/123/CE – Champ d’application matériel – Article 17, point 11 – Article 56 TFUE)

L'arrêt C-10/22 (LEA / Jamendo) précise que les entités de gestion indépendantes, comme Jamendo, qui gèrent des droits d'auteur en ligne, ne relèvent pas du champ d'application de la directive 2006/123/CE relative aux services dans le marché intérieur, en vertu de l'exception prévue à son article 17, point 11. La Cour juge que ces entités sont soumises aux règles spécifiques de la directive 2014/26/UE sur la gestion collective du droit d'auteur, et que leur activité ne peut être restreinte par les États membres que dans le respect de l'article 56 TFUE, sans que la directive 2000/31/CE sur le commerce électronique ne s'applique à leur accès au marché.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0061

Affaire C-61/22, Landeshauptstadt Wiesbaden: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgericht Wiesbaden - Allemagne) – RL / Landeshauptstadt Wiesbaden (Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) 2019/1157 – Renforcement de la sécurité des cartes d’identité des citoyens de l’Union européenne – Validité – Base juridique – Article 21, paragraphe 2, TFUE – Article 77, paragraphe 3, TFUE – Règlement (UE) 2019/1157 – Article 3, paragraphe 5 – Obligation pour les États membres d’intégrer dans le support de stockage des cartes d’identité deux empreintes digitales dans des formats numériques interopérables – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Respect de la vie privée et familiale – Article 8 de la charte des droits fondamentaux – Protection des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Article 35 – Obligation de procéder à une analyse d’impact relative à la protection des données – Maintien des effets d’un règlement déclaré invalide dans le temps)

La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en Grande chambre, valide le règlement (UE) 2019/1157 imposant l'intégration de deux empreintes digitales sur les cartes d'identité des citoyens de l'Union. Elle juge que cette obligation, fondée sur l'article 21, paragraphe 2, TFUE, constitue une mesure nécessaire à la libre circulation et ne viole pas les articles 7 et 8 de la Charte des droits fondamentaux, sous réserve du respect des garanties du RGPD. En cas d'invalidation du règlement, la Cour prévoit le maintien de ses effets dans le temps pour préserver la sécurité juridique.

21 mars 2024

Détail →
Jurisprudence CJUE62022CA0090

Affaire C-90/22, Gjensidige: Arrêt de la Cour (première chambre) du 21 mars 2024 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos Aukščiausiasis Teismas - Lituanie) – “Gjensidige” ADB (Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 45 – Refus de la reconnaissance d’une décision – Article 71 – Relation de ce règlement avec les conventions relatives à une matière particulière – Convention relative au contrat de transport international de marchandises par route (CMR) – Article 31, paragraphe 3 – Litispendance – Convention attributive de juridiction – Notion d’“ordre public”)

L'arrêt Gjensidige (C-90/22) précise les conditions de refus de reconnaissance d'une décision judiciaire sous le règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012), en lien avec la Convention CMR. Il clarifie que l'article 31, paragraphe 3, de la CMR, qui impose au juge saisi en second de décliner sa compétence en cas de litispendance, prime sur les règles générales du règlement. La Cour juge que la violation de cette règle de litispendance par le juge d'un État membre ne constitue pas en soi un motif d'ordre public justifiant le refus de reconnaissance de sa décision.

21 mars 2024

Détail →