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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

433 278textes du droit de l'Union européenne.

433 278

Total documents

433 278

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 490

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

46 291

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 568

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

83 437

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Règlement32004R0723R(12)

Règlement (UE) 2004/723

12 mars 2026

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0565

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2026.#CW contre Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) et Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol).#Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure de la Cour – Coopération des autorités de police et autres services répressifs des États membres – Article 340 TFUE – Règlement (UE) 2016/794 – Article 50, paragraphe 1 – Responsabilité non contractuelle de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) – Prétendu traitement illicite de données à caractère personnel transmises à Europol par des autorités nationales – Réalité du préjudice prétendument subi – Pourvoi manifestement non fondé.#Affaire C-565/25 P.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne (huitième chambre) rejette comme manifestement non fondé le pourvoi formé par CW contre Eurojust et Europol. Elle confirme que la responsabilité non contractuelle d'Europol, fondée sur l'article 340 TFUE et l'article 50 du règlement (UE) 2016/794, ne peut être engagée en l'absence de preuve d'un préjudice réel résultant d'un prétendu traitement illicite de données à caractère personnel transmises par les autorités nationales.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE
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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 119

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

164 373
62025CJ0150_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 mars 2026.#BX contre État belge.#Renvoi préjudiciel – Article 45 TFUE – Libre circulation des travailleurs – Impôt sur le revenu – Revenus professionnels perçus dans un autre État membre – Exonération avec réserve de progressivité dans l’État membre de résidence – Inapplication par cet État d’une convention bilatérale visant à éviter les doubles impositions – Perte d’une partie des avantages fiscaux liés à la situation personnelle et familiale du contribuable.#Affaire C-150/25.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 45 TFUE dans le cadre d'un litige opposant un travailleur frontalier à l'administration fiscale belge. Elle précise que l'État membre de résidence ne peut refuser d'appliquer les stipulations d'une convention bilatérale préventive de double imposition, lorsque ce refus prive le contribuable des avantages fiscaux liés à sa situation personnelle et familiale. Une telle pratique constitue une entrave injustifiée à la libre circulation des travailleurs.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0043_RES

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 12 mars 2026.#K. M. H. contre Obshtina Stara Zagora.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Article 21, paragraphe 1, TFUE – Droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres – Obstacles – Demande de modification des données relatives au genre dans les registres d’état civil – Directive 2004/38/CE – Article 4, paragraphe 3 – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect de la vie privée et familiale – Obligation, pour une juridiction d’un État membre, de se conformer à la jurisprudence de la cour constitutionnelle de cet État – Interprétation conforme.#Affaire C-43/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment l'article 21 TFUE et l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à ce qu'une juridiction nationale soit liée par une jurisprudence constitutionnelle nationale qui l'empêche de procéder à une interprétation conforme du droit national aux exigences du droit de l'Union en matière de reconnaissance du changement de genre. En l'espèce, une juridiction bulgare ne peut se voir imposer par sa cour constitutionnelle de refuser systématiquement une demande de modification des données relatives au genre dans les registres d'état civil sans procéder à une appréciation concrète et proportionnée au regard du droit de l'Union.

12 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0790

Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 12 mars 2026.###

L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une obligation de déclaration préalable pour les travailleurs détachés, lorsque cette obligation est disproportionnée et va au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs de contrôle et de protection des travailleurs. Cette affaire précise les limites des mesures nationales de contrôle dans le cadre de la libre prestation de services et du détachement de travailleurs.

12 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0681

Conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, présentées le 12 mars 2026.###

La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, examine une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union. Ces conclusions portent sur la compatibilité d'une réglementation nationale avec les principes de libre circulation ou de non-discrimination, en précisant les obligations des États membres. Pour un professionnel du droit français, ce texte éclaire les limites imposées par le droit européen aux législations nationales dans un domaine spécifique, offrant une analyse juridique détaillée qui influencera la décision finale de la Cour.

12 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0482

Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 12 mars 2026.###

L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de transport aérien de passagers. Il examine notamment la qualification d'une action en indemnisation pour retard important au regard des règles de compétence spéciale en matière contractuelle. Cette affaire clarifie le tribunal compétent pour connaître des litiges entre un passager et un transporteur aérien non établi dans l'Union européenne.

12 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0001

Conclusions de l'avocat général Mme T. Ćapeta, présentées le 12 mars 2026.###

L'avocat général Ćapeta propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le droit de l'Union en matière de protection des consommateurs, en précisant les conditions dans lesquelles un professionnel peut être tenu responsable des informations inexactes fournies par un intermédiaire. Ces conclusions visent à clarifier l'étendue de la responsabilité du professionnel dans le cadre de la directive sur les pratiques commerciales déloyales. La portée de cet arrêt à venir concerne directement les obligations d'information et de transparence des professionnels français vis-à-vis des consommateurs.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0728

Arrêt de la Cour (première chambre) du 12 mars 2026.#Royaume d'Espagne contre Conseil de l'Union européenne e.a.#Pourvoi – Personnel relevant de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) – Agent contractuel international engagé par le représentant spécial de l’Union européenne en Bosnie‑Herzégovine – Contrats de travail à durée déterminée successifs – Résiliation du contrat de travail à la suite du retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union – Pourvoi formé par un État membre qui n’est pas intervenu dans la procédure devant le Tribunal – Article 56, troisième alinéa, du statut de la Cour de justice de l’Union européenne – Recevabilité du pourvoi – Notion de “litiges opposant l’Union à ses agents” – Pourvoi incident – Recevabilité.#Affaire C-728/23 P.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur pourvoi de l'Espagne, précise les conditions de recevabilité d'un pourvoi formé par un État membre non intervenant en première instance, dans le cadre d'un litige opposant l'Union à un agent contractuel international relevant de la PESC. La Cour se prononce sur la notion de "litiges opposant l'Union à ses agents" au sens du statut de la Cour, et examine la validité de la résiliation du contrat de travail d'un agent britannique suite au Brexit.

12 mars 2026

Détail →
Ordonnance CJUE62025CO0564

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 12 mars 2026.#FL contre Agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale (Eurojust) et Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol).#Pourvoi – Article 181 du règlement de procédure de la Cour – Coopération des autorités de police et autres services répressifs des États membres – Article 340 TFUE – Règlement (UE) 2016/794 – Article 50, paragraphe 1 – Responsabilité non contractuelle de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) – Prétendu traitement illicite de données à caractère personnel transmises à Europol par des autorités nationales – Réalité du préjudice prétendument subi – Pourvoi en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement non fondé.#Affaire C-564/25 P.

La Cour de justice de l’Union européenne a rejeté comme manifestement irrecevable et non fondé le pourvoi de FL contre Eurojust et Europol. Le requérant contestait le rejet de son action en responsabilité non contractuelle fondée sur un prétendu traitement illicite de données personnelles par Europol, mais la Cour a confirmé l’absence de preuve d’un préjudice réel. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de mise en œuvre de la responsabilité extracontractuelle des agences de l’UE, notamment l’exigence d’un préjudice certain et actuel.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62025CJ0150

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 mars 2026.#BX contre État belge.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le tribunal de première instance du Luxembourg (Belgique).#Renvoi préjudiciel – Article 45 TFUE – Libre circulation des travailleurs – Impôt sur le revenu – Revenus professionnels perçus dans un autre État membre – Exonération avec réserve de progressivité dans l’État membre de résidence – Inapplication d’une convention bilatérale visant à éviter les doubles impositions par l’État cocontractant – Perte d’une partie des avantages fiscaux liés à la situation personnelle et familiale du contribuable.#Affaire C-150/25.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), rendu sur renvoi préjudiciel d'un tribunal belge, interprète l'article 45 TFUE relatif à la libre circulation des travailleurs. Il examine la situation d'un contribuable résidant en Belgique qui perçoit des revenus professionnels dans un autre État membre, ces revenus étant exonérés en Belgique avec réserve de progressivité. La Cour est interrogée sur la compatibilité avec le droit de l'UE du préjudice subi par ce contribuable lorsque l'État de l'emploi n'applique pas la convention bilatérale contre les doubles impositions, ce qui entraîne une perte partielle des avantages fiscaux liés à sa situation personnelle et familiale.

12 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62025CC0060

Conclusions de l'avocat général Mme L. Medina, présentées le 12 mars 2026.###

L'avocat général Medina propose d'interpréter le règlement Bruxelles I bis (UE n° 1215/2012) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Ses conclusions précisent les critères permettant de qualifier un site internet de commerçant comme « dirigeant ses activités » vers l'État membre du consommateur, afin de déterminer le tribunal compétent. Cette affaire clarifie la protection juridictionnelle du consommateur européen dans le commerce électronique transfrontalier.

12 mars 2026

Détail →
Arrêt CJUE62025CC0011

Conclusions de l'avocat général M. M. Campos Sánchez-Bordona, présentées le 12 mars 2026.###

L'avocat général propose à la Cour de juger que le droit de l'Union, notamment l'article 49 TFUE sur la liberté d'établissement, s'oppose à une réglementation nationale qui impose des conditions de résidence ou de nationalité pour l'exercice de certaines professions libérales réglementées. Cette affaire clarifie les limites des restrictions nationales à la libre prestation de services et à la liberté d'établissement pour les professionnels qualifiés dans l'UE.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0863_INF

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 mars 2026.#Federazione Italiana delle Banche di Credito Cooperativo e Casse Rurali (Federcasse) e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Activités des établissements de crédit – Systèmes de garantie des dépôts (SGD) – Directive 2014/49/UE – Article 10, paragraphe 6 – Réduction du niveau cible des contributions à un SGD – Conditions – Demande d’autorisation de réduction du niveau cible d’un SGD – Lettre de la commissaire européenne chargée des services financiers, de la stabilité financière et de l’union des marchés de capitaux indiquant que les conditions ne sont pas réunies – Notion d’“acte attaquable” – Recours en annulation.#Affaire C-863/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 12 mars 2026 (affaire C-863/24 P), précise la notion d'"acte attaquable" au sens de l'article 263 TFUE dans le cadre des systèmes de garantie des dépôts (SGD). Elle juge qu'une simple lettre de la commissaire européenne indiquant que les conditions pour réduire le niveau cible des contributions à un SGD ne sont pas réunies ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours en annulation. Cette décision clarifie les voies de recours ouvertes aux fédérations bancaires contestant les décisions informelles de la Commission en matière de réduction des contributions aux SGD.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0863

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 mars 2026.#Federazione Italiana delle Banche di Credito Cooperativo e Casse Rurali (Federcasse) e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Activités des établissements de crédit – Systèmes de garantie des dépôts (SGD) – Directive 2014/49/UE – Article 10, paragraphe 6 – Réduction du niveau cible des contributions à un SGD – Conditions – Demande d’autorisation de réduction du niveau cible d’un SGD – Lettre de la commissaire européenne chargée des services financiers, de la stabilité financière et de l’union des marchés de capitaux indiquant que les conditions ne sont pas réunies – Notion d’“acte attaquable” – Recours en annulation.#Affaire C-863/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 12 mars 2026 (affaire C-863/24 P), rejette le pourvoi de Federcasse et d'autres entités italiennes contre une lettre de la commissaire européenne estimant que les conditions pour réduire le niveau cible des contributions à un système de garantie des dépôts (SGD) n'étaient pas réunies. La Cour confirme que cette simple lettre d'opinion ne constitue pas un acte attaquable au sens de l'article 263 TFUE, car elle ne produit pas d'effets juridiques contraignants. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les critères de recevabilité d'un recours en annulation contre des actes préparatoires ou non contraignants de la Commission, notamment dans le cadre de la directive 2014/49/UE relative aux SGD.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0597

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 12 mars 2026.#C.M. contre Ministero dell’Istruzione e del Merito.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Corte suprema di cassazione.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Égalité de traitement en matière d’emploi et de travail – Directive 2000/78/CE – Interdiction de discrimination fondée sur le handicap – Article 2, paragraphe 2 – Droit d’une enseignante handicapée à être mutée vers une certaine zone territoriale – Article 5 – Aménagements raisonnables pour les personnes handicapées – Priorité à la mobilité au sein d’une même zone territoriale par rapport à la mobilité entre différentes zones territoriales.#Affaire C-597/24.

Cet arrêt de la CJUE précise que le droit d’une enseignante handicapée à être mutée vers une zone territoriale spécifique, en tant qu’aménagement raisonnable au sens de l’article 5 de la directive 2000/78/CE, prime sur les règles générales de mobilité du personnel. La Cour juge qu’une réglementation nationale qui subordonne cette mutation prioritaire à des contraintes d’organisation ou qui la traite de manière moins favorable que les mutations entre zones distinctes constitue une discrimination indirecte fondée sur le handicap.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0521

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 12 mars 2026.#Aptiv Services Hungary Kft. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Győri Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Acquisition intracommunautaire de biens – Article 168 – Déduction de la TVA due en amont au titre d’une telle acquisition – Articles 178 et 179 – Modalités d’exercice du droit à déduction de la TVA – Remise tardive des factures nécessaires pour l’exercice du droit à déduction de la TVA – Refus du droit à déduction de la TVA – Réglementation nationale prévoyant une procédure d’autorectification permettant à l’assujetti d’exercer son droit à déduction au-delà de la période imposable au cours de laquelle ce droit a pris naissance – Principes de neutralité, de proportionnalité et d’effectivité.#Affaire C-521/24.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 12 mars 2026 (affaire C-521/24), précise les conditions d'exercice du droit à déduction de la TVA en cas d'acquisition intracommunautaire de biens. Elle juge que le principe de neutralité et d'effectivité s'oppose à une réglementation nationale qui refuse le droit à déduction au seul motif que les factures ont été présentées tardivement, alors qu'une procédure d'autorectification permet à l'assujetti d'exercer ce droit après la période imposable d'origine. Cet arrêt encadre ainsi les limites du refus de déduction par les autorités fiscales nationales face à des formalités déclaratives tardives.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0516_SUM

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 12 mars 2026.#BC contre LG.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (CE) no 4/2009 – Compétence en matière d’obligations alimentaires – Article 12 – Litispendance – Détermination du tribunal premier saisi – Article 9, sous a) – Notion d’“acte équivalent” à un acte introductif d’instance – Dépôt d’une demande d’aide juridictionnelle devant une juridiction d’un État membre par un créancier d’aliments en vue de l’introduction d’une action tendant à la modification des obligations alimentaires dues à son égard – Introduction subséquente, par le débiteur d’aliments, d’une demande de modification de ses obligations alimentaires devant une juridiction d’un autre État membre – Introduction ultérieure de l’action du créancier d’aliments devant la première juridiction après l’octroi, par celle-ci, de l’aide juridictionnelle – Qualification de cette demande d’aide juridictionnelle d’“acte équivalent” – Conditions.#Affaire C-516/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, dans le cadre du règlement (CE) n° 4/2009 sur les obligations alimentaires, le dépôt d'une demande d'aide juridictionnelle par un créancier d'aliments peut constituer un "acte équivalent" à un acte introductif d'instance au sens de l'article 9, sous a), pour déterminer le tribunal premier saisi en cas de litispendance. Cette qualification est subordonnée à la condition que la demande d'aide juridictionnelle soit déposée en vue de l'introduction d'une action spécifique et que le créancier ait accompli les diligences nécessaires pour que l'acte introductif soit signifié ou notifié au défendeur après l'octroi de l'aide. Ainsi, pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie que la date de dépôt de la demande d'aide juridictionnelle peut primer sur celle de l'assignation ultérieure pour éviter un conflit de compétence entre États membres.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0515_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 12 mars 2026.#Randstad España SLU contre Administración General del Estado.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Déduction de la TVA payée en amont – Directive 2006/112/CE – Article 176, second alinéa – Exclusion du droit à déduction de la TVA – Acquisition de billets pour des évènements et des services à caractère récréatif – Entrée en vigueur du droit à déduction de la TVA à la date d’adhésion du Royaume d’Espagne à la Communauté économique européenne – Clause de standstill.#Affaire C-515/24.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 176, second alinéa, de la directive TVA, qui permet aux États membres de maintenir des exclusions du droit à déduction existant au 1er janvier 1979 (clause de standstill). Dans cette affaire, elle précise que l'Espagne ne peut exclure la déduction de la TVA sur l'acquisition de billets pour des événements récréatifs que si elle démontre que cette exclusion était effectivement en vigueur à la date de son adhésion à la Communauté économique européenne (1986). Cet arrêt rappelle les conditions strictes de la clause de standstill et son incidence sur les limitations nationales au droit à déduction.

12 mars 2026

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0465_RES

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 12 mars 2026.#SBK Art Limited Liability Company contre Fortenova Group STAK Stichting et Open Pass Limited.#Renvoi préjudiciel – Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine – Règlement (UE) no 269/2014 – Notion de “gel des fonds” – Article 1er, sous f) – Exercice par une personne faisant l’objet de mesures restrictives des droits, attachés aux certificats d’actions, de participer à une assemblée réunissant les titulaires de tels certificats et de voter.#Affaire C-465/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "gel des fonds" au sens du règlement (UE) n° 269/2014. Elle juge que l'interdiction de mettre des fonds à la disposition d'une personne visée par des mesures restrictives ne s'oppose pas à ce que cette dernière exerce, en tant que titulaire de certificats d'actions, ses droits de participer à une assemblée et de voter. Cette décision limite la portée du gel des fonds en excluant l'exercice des droits sociaux attachés à des titres, même détenus par une personne sanctionnée.

12 mars 2026

Détail →