35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 683
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : CABINET EARTH AVOCATS
Avocat : CABINET PHELIP
Avocat : CABINET ARES
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Parignargues de faire usage de ses pouvoirs de police pour mettre fin aux nuisances sonores provenant d’un terrain de sport communal. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 21 juillet 2022 s’était substituée à la décision implicite de rejet de la seconde demande, mais que la première décision implicite de rejet (née le 28 juillet 2021) restait contestable. Sur le fond, il a écarté les moyens tirés du défaut d’examen préalable et de l’incompétence négative du maire, estimant que ce dernier n’avait pas méconnu les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la requête de M. A a été rejetée.
Avocat : CABINET AD & M
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme G et M. F, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Malakoff pour un projet de trois logements. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, l'arrêté de délégation étant exécutoire et suffisamment précis. Il a également jugé que la production de nouvelles pièces après les consultations des services n'imposait pas un renouvellement de ces avis, sauf si elles étaient de nature à influencer les avis rendus. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : RACINE STRASBOURG CABINET D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 26 juin 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et une carte de résident, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur de droit et d'appréciation, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 412-5, L. 423-10, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, de nationalité turque, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le motif que M. A présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 551-15 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de la directive européenne 2013/33/UE, considérant que ses dispositions avaient été transposées en droit interne. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la condamnation de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) ou de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) pour des préjudices subis suite à une intervention chirurgicale en octobre 2018. Le tribunal a estimé que le défaut de communication du dossier médical, bien que fautif, n'était pas en lien de causalité avec les préjudices allégués. Il a également jugé, sur la base du rapport d'expertise, qu'aucune faute médicale n'était établie dans la prise en charge de la patiente, et que les conditions de la solidarité nationale n'étaient pas réunies. La solution est fondée sur les dispositions de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : CABINET JASPER AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 28 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, faute pour M. A de justifier d'une résidence continue de plus de dix ans en France. La décision a également écarté l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de preuve d'une activité professionnelle stable et continue. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, demandeur d'asile de nationalité tibétaine, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. B avait présenté sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France sans motif légitime. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la situation particulière du requérant avait été examinée, et que les moyens soulevés (défaut d'examen, irrégularité de procédure, erreur de fait et de droit) n'étaient pas fondés.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 4 octobre 2024 par lequel le préfet de police avait interdit à M. A, ressortissant congolais, le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. La décision a été censurée au motif que le préfet n'avait pas suffisamment motivé sa décision en ne démontrant pas avoir pris en compte l'ensemble des critères légaux prévus à l'article L. 612-10 du CESEDA, notamment la durée de présence et les liens personnels de l'intéressé en France. Le tribunal a jugé que la simple mention d'une menace à l'ordre public et de l'absence de preuve de charge d'enfant ne suffisait pas à justifier la durée de l'interdiction. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de police du 15 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de soixante mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, puis a jugé que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 1er juillet 2024 refusant l'admission au séjour de M. A, ressortissant vietnamien, et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que M. A ne justifiait pas de motifs exceptionnels, au regard de sa présence continue en France depuis au moins 2012 et de son ancienneté professionnelle auprès du même employeur depuis 1999. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention "salarié" dans un délai de deux mois.
Refus de renouvellement de titre de séjour et mesure d'éloignement. Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C contre l'arrêté du préfet de police du 12 juillet 2024. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à un examen particulier de sa situation. Il écarte la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que le requérant ne justifie pas de l'ancienneté de son séjour ni de sa vie familiale, et que sa condamnation pour vol avec violence constitue une menace pour l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 14 octobre 2024 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A, ressortissant guinéen, aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'autorité de la chose jugée en ne procédant pas à un nouvel entretien individuel qualifié, comme l'exigeait un précédent jugement du 18 septembre 2024, et en violant l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est l'annulation de la décision de transfert, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, était saisi par Mme A d’une demande de suspension du refus du préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de carte de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré l’attestation sollicitée, valable jusqu’au 18 février 2025. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET LFMA (SELARL)
Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative par la société Fermetures de l'Aisne, a constaté que le contrat litigieux avait été signé par le pouvoir adjudicateur (Partenord Habitat) après l'introduction de la requête mais avant que le juge ne statue. En conséquence, le tribunal a estimé que les conclusions de la société requérante, qui visaient à contester les manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence, avaient perdu leur objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. La demande de la société Fermetures de l'Aisne a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à Partenord Habitat au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET MONTESQUIEU AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande de la société Girod Médias, qui sollicitait la condamnation in solidum de la commune d'Autun et de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan à l'indemniser du préjudice résultant de la résiliation unilatérale d'une convention d'occupation du domaine public pour la fourniture et l'entretien de mobilier urbain. Le tribunal a jugé que la résiliation était justifiée par un motif d'intérêt général, tenant à la nécessité de mettre en concurrence le contrat, conformément aux règles issues de l'ordonnance du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession. Il a également estimé que la décision de résiliation n'était entachée d'aucune irrégularité, la commune ayant agi dans le cadre de ses compétences. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires et celles tendant à la suppression de passages injurieux.
Avocat : CABINET PALMIER & ASSOCIÉ
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a condamné l'agglomération d'Agen à indemniser M. B, agent territorial reconnu atteint d'une maladie professionnelle imputable au service (syndrome d'épuisement professionnel). La responsabilité sans faute de l'administration a été engagée, la décision reconnaissant l'imputabilité étant devenue définitive. Le tribunal a accordé une somme de 8 616 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire (20 % sur 2 154 jours) et 10 000 euros pour les souffrances endurées (évaluées à 3/7). Les autres préjudices (déficit fonctionnel permanent, préjudice d'agrément, sexuel) ont été rejetés ou non retenus, et les frais d'expertise de 2 160 euros mis à la charge de la collectivité.
Avocat : SELARL CABINET FERRANT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de séjour temporaire, ce qui a conduit ce dernier à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET HAROON MALIK