186 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
186
Décisions totales
383 581
Ordonnances
239 373
Avec résumé IA
Avocat : SCP CARIOU LEVEQUE
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait été placé en rétention administrative et que la procédure de référé suspension (L. 521-1) était plus adaptée, la mesure d'éloignement n'étant pas imminente. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue, les moyens tirés des risques en cas de retour en Haïti et de la vie privée et familiale ayant été écartés.
Avocat : LEVEQUE
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 22 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Loir-et-Cher cessait la prise en charge des frais d'hébergement de Mme D C et de son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante, enceinte et sans ressources, risquant de se retrouver sans abri avec son enfant de deux ans. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, en raison de la situation de détresse sociale et médicale de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 23 septembre 2022 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait des moyens de légalité externe (incompétence, défaut de motivation) et interne (erreur de droit, violation des articles L. 121-1, L. 423-23, L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH). Le tribunal a jugé ces moyens infondés, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : SCP CARIOU - LEVEQUE