379 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
379
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 918
Avec résumé IA
Avocat : PARAS
Avocat : PARAVEMAN
Avocat : PARADE GRÉGORY
Avocat : PARAYRE-ARPAILLANGE
Avocat : PARASTATIS
Avocat : PARAISO
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 14 août 2024 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et juge que le préfet a fait une exacte application de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que la demande d'asile de M. C, formulée tardivement après plusieurs mesures d'éloignement, visait uniquement à faire échec à son expulsion.
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 21 novembre 2022 par laquelle le CHU de La Réunion a licencié Mme B pour abandon de poste, ainsi que le refus implicite de lui délivrer les documents de fin de contrat. Le tribunal juge que le contrat à durée déterminée de Mme B ayant expiré le 31 octobre 2022 sans renouvellement exprès, aucune relation contractuelle ne subsistait en novembre 2022, rendant illégal le licenciement pour abandon de poste. Cette décision est fondée sur les articles L. 331-1 et suivants du code général de la fonction publique et le décret n° 91-155 du 6 février 1991. Le tribunal enjoint au CHU de délivrer les documents de fin de contrat sous deux mois.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C, professeur des universités-praticien hospitalier, contestant son changement d'affectation et le refus de protection fonctionnelle par le CHU et l'ARS. Les conclusions contre la décision d'affectation provisoire ont été jugées irrecevables car tardives et constituant une mesure d'ordre intérieur. Le refus de protection fonctionnelle a été validé, le tribunal estimant que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, faute de lien de causalité entre les préjudices allégués et les décisions contestées. La décision s'appuie notamment sur la loi du 13 juillet 1983 et le code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le tableau d'avancement au grade d'attaché d'administration hospitalière hors classe pour 2022 établi par le CHU de La Réunion. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que l'exception d'illégalité des lignes directrices de gestion était inopérante, ces dernières n'ayant qu'une valeur informative. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation en inscrivant Mme E plutôt que Mme B, l'appréciation des mérites respectifs relevant du pouvoir discrétionnaire de l'autorité administrative. Enfin, les allégations de discrimination et de harcèlement moral n'ont pas été établies par les pièces du dossier.