377 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
377
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 307
Avec résumé IA
Avocat : SYMCHOWICZ & WEISSBERG
Avocat : WEISS
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES
Avocat : SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG ET ASSOCIES
Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES
Avocat : CABINET SYMCHOWICZ - WEISSBERG
Avocat : HENRY-WEISSGERBER
Le Tribunal Administratif de Nancy annule un avis des sommes à payer émis par le centre hospitalier de Remiremont à l'encontre d'une ancienne infirmière contractuelle, pour un montant de 807,74 euros. La juridiction retient que le titre exécutoire est insuffisamment motivé, car il ne précise pas les bases de liquidation de la créance ni les éléments de calcul, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. En revanche, les conclusions à fin de décharge de la somme sont rejetées, l'annulation pour vice de forme n'impliquant pas l'extinction de la créance. Le centre hospitalier est condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS SYMCHOWICZ-WEISSBERG
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé par Mme A C, médecin du travail, pour demander la suspension de son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé le 19 juin 2024 par le président de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE). La requérante invoque l'urgence, notamment la perte de rémunération et l'impact sur ses droits à la retraite, ainsi que plusieurs moyens de fond, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence d'avis de la formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) et l'irrégularité de la procédure disciplinaire. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de licenciement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, agent de la métropole Nice Côte d'Azur, qui contestait le refus implicite de sa hiérarchie de prendre des mesures contre un prétendu harcèlement moral et demandait réparation. Le tribunal a jugé que les éléments fournis par M. B ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, et que l'administration avait démontré que ses décisions étaient justifiées par des considérations étrangères à tout harcèlement. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du 22 avril 2024 de la préfète du Val-de-Marne ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, le juge ayant constaté que l'arrêté avait été notifié le 13 juin 2024 avec mention des voies et délais de recours, et que la requête, enregistrée le 1er juillet 2024, dépassait le délai de quinze jours prévu à l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal n'a donc pas examiné les moyens de fond soulevés par le requérant, relatifs à son état de santé mentale et aux risques en cas de retour en Pologne ou au Sri Lanka.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant une décision du 7 juin 2024 relative à son transfert vers la Bulgarie et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que la lettre du 7 juin 2024 n'était pas une décision administrative susceptible de recours, mais une simple information pour l'organisation de son départ, et qu'aucune décision d'assignation à résidence n'avait été édictée. La solution retenue est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative, qui exige un recours contre une décision, et sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.