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Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme E, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie pour des fautes lors de son accouchement en 2013. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car le délai de recours contentieux, interrompu par une expertise ordonnée en référé, avait recommencé à courir à compter de la notification du rapport d'expertise le 5 mai 2015. Mme E n'ayant saisi le tribunal que le 9 février 2023, soit bien au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, sa demande était forclose.
Le Tribunal administratif d’Amiens rejette la requête de M. B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer une créance fiscale due par M. et Mme A. M. B invoquait une compensation entre sa propre créance et celle des débiteurs. Le tribunal estime que cette contestation ne porte ni sur l’existence, ni la quotité, ni l’exigibilité de la créance fiscale, mais uniquement sur le bien-fondé de la mesure de recouvrement. En application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, une telle contestation relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. La requête est donc rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, psychologue contractuelle, qui contestait son licenciement prononcé le 11 décembre 2022 par le centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle Jacques Ficheux. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, la requête ayant été introduite dans le délai de deux mois. Sur le fond, il a jugé que le licenciement était fondé sur le refus de Mme A d'accepter une modification substantielle de son contrat de travail, motif prévu par l'article 41-3 du décret n°91-155 du 6 février 1991. Il a également estimé que la procédure était régulière, l'employeur n'étant pas tenu de consulter la commission consultative paritaire ni de proposer un reclassement dans ce cas. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation de Mme A.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait le refus de l'administration fiscale de déduire de ses revenus fonciers les charges liées à des travaux de rénovation sur un bien acquis en 2017. Le tribunal a jugé que ces travaux, réalisés dans le cadre d'une opération de restauration complète supervisée par une association syndicale libre, constituaient des travaux de reconstruction ou d'agrandissement au sens de l'article 31 du code général des impôts. En conséquence, ils n'étaient pas déductibles des revenus fonciers, et les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019 et 2020 ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de la société STAFF IMMO. Celle-ci contestait la réintégration par l'administration fiscale d'une provision pour charge de 848 573 euros dans son résultat imposable de l'exercice 2018, ainsi que la pénalité pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas du caractère probable de la charge à la date de clôture de l'exercice, faute de perspective suffisante de réalisation des travaux de voirie litigieux. La solution est fondée sur les articles 38 et 39 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de l'Aisne de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a estimé que les condamnations pénales de l'intéressé pour travail dissimulé, usage de faux et conduite sans permis justifiaient que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré d'une double sanction, le refus de titre n'étant pas une peine. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté préfectoral fixant la République démocratique du Congo comme pays de renvoi. La requérante invoquait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, soutenant qu'elle risquait des traitements inhumains en raison de son opposition à un mariage forcé. Le tribunal a estimé qu'elle n'apportait aucun commencement de preuve à l'appui de ses allégations, d'autant que sa demande d'asile avait été rejetée par l'OFPRA et confirmée par la CNDA. En conséquence, la décision de la préfète de l'Oise n'a pas méconnu les stipulations conventionnelles.
Le Tribunal administratif d’Amiens annule un arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le préfet a méconnu l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme en prenant une mesure disproportionnée au regard de la vie privée et familiale du requérant, entré en France à l’âge de 8 ans, y ayant suivi toute sa scolarité et y conservant des attaches familiales solides, malgré sa détention provisoire pour des faits graves. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocat au titre de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), les liens familiaux en France n’étant pas établis et l’intéressé conservant des attaches dans son pays d’origine. Enfin, le moyen tiré des risques de traitements inhumains en raison de l’orientation sexuelle (article 3 de la même Convention) a été rejeté faute de preuves, la demande d’asile ayant été rejetée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. D, un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'incompétence du signataire et juge la décision suffisamment motivée. Il estime que l'intéressé, célibataire et sans enfant, ne justifie pas d'une vie privée et familiale suffisamment intense en France pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête en annulation et les conclusions à fin d'injonction sont rejetées.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet de la Somme refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du 7° de l’article 6 de l’accord franco-algérien de 1968, en raison de l’état de santé de leur fils. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs au droit d’être entendu et à la motivation, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et d’injonction.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Somme du 3 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation familiale de la requérante (placement de ses enfants, mise en examen pour violences sur son nourrisson, absence d'attaches en France). Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'erreur de droit liée au contrôle judiciaire et de la méconnaissance de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont également été écartés.
Le Tribunal administratif d'Amiens annule un arrêté préfectoral du 28 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour. La juridiction retient que le préfet de l'Oise a méconnu l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en éloignant un demandeur d'asile ayant formé un recours dans les délais contre le rejet de sa demande par l'OFPRA, ce qui maintenait son droit au séjour. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé après la décision de la Cour nationale du droit d'asile et de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Soissons qui s'opposait à la déclaration préalable de travaux de la société SFR pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour SFR de démontrer une insuffisance de couverture 4G sur la zone concernée par rapport à ses obligations contractuelles. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des règles de hauteur du plan local d'urbanisme applicables au cône de protection visuelle C12. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif d’Amiens (juge des référés) concerne la demande de M. A, ressortissant congolais, qui sollicitait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction au préfet de l’Oise de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour en tant que membre de la famille d’un réfugié. Le juge a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, estimant que le requérant n’établissait pas avoir épuisé les démarches préalables obligatoires (accompagnement par le centre de contact citoyens et accueil physique) prévues par l’arrêté du 1er août 2023 pris pour l’application de l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande sans qu’il soit nécessaire de statuer sur l’urgence.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 17 décembre 2024 par lequel la ministre de l’éducation nationale a démis M. A de ses fonctions de proviseur pour l’affecter comme principal d’un collège. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la perte de responsabilités et la baisse de rémunération invoquées ne constituant pas, en l’espèce, une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens relatifs à la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant un arrêté du préfet de l'Oise du 6 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit concernant le règlement Dublin III et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des articles L. 573-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 19 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions du préfet de la Somme, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Oise du 22 novembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement appliqué les articles L.730-1 et L.731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A C faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et que son éloignement restait une perspective raisonnable. Les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'irrégularité de l'arrêté ont été écartés, faute de preuves suffisantes de son intégration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours à Amiens. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen sérieux de sa situation, la méconnaissance du droit d’être entendu et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d’assignation à résidence, prise en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.