13 562 décisions disponibles — page 260/679
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B qui contestait le montant de 12 000 euros qui lui avait été attribué par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le requérant soutenait que cette somme était insuffisante au regard des préjudices subis. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, rappelant que la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et son décret d'application n° 2022-394 du 18 mars 2022 instituent un mécanisme de réparation forfaitaire dont le montant est réputé couvrir l'ensemble des préjudices. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. A, agent contractuel du centre hospitalier de Saint-Quentin, contestant le non-renouvellement de son contrat de travail à durée déterminée. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions indemnitaires de M. A, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également jugé qu'il n'avait pas le pouvoir d'ordonner la réintégration de l'agent ou sa titularisation. La décision du directeur de l'hôpital de ne pas renouveler le contrat a été validée, les moyens soulevés par M. A (incompétence de l'auteur de l'acte, non-respect du délai de prévenance, discrimination liée à l'état de santé, détournement de procédure) ayant été écartés.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui visait à engager la responsabilité de la commune de Quincampoix-Fleuzy. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans régularisation les requêtes dépourvues d'arguments juridiques.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante bangladaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juin 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était inopérant, car la demande de réexamen de l'asile, en cours devant l'OFPRA, ne confère pas un droit au séjour. Le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a également été écarté, Mme B ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France.
**Sujet principal :** Demande d'expertise médicale en référé pour évaluer une éventuelle faute lors d'une prise en charge hospitalière. **Juridiction :** Tribunal administratif d'Amiens (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande d'expertise, la jugeant utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il rejette en revanche la demande de consignation d'une provision, la procédure d'expertise ne le prévoyant pas, et écarte la demande de production préalable du relevé des débours par la caisse d'assurance maladie, cette communication n'étant pas nécessaire en l'état. **Textes appliqués :** Articles R. 532-1, R. 621-11 et R. 532-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A contestant l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel la préfète de l'Oise lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen circonstancié de sa situation personnelle. Il a également considéré que la décision ne méconnaissait ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 4° et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 6 juin 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que Mme B ne justifiait d'aucune attache familiale ou privée intense en France, ni de risques personnels en cas de retour en République Démocratique du Congo. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris les demandes d'injonction, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations conventionnelles précitées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant biélorusse, contestant l'arrêté préfectoral du 14 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Le jugement s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite de rejet de son recours gracieux et demandait la reconstitution des points de son permis de conduire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que la décision "48 SI" invalidant le permis avait été notifiée le 3 novembre 2021, et que le recours contentieux introduit le 11 janvier 2024 était hors délai. Le ministre de l'intérieur a apporté la preuve de la notification régulière, incluant les voies et délais de recours. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. B sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant allègue des fautes commises par le centre hospitalier intercommunal de Compiègne Noyon lors de sa prise en charge à compter du 14 juin 2023. Le tribunal ordonne la désignation d'un collège d'experts pour déterminer les conditions de cette prise en charge, évaluer la conformité des soins aux règles de l'art et se prononcer sur l'origine des préjudices subis. Il rejette les demandes de donner acte de réserves et de production du relevé de débours, ces mesures n'étant pas utiles en l'état.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite de rejet de son recours gracieux concernant la perte de points de son permis de conduire. Le juge a estimé que le recours gracieux, formé le 24 avril 2023, était tardif car il avait été informé de l'invalidation de son permis dès le 16 août 2022, et qu'un recours gracieux tardif ne conserve pas le délai de recours contentieux. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A contestant la perte de validité de son permis de conduire et le retrait de points consécutif à une infraction du 9 juillet 2023. Le juge a écarté comme inopérant le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits. Il a également jugé inopérant le moyen relatif à l'imputabilité de l'infraction, relevant que cette contestation relève du seul juge pénal. Enfin, le tribunal a estimé que la réalité de l'infraction était établie par le paiement de l'amende forfaitaire, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte, par ordonnance du 2 octobre 2024, du désistement pur et simple de M. B dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de son recours gracieux. Le requérant contestait le retrait de points de son permis de conduire pour une infraction routière du 24 septembre 2023. Le tribunal, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et a ordonné qu'il en soit donné acte.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points sous-jacents. Le juge a estimé que la requête était tardive, car la notification de la décision d'invalidation, envoyée le 27 juin 2023, avait été régulièrement présentée à son domicile, faisant courir le délai de recours contentieux. Le recours gracieux, formé tardivement, n'a pas pu proroger ce délai. La solution est fondée sur les règles de notification et de computation des délais de recours applicables en matière de permis de conduire.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme D. Celle-ci contestait un courriel de l’EHPAD L’Orée des Bois Leclère Grandin relatif à la facturation de frais de carence hospitalière. Le juge a estimé que ce courriel ne constituait pas une décision faisant grief et qu’il était donc irrecevable. Il a également considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d’une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par la SAS Grenke Location d’un litige l’opposant à la commune de Moyvillers, relatif à l’exécution d’un contrat de location de matériel de téléphonie. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande, en condamnant la commune à verser 297,60 euros au titre des loyers échus impayés, avec intérêts au taux légal à compter du 25 février 2020. En revanche, il a rejeté les demandes relatives aux loyers à échoir, estimant que la société locatrice ne pouvait prononcer seule la résiliation unilatérale du contrat administratif, et que les clauses d’indemnisation étaient disproportionnées. La demande d’indemnité de non-restitution du matériel a également été rejetée, faute de preuve de restitution ou de résiliation régulière. La décision s’appuie sur les règles générales applicables aux contrats administratifs et sur les clauses contractuelles, sans référence à un texte législatif spécifique.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens rejette l’opposition formée par M. B contre une contrainte émise par la CAF de l’Oise pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 536 euros. Le juge rappelle que, si l’opposition à contrainte n’est pas subordonnée à un recours administratif préalable, la contestation du bien-fondé de l’indu l’est, en vertu des articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant que M. B n’a pas exercé ce recours préalable obligatoire dans le délai de deux mois suivant la notification des indus, le tribunal estime que le moyen tiré du défaut d’assujettissement de ses parents à l’IFI est inopérant. En application de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, la requête est rejetée.
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par M. C B contre une contrainte émise par la CAF de l'Oise pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 512 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l'indu en soutenant qu'il était éligible à l'APL pour les mois concernés. Le juge rappelle que, selon les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation, la contestation du bien-fondé d'un indu d'APL est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable de l'organisme payeur. En l'absence de justification de l'exercice de ce recours préalable obligatoire, les moyens soulevés par M. C B sont irrecevables. L'ordonnance est prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal :** Opposition à une contrainte délivrée par la CAF de l'Oise pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale. **Juridiction :** Tribunal Administratif d'Amiens (Ordonnance). **Solution retenue :** Rejet de la requête comme manifestement irrecevable. Le tribunal constate que la SCI Neneka ne conteste que le bien-fondé de l'indu (date de départ du locataire), sans justifier avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable de la CAF, condition nécessaire pour pouvoir discuter le fond du litige dans le cadre d'une opposition à contrainte. **Textes appliqués :** Articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation, R. 142-1 du code de la sécurité sociale (recours administratif préalable obligatoire), et article R. 222-1 7° du code de justice administrative (rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables).