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Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi d'une demande de liquidation d'astreinte, a constaté que la préfète de l'Oise avait exécuté l'injonction de relogement de M. A, mais avec un retard (logement attribué le 27 septembre 2022 au lieu du 1er septembre 2022). En application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte de 500 euros par mois, eu égard au faible retard et aux circonstances de l'espèce. La solution retenue est donc une dispense de liquidation de l'astreinte initialement prononcée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a examiné les demandes de Mme A, agent territorial, qui sollicitait l'indemnisation de préjudices résultant d'un harcèlement moral et l'annulation du refus de protection fonctionnelle par la commune de Mouy. La requérante invoquait notamment une affectation non préparée, des conditions de travail dégradées, et divers manquements de son employeur. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, estimant que les faits allégués n'étaient pas constitutifs de harcèlement moral et que la commune n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. Cette décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par Mme C contre une contrainte émise par la CAF de la Somme pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 795,28 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en soutenant avoir hébergé M. B à titre gratuit et n'avoir entamé une vie maritale qu'à compter de juin 2021. Le juge rappelle que, selon l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale, la contestation du bien-fondé d'un indu de prime d'activité est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable. En l'absence d'un tel recours préalable, les moyens de Mme C, qui portent exclusivement sur le bien-fondé de la dette, sont irrecevables et ne peuvent être utilement soulevés à l'occasion de l'opposition à contrainte.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C E, ressortissante colombienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aisne du 25 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant la Colombie comme pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'erreur de droit, le préfet n'étant pas tenu d'examiner d'office un autre fondement que celui sollicité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 435-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par Mme et M. G d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 27 juillet 2021 par lequel la maire de Délincourt a délivré un permis de construire un hangar à M. D, ainsi que d’une demande d’annulation du refus de la commune de saisir le juge judiciaire aux fins de démolition de cet ouvrage. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, après avoir examiné les moyens tirés de l’incomplétude du dossier de demande, de la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (notamment l’interdiction des constructions à usage d’entrepôt en zone UA) et du détournement de pouvoir, qu’il a écartés comme non fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 431-1, R. 431-8, L. 431-1 et L. 431-3, ainsi que sur le règlement du PLU de la commune.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette l'opposition formée par la SCI VLA contre une contrainte émise par la CAF de l'Oise pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. La SCI contestait le bien-fondé de l'indu en soutenant que la somme correspondait au remboursement de loyers impayés. Le juge rappelle que, pour contester le bien-fondé d'un tel indu dans le cadre d'une opposition à contrainte, le débiteur doit avoir préalablement exercé un recours administratif obligatoire auprès de la commission de recours amiable de la CAF, conformément aux articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. En l'absence de ce recours préalable, les moyens soulevés par la SCI, qui portent uniquement sur le bien-fondé de la dette, sont irrecevables. La requête est donc rejetée en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A, agent du centre communal d'action sociale (CCAS) de Longueau, pour obtenir le versement d'un solde d'indemnité de licenciement pour suppression d'emploi. La requérante contestait le montant perçu, estimant que son ancienneté de six ans n'avait pas été correctement prise en compte. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le CCAS avait correctement appliqué les dispositions du décret n° 91-298 du 20 mars 1991. En conséquence, la somme de 1 000 euros demandée en réparation du préjudice matériel et moral a également été refusée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait une contrainte émise par la CAF de l'Oise pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 924 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et sa précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d’une opposition à contrainte. Malgré une invitation à régulariser sa requête, M. A n’a fourni aucun élément complémentaire utile. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la demande faute de moyens recevables.
Saisi par la société Beratto et Co d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de l’Aisne pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement familiale, le Tribunal administratif d’Amiens rejette la requête comme manifestement irrecevable. Il rappelle que, si l’opposition à contrainte n’est pas subordonnée à un recours administratif préalable, le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l’indu que s’il a préalablement saisi la commission de recours amiable de la CAF, conformément aux articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation. En l’espèce, la société n’ayant pas exercé ce recours préalable obligatoire, ses moyens relatifs au bien-fondé de la dette sont irrecevables. L’ordonnance est prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal :** Opposition à une contrainte émise par la CAF de l’Aisne pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 602 euros. **Juridiction :** Tribunal administratif d’Amiens (ordonnance). **Solution retenue :** Rejet de la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le tribunal constate que le requérant conteste le bien-fondé de l’indu sans avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de la CAF, condition nécessaire pour pouvoir discuter le fond de la dette devant le juge administratif saisi d’une opposition à contrainte. **Textes appliqués :** Articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation (recours préalable obligatoire) ; articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale (contrainte et opposition) ; article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative (rejet par ordonnance).
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens rejette l’opposition formée par la société Nexity Lamy contre une contrainte émise par la CAF de l’Oise pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 250 euros. La société contestait le bien-fondé de l’indu en soutenant que les locataires occupaient bien le logement concerné. Le juge rappelle que, selon les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation, le bien-fondé d’un tel indu ne peut être contesté devant le juge administratif qu’après un recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable de la CAF, ce que la société n’a pas fait. En conséquence, les moyens soulevés, portant uniquement sur le bien-fondé, sont irrecevables et la requête est rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 18 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en application de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment en raison du caractère insuffisamment sérieux du suivi de la formation professionnelle par le requérant. Les moyens tirés de l’atteinte à la liberté d’aller et venir, au droit à la vie privée et au droit à l’éducation ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B C demandant l'annulation d'un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire d'Hem-Hardinval pour un projet de construction de deux maisons. Le tribunal a jugé que le projet, situé dans une partie déjà urbanisée de la commune, n'était pas de nature à étendre l'urbanisation et ne méconnaissait pas l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le motif tiré de l'article R. 111-27 du même code n'était pas fondé. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté l’opposition formée par M. B contre une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 5 501,15 euros. Le requérant invoquait uniquement sa situation de précarité financière, moyen jugé inopérant dans le cadre d’une contestation de contrainte. Malgré une invitation à régulariser sa requête, M. B n’a pas fourni d’argumentation pertinente. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens rejette l’opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la CAF de l’Aisne pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement familiale de 229 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu en soutenant ne jamais avoir perçu cette prestation. Le tribunal rappelle que, si l’opposition à contrainte n’est pas subordonnée à un recours administratif préalable, la contestation du bien-fondé de l’indu l’est, en application des articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article R. 142-1 du code de la sécurité sociale. En l’absence de preuve de l’exercice de ce recours préalable obligatoire, les moyens soulevés par Mme B sont irrecevables, et la requête est rejetée.
Ce jugement du Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) concerne un litige de plein contentieux opposant l'OPAC de l'Oise et son assureur, la SMA SA, à la société Proxiserve. Le litige porte sur la responsabilité contractuelle de cette dernière pour des retards dans la réparation d'une ventilation mécanique contrôlée (VMC), ayant causé des moisissures dans onze logements. Le tribunal a rejeté la requête de la SMA SA pour défaut de qualité à agir, faute de justifier du paiement d'une indemnité à son assuré. Il a également rejeté la fin de non-recevoir concernant l'OPAC, reconnaissant son intérêt à agir. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code des assurances (article L. 121-12) et les clauses du contrat administratif (cahier des clauses techniques particulières).
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 février 2024 refusant son admission au séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la violation du droit au maintien sur le territoire (la CNDA ayant confirmé le rejet de sa demande d'asile le 29 décembre 2023) et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que le signataire de l'arrêté était compétent, que la décision d'interdiction de retour était suffisamment motivée, et que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le comportement de M. B constituait une menace pour l'ordre public, au vu de faits de vols commis en réunion. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Nord lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’erreur manifeste d’appréciation. Il a jugé que la mesure était justifiée par la menace à l’ordre public que représentait l’intéressé, défavorablement connu pour des faits de violence et de stupéfiants, et par l’absence d’attaches familiales significatives en France. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Aisne du 26 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant la Russie comme pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de titre de séjour fondé sur l’article L. 423-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était légal, faute pour le requérant de produire un visa de long séjour. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.