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Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 17 juillet 2024 du ministre de l’intérieur lui imposant des mesures de surveillance (interdiction de quitter sa commune, pointage quotidien, interdiction de contact, obligation de déclarer son domicile) pour une durée de trois mois, sur le fondement de l’article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a jugé que les éléments retenus par le ministre (publications et adhésion à des thèses terroristes, consultation de sites djihadistes, fréquentation d’un individu radicalisé) étaient suffisants pour caractériser une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics, mais insuffisants pour établir que le comportement de M. B constituait une telle menace. En conséquence, l’arrêté a été annulé pour erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise judiciaire présentée par les époux H sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants sollicitaient cette mesure pour déterminer les causes des désordres affectant leur immeuble (affaissement et fissures) imputés à une fuite du réseau communal d'eaux pluviales. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile, car les causes des désordres et les solutions techniques étaient déjà connues grâce aux expertises amiables contradictoires réalisées, notamment le rapport du 13 juillet 2023.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A C contestant un arrêté préfectoral du 15 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 7 juin 2024, était tardive car introduite au-delà du délai de 48 heures suivant la notification de la décision, conformément à l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif d’Amiens, saisi d’une requête en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2017 à 2019, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que, bien que l’activité professionnelle du requérant soit exercée dans l’Oise, l’imposition personnelle a été établie à Paris, où il réside. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Paris, seul compétent pour statuer sur le litige.
Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi par transmission du Tribunal administratif de Paris, estime ne pas être territorialement compétent pour connaître de la requête de Mme B. Celle-ci conteste la décision du 18 avril 2024 mettant fin à sa formation d'élève directrice et la remettant à disposition de son administration d'origine. Le tribunal constate que le lieu de dernière affectation de Mme B, à la date d'enregistrement de sa requête, était l’École des Hautes Études en Santé Publique à Rennes, et non Compiègne. En application de l'article R. 312-12 du code de justice administrative, le tribunal renvoie donc l'affaire au Conseil d'État pour qu'il règle la question de compétence territoriale.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de M. B, propriétaire de parcelles à Coye-la-Forêt, afin de déterminer l'origine des désordres (ruissellements et dégradations) qu'il attribue à des fuites sur le réseau d'eau potable communal et aux travaux de la société Saur. Le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour un éventuel litige en responsabilité administrative. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives aux frais d'expertise et à l'article L. 761-1 du même code, ces questions relevant d'une phase ultérieure de la procédure.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Somme refusant le séjour à Mme B et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas sollicité un titre de séjour étudiant mais un titre sur d'autres fondements, ce qui ne permet pas de justifier une atteinte grave et immédiate à sa situation. Les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire ont été jugées irrecevables en raison du caractère suspensif du recours au fond. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que la demande d'aide juridictionnelle provisoire, l'action étant manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. A d’une demande de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023, au titre d’une maison d’habitation à Soissons, sur le fondement des articles 1390 et 1391 du code général des impôts. L’administration fiscale ayant accordé la décharge sollicitée le 14 août 2024, M. A s’est désisté de sa requête. Par ordonnance du 4 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé les opérations électorales du 30 juin 2024 à Marly-Gomont, visant à élire quatre conseillers municipaux, à la demande du préfet de l'Aisne. La solution retenue se fonde sur les articles R. 66 et R. 67 du code électoral, en raison d'irrégularités substantielles : le procès-verbal, non signé par les membres du bureau, ne mentionnait ni les suffrages obtenus ni l'heure de clôture, et la feuille de dépouillement était également non signée. De plus, aucune feuille de proclamation n'a été établie, et la proclamation orale de trois candidats élus, sans second tour pour le quatrième siège, a été jugée insuffisante. Ces manquements ont empêché le tribunal de déterminer la matérialité et la régularité du scrutin, conduisant à son annulation.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 20 de la directive 2013/33/UE, au motif que ses employeurs ne l'auraient pas informé de son obligation de demander l'asile dans les délais. Le tribunal a jugé que cette circonstance, non étayée, ne constituait pas un motif légitime de retard au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par les parents d'un enfant handicapé, contestant le refus de la CDAPH de l'Aisne de leur accorder une aide humaine individuelle pour la scolarité de leur enfant. Le tribunal a constaté que ce litige, relatif à l'orientation et à l'insertion scolaire d'un enfant handicapé, relève du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Laon, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte du désistement de la requête de M. B, qui contestait la décision du maire de Ligescourt le plaçant en disponibilité d'office. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension et que M. B n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois. La solution retenue est donc le désistement d'office, faute de confirmation par le requérant.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société SMABTP, qui demandait la condamnation de la société Artelia sur le fondement de la garantie décennale. La société SMABTP, bien qu'invitée à régulariser sa requête, n'a pas apporté la preuve du versement d'une indemnité d'assurance à son assuré, condition nécessaire pour bénéficier de la subrogation prévue à l'article L. 121-12 du code des assurances. Le tribunal a considéré que l'effet interruptif de la citation en justice ne l'obligeait pas à surseoir à statuer indéfiniment. La requête a donc été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, par une ordonnance du 3 septembre 2024, s'est déclaré incompétent pour connaître de la requête de M. A B. Celle-ci contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Aisne de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés et demandait la délivrance d'une carte " mobilité inclusion " mention " invalidité ". Le tribunal a estimé que ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 241-9 et L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Quentin.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi par la Résidence de l'Hôtel Dieu d'un recours en plein contentieux contre une décision du président du département du Nord refusant la prise en charge de frais d'hébergement au titre de l'aide sociale, s'est déclaré territorialement incompétent. En application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative, la compétence territoriale est déterminée par le siège de l'autorité ayant pris la décision attaquée, soit le département du Nord. Par conséquent, le tribunal a ordonné, sur le fondement de l'article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lille, seul compétent.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme C pour contester le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Oise d'accorder à son enfant l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé et la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ces litiges relèvent de la compétence du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donc rejeté la requête pour incompétence manifeste. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Beauvais, compétent territorialement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision de retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 27 mars 2024, était tardive, car la décision contestée lui avait été notifiée le 24 août 2016, avec mention des voies et délais de recours. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le recours formé plus de deux mois après cette notification a été jugé manifestement irrecevable. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens, rendue le 3 septembre 2024, concerne un litige relatif à une demande d’aide sociale à l’hébergement pour une personne âgée dépendante. La requérante contestait le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de prendre en charge les frais d’hébergement de sa mère. Le tribunal a estimé que, en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, la compétence territoriale relevait du tribunal administratif de Lille, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité décisionnaire. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, se prononce sur un recours pour excès de pouvoir formé par Mme B C contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l’Aisne refusant une aide humaine individuelle pour son fils. Le tribunal estime que le litige, portant sur l’orientation et les mesures d’accompagnement scolaire d’un enfant handicapé, relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il rejette la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et transmet le dossier au tribunal judiciaire compétent.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme A B épouse C, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Aisne d'accorder un parcours de scolarisation adapté pour son enfant. Le tribunal se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. En conséquence, il transmet l'affaire au tribunal judiciaire compétent, conformément à l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.