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Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par les parents d'un enfant handicapé, contestant le refus de la CDAPH de l'Aisne de leur accorder une aide humaine individuelle pour la scolarité de leur enfant. Le tribunal a constaté que ce litige, relatif à l'orientation et à l'insertion scolaire d'un enfant handicapé, relève du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Laon, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 20 de la directive 2013/33/UE, au motif que ses employeurs ne l'auraient pas informé de son obligation de demander l'asile dans les délais. Le tribunal a jugé que cette circonstance, non étayée, ne constituait pas un motif légitime de retard au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’instauration d’un échéancier pour le paiement de ses dettes de revenu de solidarité active et de prime d’activité. Le juge a considéré que cette demande était manifestement irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif de se substituer à l’administration pour accorder un échelonnement de dettes. De plus, M. A n’avait pas préalablement saisi la caisse d’allocations familiales d’une telle demande. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal :** Demande d'extension des opérations d'expertise judiciaire à de nouvelles parties, dans le cadre d'un litige relatif à des désordres affectant une maison d'habitation, potentiellement liés à des travaux publics de voirie et de réhabilitation. **Juridiction :** Tribunal administratif d'Amiens (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge des référés fait droit à la demande de la société Colas France et ordonne que l'expertise, initialement prescrite le 29 février 2024, soit rendue commune et opposable à la société Verdi Ingenierie Picardie, à la commune de Lamotte-Warfusée, à la société Via Concept Ingenierie - VCI, à la société L.B.S. Démolition et à la société Egero Construction. **Textes appliqués :** Articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, relatifs à l'utilité de l'expertise et à la possibilité d'en étendre le champ aux personnes dont la présence est nécessaire à la bonne exécution de la mission.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens, rendue le 3 septembre 2024, concerne un litige relatif à une demande d’aide sociale à l’hébergement pour une personne âgée dépendante. La requérante contestait le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de prendre en charge les frais d’hébergement de sa mère. Le tribunal a estimé que, en application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, la compétence territoriale relevait du tribunal administratif de Lille, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité décisionnaire. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre une décision d'exclusion temporaire de six mois de l'IFSI d'Abbeville. En cours d'instance, l'administration a retiré la décision contestée, ce qui a conduit M. A à se désister de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte du désistement et a condamné l'IFSI à verser 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel le préfet de l'Aisne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé n'établissant pas que la décision attaquée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle, notamment au regard de son projet d'inscription universitaire. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du 21 juin 2024 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), l'absence de preuve d'acceptation par le Portugal, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Oise a refusé de remettre un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour "salarié" à M. C. La condition d'urgence a été reconnue, car le refus place le requérant dans une situation de précarité et l'empêche d'exercer son activité professionnelle de professeur. La solution retenue repose sur l'absence de contestation de l'administration et sur le moyen sérieux tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la délivrance de plein droit d'un récépissé autorisant à travailler en cas de renouvellement d'un titre de séjour "salarié".
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B, proviseur, visant deux arrêtés du recteur de l'académie d'Amiens. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'arrêté du 18 décembre 2023 devant expirer le 31 août 2024 et l'arrêté du 24 juin 2024 plaçant l'intéressé en congé d'office avec maintien de son traitement. La requête a été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle la préfète de l'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A B, un ressortissant congolais confié à l'aide sociale à l'enfance. Le requérant invoquait l'urgence liée à l'interruption de son contrat d'apprentissage et de sa formation, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 9 août 2024 par lequel le président du conseil départemental de l'Aisne a prolongé de deux mois la fermeture provisoire de la micro-crèche "Les petits lutins". La requérante, la SASU Les petits lutins de Montcornet, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en se fondant notamment sur le code de la santé publique. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "Le Bugatti" pour trente jours. La société requérante invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, un défaut de motivation et le caractère disproportionné de la mesure. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision se fonde sur les dispositions du code de la santé publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par la SCI Jade d'une demande de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023, contestant le classement de ses locaux en catégorie DEP 2. La société s'est ensuite désistée de sa requête par un acte enregistré le 27 août 2024. Par ordonnance du 28 août 2024, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur le classement fiscal contesté.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Oise refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'irrégularité de la situation de M. A résultait de son propre fait, n'ayant pas sollicité le renouvellement de son titre expiré en 2021 malgré des autorisations provisoires. La solution retenue s'appuie sur l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence, sans examen des moyens de fond.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé l'arrêté du 9 août 2024 par lequel la préfète de l'Oise avait assigné à résidence M. B, un ressortissant géorgien, pour une durée de quarante-cinq jours. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'une erreur d'appréciation, car l'intéressé résidait avec son épouse à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) et non à Beauvais (Oise), comme le supposait l'arrêté. La solution retenue est l'annulation de l'assignation à résidence, fondée sur les articles L. 730-1, L. 733-1 et L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), faute de preuve de leur violation. Il a également jugé que l’absence de preuve de la demande de reprise en charge par l’Italie n’était pas établie et que l’erreur manifeste d’appréciation n’était pas caractérisée. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant ainsi la décision de transfert.
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 9 août 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de violation du droit d’être entendu, estimant que l’intéressé n’établissait pas que des éléments non présentés à l’administration auraient pu modifier la décision. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la convention européenne des droits de l’homme et la convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C, ressortissante guinéenne, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord du 8 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, en estimant que la procédure avait été régulièrement suivie. Il a également jugé que le préfet n’avait commis ni erreur manifeste d’appréciation ni méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du 9 août 2024 de la préfète de l'Oise l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreurs de fait et de droit, violation des articles 3 et 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 730-1, L. 733-1 et L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).